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Association Sportive
de Saint-Étienne Loire

Les Verts, Sainté, l'ASSE
et l'ASS (du nom de 1927 à 1933)

11 rue de Verdun
L'Étrat
26 juin 1933
Depuis le 26 juin 1933
Bernard Caïazzo
Roland Romeyer
Claude Puel
René Domingo (537 matchs)
Hervé Revelli (175 buts)


L'« Amicale des employés de la Société des magasins Casino » (ASC) est fondée en 1919 par le Groupe Casino, basé à Saint-Étienne et présidé par Geoffroy Guichard. Au fur-et-à-mesure, le nom du club change pour devenir en 1933 l'« Association Sportive de Saint-Étienne Loire » (ASSE).
Professionnel depuis 1933, l'AS Saint-Étienne est le club le plus couronné de France. L'apogée est atteint dans les années 1960 et 1970 avec neuf titres remportés en seulement quatorze saisons. En 1976, les Verts de Robert Herbin atteignent la finale de la coupe d'Europe des clubs champions, provoquant une ferveur nationale peu commune. Ils sont finalement battus par le Bayern Munich, sur un terrain devenu célèbre pour ses « poteaux carrés ».

L'équipe professionnelle est gérée par la Société Anonyme Sportive Professionnelle (SASP) Association Sportive de Saint-Étienne Loire. Cette société est liée par le biais d'une convention à l'association loi de 1901 Association Sportive de Saint-Étienne Loire Association, structure qui regroupe le centre de formation et les équipes amateurs du club. Cette association a signé des conventions de partenariat avec une dizaine de clubs amateurs de la région comme le FCO Firminy, l'AS Poissy, l'AS Valence, le FC Rhône Vallées, l'ASF Andrézieux ou encore le Puy Foot 43 Auvergne.

Depuis son adhésion au professionnalisme le 28 juin 1933, l'ASSE réside au stade Geoffroy-Guichard.

>> Stade Geoffroy-Guichard <<
www.forumpeuplevert.com/t14-stade-geoffroy-guichard


L'institut de sondages Ipsos a réalisé un sondage en décembre 2019, auprès d'un échantillon représentatif de 5 000 français âgés de 16 à 75 ans intéressés par le football. L'ASSE est le club ayant la meilleure image de France avec 77% des votes, le plus sympathique avec 78% et le meilleur dans l'engagement citoyen et social avec 53% (grâce à l'association ASSE Cœur-Vert). Le club est troisième pour le prestige avec 76%, le dynamisme avec 74% et la formation avec 73%.


Qui sont Geoffroy, Paul et Pierre Guichard ?

Ils ont été très importants dans l'histoire du club.
En hommage à ce qu'ils ont accompli, le stade porte le nom de « Geoffroy-Guichard ». Il est situé dans une rue portant le nom de « Paul et Pierre Guichard ».


La présentation de Geoffroy Guichard


Son buste à l'accueil du stade

Geoffroy Guichard
Geoffroy Guichard est un entrepreneur français, né à Feurs le 21 juillet 1867 et décédé à Paris le 28 avril 1940.
Il a huit enfants avec sa femme Antonia Guichard :

  • Clémence : née le 10 juillet 1890 et décédée le même jour ;
  • Jean Marie Clément dit Mario : né le 16 juin 1891 et décédé le 15 août 1976 à l'âge de 85 ans ;
  • Jean Claude Catherin : né le 1er mai 1892 et décédé le 9 août 1961 à l'âge de 69 ans ;
  • Georges : né le 27 avril 1894 et décédé le 11 janvier 1971 à l'âge de 76 ans ;
  • Clémence Claudine : née le 23 octobre 1897 et décédée le 18 mars 1984 à l'âge de 86 ans ;
  • Paul François : né le 18 avril 1900 et décédé le 4 mars 1982 à l'âge de 81 ans ;
  • Pierre : né le 8 janvier 1906 et décédé le 19 juin 1988 à l'âge de 82 ans ;
  • Colette : née le 24 mars 1914 et décédée le 7 août 2001 à l'âge de 87 ans.

1892

Geoffroy Guichard et le cousin de sa femme, Paul Perrachon, fondent sous le nom des « Établissements Guichard-Perrachon » une épicerie située dans un ancien casino, rue des Jardins (renommée depuis rue Michel Rondet), à Saint-Étienne. Antonia Guichard, femme de Geoffroy, travaille dans l'épicerie. Le couple Guichard vit dans le même bâtiment : les fenêtres de leur appartement, surnommé « le sénat » par leur personnel, donnent à l'intérieur du magasin.

1898

A la suite du succès du concept, Geoffroy Guichard ouvre une première succursale, à Veauche, au 26 Avenue Irénée Laurent, sous le nom de « Casino ». L'enseigne « Casino » est fondée, conservant ainsi la mémoire des locaux de la première épicerie.
Aujourd'hui encore, les locaux situés à Veauche abritent un magasin Casino. Il s'agit d'un « Petit Casino ».

1901

Geoffroy Guichard lance la première marque de distributeur française, la marque « Casino ».

1904

Alors que les lois sur les retraites ouvrières sont en préparations, Geoffroy Guichard crée la caisse de prévoyance et d'assurance décès pour les gérants et les salariés de Casino qui devient l'année suivante la « Société de Secours Mutuels des Établissements Guichard et Perrachon ».

1910

La société « Cités jardins », spécialisée dans la construction et la location d'habitations ouvrières, voit le jour.

1919

Geoffroy Guichard crée l'« Amicale des employés de la Société des magasins Casino », l'ASC, qui deviendra plus tard l'« Association Sportive de Saint-Étienne ». Le stade de l'ASSE, construit sur un terrain alors propriété des établissements Casino, portera le nom de « Geoffroy-Guichard », le patriarche de la famille, par qui tout a commencé.

1923

Geoffroy Guichard est promu Officier de la Légion d'honneur.

1929

Âgé de 63 ans, Geoffroy Guichard quitte la société et la transmet à ses enfants. Le groupe compte près de 2 000 employés, 20 usines de production, 9 entrepôts, 998 succursales et 505 concessions.

1939

On compte pas moins de 1 670 succursales.

28 avril 1940

Geoffroy Guichard s'éteint à Paris à l'âge de 73 ans. Il repose dans le massif tombeau familial, à Feurs, sa ville natale.


Tombeau familial

Nom de Geoffroy Guichard sur le tombeau

Le groupe Casino compte aujourd'hui 12 000 magasins dans le monde entier, employant 330 000 collaborateurs. Le chiffre d'affaires s'élève à 45 milliards d'euros par an. C'est un des principaux groupes français actuels de grande distribution.


La présentation de Paul Guichard

Paul Guichard est associé-gérant de l'entreprise Casino à partir de 1924, né à Saint-Étienne le 18 avril 1900 et décédé à La Fouillouse le 4 mars 1982.
Sixième des huit enfants de Geoffroy Guichard, il épouse à La Fouillouse le 17 juillet 1924, Marie-Noële Primat, fille de Jean-Antoine et petite fille d'Antoine Primat. Il grandit dans l'ambiance feutrée d'une famille aisée qui recueille les bénéfices d'une ascension florissante.


La présentation de Pierre Guichard

Pierre Guichard est associé-gérant de l'entreprise Casino à partir de 1934, né à Saint-Étienne le 8 janvier 1906 et décédé à Feurs le 19 juin 1988.
Il a six enfants, parmi lesquels, Agnès qui épouse à Saint-Étienne le 3 novembre 1965 Claude Verney-Carron, descendant d'un autre Claude Verney-Carron qui crée en 1820 l'entreprise Verney-Carron, fabricant français d'armes de chasse, aujourd'hui leader dans ce domaine.
Pierre Guichard est inhumé dans le tombeau familial.

Septième des huit enfants de Geoffroy Guichard, il grandit dans l'ambiance feutrée d'une famille aisée qui recueille les bénéfices d'une ascension florissante. Il est envoyé en Normandie pour y passer son baccalauréat. Il y apprend également les vertus du sport dans lequel il excelle, notamment en athlétisme et plus particulièrement sur le 1 500 mètres, où il obtient une brillante deuxième place au championnat de France scolaire.

1923

A dix-sept ans, le voilà de retour auprès de son père qui entreprend aussitôt de lui apprendre les ficelles du métier. Il débute donc comme simple vendeur dans le plus ancien magasin de la société. Très vite, il s'impose.

1924

Au retour de son service militaire qui ne dure qu'un an (privilège accordée en raison de la participation de trois de ses grands frères à la Première Guerre Mondiale), il s'implique dans l'Amicale des employés de la Société des magasins Casino.

1927

Encouragé par son père qui pense que cette initiative mettra en avant ses qualités de dirigeant, Pierre Guichard accepte le poste de président qui lui est proposé par les cadres de l'entreprise. Il crée un journal « Nos sports » qui commente tous les résultats des différentes équipes qu'il encadre (athlétisme, football puis basket) et surtout il veut donner à son association une dimension supplémentaire. A cet effet, il favorise les rapprochements avec d'autres clubs existants comme le Stade Forézien Universitaire (SFU) et son équipe de rugby avec lequel il fusionne.
Même si cette association ne dure que trois ans, elle est le point de départ d'une ambition nouvelle qui l'incite à agrandir ses installations sportives et qui mèneront à la construction puis à l'inauguration en grandes pompes du stade Geoffroy-Guichard le 13 septembre 1931. Comme il le dévoile dans son discours devant un parterre de personnalités, Pierre Guichard « fera tout pour que Saint-Étienne puisse dans le monde sportif s'affirmer et se montrer digne de la renommée qu'elle s'est créée dans d'autres branches d'activité ».
Bien vite, le football devient l'élément moteur de l'association et justement depuis 1932, le football professionnel a fait son apparition en France. Pierre Guichard veut tenter l'aventure pour en finir avec cet amateurisme « marron » dont il avait fini par contourner les règles en payant en sous-main les bons joueurs qu'il voulait enrôler. Or certains d'entre-eux n'hésitent pas à quelques minutes du coup d'envoi à faire du chantage à la prime contre lequel président n'a aucun moyen de lutter.

1933

C'est chose faite après bien des péripéties qui voit donc la création de l'Association Sportive de Saint-Étienne qui est engagée dans la Division 2. Le président se jette à corps et à fonds perdu dans la bataille pour un objectif unique : la montée en Division 1. A cette époque, l'équipe est surnommée « le club des millionnaires ». Les moyens de Casino permettent ainsi d'attirer de bons éléments.

1950

L'ASSE traverse une période délicate. Les caisses sont vides. A la demande du maire de Saint-Étienne, Alexandre de Fraissinette, Pierre Guichard accepte de reprendre les commandes du navire tout en s'assurant l'aide des collectivités locales qui accordent une subvention exceptionnelle de l'ordre de trois millions d'anciens francs (4 560 euros) car Casino ne peut plus assumer seul les finances d'une équipe qui évolue en Division 1. C'est le début d'une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et le club sans laquelle il n'aurait certainement pas connu le palmarès qui est le sien.

20 juillet 1950

De retour aux affaires, le Président s'aperçoit bien vite qu'il est urgent de réorganiser les structures administratives et sportives de fond en comble afin de répondre aux exigences du football d'élite. A cet effet, il engage plusieurs hommes providentiels à des postes clés comme Charles Paret, organisateur né, capable de gérer tous les aspects administratifs que suscite le haut niveau. Autre décision lourde de conséquence : il confie la direction de l'équipe fanion à Jean Snella qui va révolutionner le football stéphanois.

1952

Ainsi paré, l'ASSE peut repartir de l'avant et c'est avec le sentiment du devoir accompli qu'il peut céder son fauteuil à Pierre Faurand.

5 juin 1959

L'embellie est de courte durée. Pierre Guichard est de nouveau sollicité lorsque Pierre Faurand doit quitter ses fonctions des suites d'une jaunisse.
Il retrouve son poste avec cette fois-ci une seule idée en tête : trouver rapidement un successeur d'envergure. Cet homme providentiel, il l'a remarqué au sein de son comité directeur. Il s'agit de Roger Rocher dont il préfère les compétences à celles de son concurrent, Alex Fontanilles, pourtant le favori logique.

>> [06/02/20] Dispositif Roger Rocher <<
A l'occasion du centenaire de la naissance de Roger Rocher
www.forumpeuplevert.com/t2782-06-02-20-dispositif-roger-rocher

17 avril 1961

Lorsque Rocher est élu à la tête de l'ASSE, il peut passer définitivement la main et du haut de son poste de président d'honneur, il conserve un regard bienveillant en prodiguant tantôt des paroles de réconfort ou de félicitations lorsque cela s'avère nécessaire démontrant par la même qu'il est parfaitement tenu au courant de la situation sur son club de toujours.

1988

Il s'éteint laissant derrière lui l'image d'un homme discret qui a su donner à l'ASSE une identité basée sur les notions de travail, d'abnégation, de passion et de dignité. Celles que lui avait inculqués son père et qu'il a tenu par-dessus tout à transmettre dans toutes les activités dont il a eu la charge.


L'histoire

De l'ASC à l'ASS

7 avril 1919

Peu de temps après la naissance de la Fédération Française de Football Association (FFFA), le groupe stéphanois Casino se lance de corporatisme comme tant d'autres entreprises à l'époque (Peugeot avec le FC Sochaux).

23 juillet 1919

Une section sportive est créé par Geoffroy Guichard au sein de l'Amicale des employés de la Société des magasins Casino (ASC). Son objectif est de donner à ses employés la possibilité de pratiquer tous les sports dans les meilleures conditions. Athlétisme, basket-ball et football sont notamment pratiqués.
La couleur verte est immédiatement adoptée. C'est celle de la chaîne d'épiceries, choisie pour les magasins car c'était celle des stores du bureau du fondateur du Groupe Casino, Geoffroy Guichard.

Début 1920

Selon le règlement adopté par la FFFA qui interdit l'utilisation des noms commerciaux pour nommer un club, le nom de Casino disparaît. Pour conserver les initiales ASC, on opte pour l'Amical Sporting Club.
Dans le même temps, la porte est ouverte à des joueurs non salariés du groupe.

1927

Pierre Guichard, le fils de Geoffroy Guichard, est nommé président du club et succède ainsi à messieurs Godot et Moulin.

Sous l'impulsion de Pierre Guichard, l'Amical Sporting Club fusionne avec le Stade Forézien Universitaire et devient l'« Association Sportive Stéphanoise » (ASS).

13 septembre 1931

Inauguration du stade Geoffroy-Guichard.

15 mars 1932

L'ASS ne se présente finalement pas comme candidat au championnat naissant car le club n'est pas encore sportivement et administrativement prêt au passage au professionnalisme. La première saison de la première division nationale commence donc sans eux en 1932-1933.


La naissance de l'ASSE

Juin 1933

L'ASS, devenue « Association Sportive de Saint-Étienne », se porte candidate à l'inscription en championnat professionnel. Leur modeste rang en championnat départemental va tout d'abord voir les Verts essuyer un refus au profit du Sporting Club de Saint-Étienne (trente-deuxième de finaliste de la Coupe de France 1930, 1931, 1934 et 1936) et alors en Division d'Honneur de la Ligue du Lyonnais. Le Sporting Club de Saint-Étienne ne peut toutefois pas présenter toutes les garanties financières exigées.


Adhésion au professionnalisme
28 juin 1933

Les Verts sont promus au statut professionnel en second choix. Le championnat professionnel de première division affichant complet, le club est inscrit dans le tout nouveau championnat interrégional (Division 2 de l'époque) qui est composé de deux poules. Les Verts rejoignent la poule sud.

3 septembre 1933

L'ASSE dispute son premier match professionnel face au SC La Bastidienne à Bordeaux. Composée d'inconnus avec le britannique Albert Locke qui cumule les fonctions de joueur et d'entraîneur, l'ASSE traverse toute la France pour se rendre à Bordeaux, sur la pelouse du « Onze de la Bastidienne ». Bien que les Verts manquent encore d'homogénéité, le talent individuel fait la différence : ils s'imposent 3-2. De quoi remplir d'espoir les quelques stéphanois qui ont tenu à effectuer ce tout premier déplacement.

17 septembre 1933

L'ASSE dispute son premier match professionnel au stade Geoffroy-Guichard face au FAC Nice. Le match se solde là encore par une victoire 3-2. Ce match, même si c'est le premier match officiel au stade, ne comptera pas car le FAC Nice déclarera un forfait général peu après dans la saison.

1933

Le club se dote d'un effectif de valeur, comprenant notamment le gardien international Laurent Henric.

Premier match de Coupe de France avec un statut professionnel (la dix-septième du nom) contre La Grand-Combe (ville minière du Gard), les Verts l'emportent 11-0.

Les Verts jouent leur premier et deuxième derby contre le FC Lyon.

1934

Malgré une intendance qui a du mal à suivre (le service administratif se limite à une dactylo à mi-temps), l'ASSE rate d'un rien la promotion terminant à deux points des promus de l'Olympique Alès.

Les bons résultats ont pour effet de voir déjà la création du premier club de supporters de l'ASSE. A la base, les soixante-douze premiers inconditionnels des Verts.

Saison 1937-1938

Après avoir lutté sans succès pour l'accession pendant cinq saisons, le club monte vers l'élite. La montée se joue lors de la dernière journée et les Verts sont condamnés à faire un résultat à domicile face à Tourcoing. A la mi-temps, le score est de 2-2. Tout reste à faire. Au coup de sifflet final, les stéphanois s'imposent 7-2. Les Verts rejoignent l'élite pour la première fois en se classant première de la poule interrégionale sud et deuxième de la division nord-sud, derrière Le Havre.

Été 1938

Ce succès encourage les dirigeants à amplifier leurs efforts en recrutant des joueurs de renom. Mais engager des footballeurs de qualité coûte cher et, confronté à un déficit structurel du club, Pierre Guichard doit régulièrement combler les pertes.
Comme souvent, c'est avec son argent personnel qu'il recrute deux joueurs internationaux : Karel Hès, le tchèque de Metz, et Karl Hummenberger, l'autrichien de Strasbourg, avant de décrocher la signature d'un certain Jean Snella, international français B et futur entraîneur mythique des Verts, en provenance de Lille.


Les premières joutes de l'élite

Saison 1938-1939

C'est la première saison en Division 1. Lors des premiers matchs, le stade Geoffroy-Guichard obtient son record d'affluence avec déjà près de quinze mille spectateurs, alors que le stade ne comporte qu'une seule tribune prolongée par une main courante, le long du terrain.

1939-1945

La guerre et l'occupation arrêtent cet élan sportif. Cette période troublée est marquée par la suppression purement et simplement du professionnalisme et la constitution voulue par les autorités de Vichy d'équipes fédérales qui regroupent les meilleurs éléments de chaque région. Le club figure en championnat régionale mais sans classement.

3 septembre 1939

Début du nouveau championnat en poules. Les Verts sont dans la poule « Sud-Est-Lyonnais ».

1940

Décès de Geoffroy Guichard, fondateur du Groupe Casino et du club et propriétaire des terrains du stade lors de sa construction.

Troisième derby contre un autre club lyonnais, le club de Lugdunum en Coupe de France (score : 13-0).

Saison 1940-1941

Première finale de la Coupe Charles Simon.

1941

Finale régionale de la remplaçante de la Coupe de France en présence de Jules Rimet, Georges Bayrou et M. Mallaret (président de la Ligue du Lyonnais) au stade Fernand-Bouisson (15 000 spectateurs). Toulouse 1-0 ASSE.

Premier match de la saison : OM-ASSE au stade Vélodrome devant le journaliste Georges Briquet chargé de le commenter. OM 8-3 ASSE.

Saison 1941-1942

ASSE et OM, début d'une friction.

1942

Quatrième et cinquième derby et encore un autre club lyonnais. Cette fois, c'est le Lyon olympique universitaire.

Saison 1942-1943

Troisième Lyon en neuf ans.

1943

En total désaccord avec cette nouvelle orientation du championnat qui détruit quinze années d'efforts, Pierre Guichard démissionne de la présidence du club pour se consacrer à son entreprise dans laquelle il est amené à prendre les premiers rôles à la suite de la mort de son père trois ans plus tôt.

1945

Sous la conduite de Gabriel Perroudon, président en poste depuis deux ans en remplacement de Paul Laval décédé le 6 septembre 1943, le club repart sur sa lancée d'avant-guerre.


Les premiers trophées

1955

Les Verts remportent leur première compétition officielle, la Coupe Charles Drago.

1957

Les Verts remportent leur premier championnat de France.

1962

Les Verts remportent leur première Coupe de France face à Nancy (1-0).

1963

Les Verts remportent leur premier championnat de Division 2.


Le championnat et l'entrée en Europe

1957

Le club devient champion de France pour la première fois et fait ses premiers pas en coupe d'Europe en 1958 face aux Glasgow Rangers.

1961

Roger Rocher devient président.

1962

Le club remporte la Coupe de France, ce qui n'empêche pas l'ASSE de descendre en division 2.

1963

Les Verts remontent aussitôt en division 1 après une année de purgatoire. À noter, qu'ils sont accompagnés par un club qui ne redescendra qu'à l'issue de la saison 2006-2007 : le FC Nantes.

1964

L'ASSE remportent son second titre de champion de France en étant promu ! Bizarrement, c'est Nantes qui sera champion les 2 années suivantes, débutant ainsi une longue et belle rivalité entre les deux clubs.

Entre 1967 et 1970

Les Verts gagnent le Championnat tous les ans et remportent aussi deux Coupes de France (1968 et 1970). La belle série sera interrompue en 1971 après l'affaire Carnus – Bosquier. Ces 2 internationaux stéphanois s'étaient engagés, avant le fin de la saison, et pour la saison suivante, avec l'OM qui luttait avec l'ASSE pour le titre. Ce n'était pas du tout l'usage à l'époque même, si le nouveau contrat à temps changeait la donne. Cette affaire fit scandale et donna lieu a une joute médiatique épique entre, le fantasque président marseillais Marcel Leclerc et son homologue stéphanois Roger Rocher. Finalement, celui-ci décida la mise l'écart des 2 joueurs, contre l'avis de l'entraîneur Albert Batteux. Résultat, L'OM coiffait l'ASSE sur le fil, la privant ainsi de son 5e titre consécutif. Carnus et Bosquier furent encore champions l'année suivante avec l'OM, pendant qu'Albert Batteux désabusé quittait le club et laissait sa place à un jeune entraîneur qui arrêtait sa carrière de joueur pour la bonne cause et qui allait devenir un personnage emblématique du club, Robert Herbin. Une nouvelle page de l'histoire du club s'ouvrait, la plus belle sans doute.


L'affaire Carnus-Bosquier (mai 1971)

L'ASSE surmonte sa première des cinq affaires qu’elle connaîtra en trente ans. La médiatisation du football les fait sortir au grand jour.

1945-1969

Remontons l'histoire du football pour comprendre les prémisses de l'affaire Carnus-Bosquier.
Au sortir de la Seconde guerre mondiale, le championnat de football professionnel est refondu. En signant son contrat, le joueur s'engage dans un club jusqu'à l'âge de trente-cinq ans, c’est-à-dire jusqu'à la fin de sa carrière. C'est le « contrat à vie ». Le joueur devient alors la propriété du club qui peut le céder à sa guise en obtenant une indemnité sans que le joueur ait véritablement son mot à dire.
En 1963, le rémois Raymond Kopa prend la tête d'une fronde contre le contrat à vie qu'il associe à de « l'esclavage ». Cette sortie médiatique fracassante lui vaut six mois de suspension. Le système fini par craquer sous la pression notamment de l'Union Nationale des Footballeurs Professionnels (UNFP), un syndicat de joueurs fondée deux ans plus tôt.
En 1964, un premier pas est fait avec la création d'un régime de prévoyance permettant aux joueurs d'obtenir un pécule au terme de leur carrière.
Après les événements de mai 68, le contrat à vie est aboli.
En juillet 1969, la France met en place le « contrat à temps », à durée limitée et variable, pour les joueurs professionnels. Elle devient ainsi le premier pays au monde à instaurer ce système. Cette réforme fait grincer les dents des dirigeants qui regrettent le contrat à vie.

Saison 1970-1971

L'ASSE mène le championnat de France depuis 1967. Georges Carnus, Bernard Bosquier, Robert Herbin, Salif Keïta, Georges Bereta et Hervé Revelli sont les maîtres de la France. L'attaque est prolifique et la défense solide. Mais trois membres de la ligne arrière ont leur contrat à temps qui expire : les défenseurs Wladimir Durkovic et Bernard Bosquier, et le gardien Georges Carnus.
Le club essuie les plâtres du nouveau dispositif. Les premiers contrats à temps arrivent donc à leur terme et Roger Rocher n'a pas son mot à dire. Les présidents proposent et les joueurs choisissent.

>> [06/02/20] Dispositif Roger Rocher <<
A l'occasion du centenaire de la naissance de Roger Rocher
www.forumpeuplevert.com/t2782-06-02-20-dispositif-roger-rocher

Début mai 1971

Le président de l'OM, Marcel Leclerc, convainc Bernard Bosquier et Georges Carnus de signer au club phocéen pour la saison suivante.

6 mai 1971

Le journaliste sportif Gérard Simonian en fait l'écho dans le journal Le Progrès : « razzia spectaculaire sur l'AS Saint-Étienne. Carnus (certain), Bosquier (probable) à Marseille la saison prochaine ». La bombe est lâchée et défraie la chronique. En plein championnat, on apprend que deux joueurs rejoindront le rival la saison suivante. L'annonce de leur départ tombe mal, les deux hommes doivent assurer pour finir champions.

Georges Carnus se défend mais ne dément pas : « j'ai choisi dès que Marseille s'est mis sur les rangs. Les propositions de Roger Rocher étaient très acceptables mais j'avais l’occasion de me rapprocher de ma famille avec les mêmes avantages ». Vis-à-vis du public, « je peux prendre un but idiot mais je fais confiance à l'intelligence d'un public composé en majorité d'anciens footballeurs. Il doit savoir que ça arrive ». Il approuve ce nouveau contrat à temps : « c'est une bonne chose et c'est normal. Dans les autres secteurs, un cadre peut choisir son entreprise selon le salaire proposé et ses propres affinités ».
Le gardien stéphanois est discret. Recruté en 1967 en provenance du Stade français, il succède à Pierre Bernard. Dur challenge que le portier international réussit sans trop de mal. Son travail change mais ne devient pas plus facile : il ne négocie que deux ou trois ballons chauds par match, bien protégé par une défense de haut niveau. Étant le dernier rempart, il ne doit pas se louper.

Bernard Bosquier s'explique dans la presse : « on dit que j'ai 90 chances sur 100 d'aller à Marseille, 90 de devenir parisien et 90 d'aller à Rennes. Cela fait beaucoup de chances. J'ai des propositions, c'est vrai. Mais pour l'instant, je suis stéphanois et j'ai quelques devoirs envers le public ».
Le défenseur stéphanois est arrivé de Sochaux en 1966. Il débute à Alès en 1959. Parti dans le Doubs en 1961, cette valeur sûre nationale tape dans l'œil de Roger Rocher et de Jean Snella. Il est sacré « footballeur de l'année » en 1967 et titulaire en équipe de France. Défenseur central solide, il n'hésite pas à passer la ligne médiane pour prêter main-forte en avant.

Le bilan des deux joueurs est parfait : champions à chaque saison.

8 mai 1971

L'ASSE reçoit les Girondins de Bordeaux pour le compte de la 31ème journée. Ce match n'est qu'une étape vers un cinquième titre stéphanois. Bordeaux vient de se sauver de la relégation et a donc l'esprit libre. Pendant ce temps, l'Olympique de Marseille, deuxième avec trois points de retard, se déplace à Lyon.
Roger Rocher affirme en déclaration d'avant-match, utilisant l'affaire pour remettre en cause le nouveau contrat à temps : « je souhaite garder ces deux joueurs. J'enregistre simplement la manière qui n'est pas très élégante sur le plan sportif. Que va-t-on dire si Bosquier fait une faute et si Carnus encaisse un but stupide ? Décidément, ce contrat à temps comporte beaucoup de défauts », « je n'accuse pas Carnus ni Bosquier, j'accuse le contrat à temps qui démobilise les joueurs avant terme ».
Le coup d'envoi est donné. Le public regarde attentivement les deux joueurs sur le départ. Il les insulte et les siffle à la moindre de leurs interventions. Georges Carnus apparaît fébrile pendant le match alors que Bernard Bosquier semble s'accommode plus facilement à l'ambiance. Les Verts mènent 2-0 après trente-sept minutes, sur des buts de Salif Keïta et de Georges Bereta. Bordeaux réduit le score à trois minutes de la mi-temps sur une sortie manquée de Georges Carnus, visiblement gêné et chahuté sur l'action. A la mi-temps, André Gérard, l'entraîneur bordelais, est furieux contre l'arbitre notamment sur le premier but stéphanois. La deuxième période reprend calmement, puis Bordeaux domine quand les Verts jouent mal. Un coup franc bordelais ramène les deux clubs à égalité. Didier Desremeaux tire en force dans le mur, le ballon est dévié mais passe quand même et Georges Carnus, pris à contre-pied, s'interpose du pied mais Bent Jensen suit et se jette. 2-2, stupeur à Geoffroy-Guichard. Bordeaux ne pousse pas plus, se contentant du nul. A dix minutes de la fin du match, Bent Jensen centre, la défense stéphanoise et Georges Carnus sont statiques. Tout le monde croit au hors-jeu sauf Carlos Ruiter qui marque. A la surprise générale, les stéphanois perdent le match sur le score de trois buts à deux. Le public, qui adulait le gardien stéphanois une semaine avant, le bombarde de projectiles.
Dans les vestiaires, portes closes pendant dix bonnes minutes, Roger Rocher parle aux joueurs. Par la suite, les journalistes entrent. Gérard Ernault, pourtant pas le plus virulent, s'entretient avec Georges Carnus quand Roger Rocher le tire violemment par le bras et le sort du vestiaire. Gérard Ernault est l'envoyé spécial du journal « But ! » créé par Marcel Leclerc, le président de l'OM. Du pain béni pour le journaliste dont l'hebdomadaire n'hésite pas à tirer à boulet rouge sur l'ASSE pour rajouter de l'huile sur le feu. La soirée des deux joueurs n'est pas terminée. Ils sont attendus à la sortie du stade par une poignée de spectateurs. Georges Carnus se fait raccompagner sous les huées, à la limite des coups. Quant à Bernard Bosquier, il est aussi pris à parti mais il est peu impressionnable et passe aisément à travers la foule se permettant même de signer des autographes.

9-15 mai 1971

La presse se focalise surtout sur Georges Carnus qui subit un flot de critiques, décrit comme fébrile et médiocre ce soir-là.
Le gardien stéphanois déclare : « après ce match, j'ai dû me battre pour monter dans ma voiture. Certes, je n'avais pas été très bon mais toute la semaine, on m'avait répété "surtout ne prends pas un but bête, attention au but idiot". Et bien sûr, j'ai pris trois buts ».

9 mai 1971

L'entraîneur Albert Batteux et le groupe sont unanimes pour crier à l'injustice et appellent tous les supporters à plus de raison.

12 mai 1971

Georges Carnus et Bernard Bosquier éprouvent le besoin de se justifier et participent à une interview pour « Information première », le journal télévisé de l'ORTF. Interrogés par Étienne Mougeotte, ils confirment qu'ils ont bien donné leur promesse de signer à Marseille la prochaine saison. Ils précisent néanmoins qu'ils vont tout faire pour permettre à l'ASSE de remporter son cinquième titre consécutif.

13 mai 1971

Roger Rocher convoque les deux joueurs à son bureau après l'entraînement auquel ils ont participé normalement. Il leur signifie à leur grande stupéfaction leur renvoi pur et simple, contre l'avis d'Albert Batteux. L'affaire fait scandale. Ce sera une polémique majeure dans l'histoire du club.

14 mai 1971

Les joueurs licenciés reçoivent en recommandé la lettre suivante : « Monsieur, nous avons le regret de vous faire connaître qu'en séance extraordinaire du mercredi 12 mai 1971, le conseil d'administration a considéré que la révélation des accords que vous avez conclu avec l'Olympique de Marseille et que vous avez confirmés, constituait une faute particulièrement grave de nature à justifier une telle décision. En conséquence, votre contrat se terminera à réception de la présente et les services administratifs du club procèderont à la liquidation normale de tous comptes et vous délivreront tous documents utiles. Veuillez agréer, Monsieur, nos salutations distinguées. Le président, Roger Rocher ».
Le président stéphanois a peut-être considéré que cette situation était néfaste pour l'équilibre de sa formation. Il a appris notamment que Bernard Bosquier et Salif Keïta en étaient presque venus aux mains pour une broutille et il a peut-être peur que les futurs marseillais aient une influence néfaste sur leurs coéquipiers. A moins qu'il ait pensé que ces deux joueurs pouvaient favoriser Marseille en levant le pied pour pouvoir jouer la Coupe d'Europe des Clubs Champions avec leur futur club.

Fin de saison 1970-1971

Cette décision est lourde de conséquence. L'équipe, décontenancée par cette décision brutale, perd progressivement pied et laisse Marseille s'échapper définitivement, terminant à quatre points derrière les phocéens, finalement champions de France. La perte du titre marquera la fin du premier âge d'or stéphanois.
Certains disent que Roger Rocher a sacrifié le titre au lieu de céder sur ses principes. Le quotidien généraliste France-Soir écrit : « les joueurs, depuis qu'ils ne sont plus les esclaves des clubs, depuis qu'ils se mettent aux enchères pour des contrats à temps, se sont mués en mercenaires. Cela, le président Rocher, de l'Association Sportive de Saint-Étienne, ne l'admet pas. Mais le président Leclerc, de l'Olympique de Marseille, en fait son beurre... ».

Saison 1971-1972

Gérard Migeon devient le gardien numéro un de l'ASSE. Il signera à Marseille deux ans plus tard.
L'ASSE se classe sixième quand l'OM réalise le premier doublé coupe-championnat de son histoire.

Saison 1972-1973

Au début de la saison, les présidents de club décident unilatéralement de revenir au contrat à vie.

Décembre 1972

Les joueurs professionnels font grève. Le Ministre des Sports, Joseph Comiti, gère la crise.

1973

Les joueurs professionnels obtiennent gain de cause avec la rédaction d'une charte du football professionnel qui fait office de convention collective. Grâce à elle, les deux parties s'engagent sur une durée de contrat convenue ensemble. Il est désormais possible de rompre cet accord, ce qui donne lieu à des indemnités de rupture ou de transfert variant en fonction de l'âge du joueur, de son salaire et de la durée du contrat initial.


L'affaire Keïta (avril-mai 1972)

15 avril 1972

Salif Keïta, alias la « Panthère noire » (qui est l'emblème du club depuis 1970), exprime à ses dirigeants son souhait de quitter l'ASSE car il n'est pas satisfait de sa situation, financière notamment. Considéré comme le joueur ayant tenu l'équipe à bout de bras au cours de la saison grâce à vingt-neuf buts marqués toutes compétitions confondues, il n'honore pas son engagement de prolonger son contrat avec les Verts.
L'OM est le principal acheteur et propose une somme d'un million de franc pour l'acquérir (environ 150 000 euros). Roger Rocher ressent encore de la rancœur envers l'affaire Carnus-Bosquier et ne souhaite pas commercer avec le club marseillais. Il déclare publiquement que le joueur est officiellement lié au club jusqu'en 1973 et qu'il est par définition intransférable. Cette affirmation est partiellement fausse puisque ce lien tient avec une clause libératoire de dix mille francs, soit une somme dérisoire vis-à-vis du montant évoqué par l'OM et qui ne constitue pas un frein économique au désir de l'OM.

17 avril 1972

Le club marseillais signe un chèque de dix-mille francs. Salif Keïta n'appartient plus à l'ASSE.
Roger Rocher se venge de son départ en révélant au Groupement, qui est la haute instance du football français, que le contrat du joueur malien comporte cette close libératoire qui est interdite par les règlements. L'ASSE écope d'une amende de trente mille francs et le joueur de six mois de suspension.

Les jours suivants, Salif Keïta donne des entretiens à la presse sur son désir de porter plainte au civil puis se rétracte au motif de se désengager le plus rapidement du club stéphanois.

Mai 1972

Une fois l'affaire entérinée, l'ancien stéphanois signe pour l'OM.

Juin 1972

Robert Herbin arrive sur le banc.

19 novembre 1972

L'ASSE joue contre l'OM au stade Vélodrome. Le hasard du calendrier fait que Salif Keïta peut retourner sur les terrains dès ce match. Après avoir marqué sous ses nouvelles couleurs, il fait un bras d'honneur à son ancien président, ce qui lui vaudra une nouvelle suspension.


L'affaire Bereta (novembre 1974-janvier 1975)

Fin novembre 1974

Roger Rocher et Fernand Méric, président de l'OM depuis sept mois, trouvent un accord pour le transfert de Georges Bereta, sans qu'il soit consulté. Il s'en suit dès lors un feuilleton entretenu par la presse sur l'avenir du joueur. Georges Bereta souhaite avant tout rester à Saint-Étienne mais son président accepte sans hésitation la somme de 500 000 francs proposée par l'OM pour le transfert du fait que le club stéphanois connaît des troubles financiers.

6 janvier 1975

Le joueur est officiellement marseillais. Georges Bereta ressent principalement de l'amertume et de l'incompréhension vis-à-vis de ses dirigeants. Il était la star du club ainsi que le capitaine de l'équipe et ne comprend pas que son entraîneur, Robert Herbin, ne lui apporte aucun soutien et donne le feu vert sportif au président en lui confiant qu'il a dans son effectif des joueurs capables de remplacer Georges Bereta en cas de départ.

L'ancien stéphanois déclarera : « je suis devenu le premier joueur français transféré au mercato ».


Jean Snella et l'épopée européenne des Verts

1974 et 1975

Le club signe deux nouveaux doublés Coupe-Championnat en 1974 et 1975.

1976

L'ASSE remporte son neuvième titre de champion de France. La même année, le club échoue en finale de la Coupe d'Europe des clubs champions face aux Allemands du Bayern de Munich. Les vice-champions d'Europe (équipe finaliste en 4-3-3) : Ivan Curkovic, Pierre Repellini, Oswaldo Piazza, Christian Lopez, Gérard Janvion, Dominique Bathenay, Jacques Santini, Jean-Michel Larqué, Patrick Revelli, Hervé Revelli, Christian Sarramagna, Dominique Rocheteau.

>> [12/05/16] Dispositif grand match (Bayern Munich - ASSE) <<
A l'occasion des quarante ans de la finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions
www.forumpeuplevert.com/t2039-12-05-16-dispositif-grand-match-bayern-munich-asse

1977

L'ASSE remporte sa sixième Coupe de France.

1981

L'ASSE remporte son dixième titre de champion de France.


La « fièvre verte »

Alors que, jusqu’en 1974, les Foréziens n'ont guère brillé sur la scène européenne, ils se rendent célèbres dans toute la France lors de la coupe de champions de cette année. Il y eut bien cet exploit en 1969, au cours d'une soirée mémorable, la première à Geoffroy-Guichard, durant laquelle le déjà grand Bayern de Munich fut sorti de la compétition par une belle équipe verte emmenée par un Keita des grands jours. Mais l'exploit resta sans suite et, au tour suivant, le présumé modeste Légia de Varsovie vint refroidir le public stéphanois.
Depuis l'épopée du Stade de Reims datant des débuts de la coupe d'Europe, aucun club français n'a pu rivaliser avec les pays voisins. Tous ou presque avaient un jour connu leur heure de gloire : Espagnols, Portugais, Italiens, Anglais, Allemands ou même Hollandais et Belges. À tel point que passer un seul tour, pour un club français, était considéré comme une performance.
Les trois hommes responsables de la performance stéphanoise sont le président Roger Rocher, secondé par Pierre Garronnaire, inventeur du métier de recruteur, et Robert Herbin jeune entraîneur.
Ce n'était pas le résultat obtenu sur la pelouse grasse du stade d'Hajduk Split en Yougoslavie, en cet après-midi d'octobre, qui allait donner quelques illusions. Battu 4-1, l'ASSE avait reçu une belle leçon de football. Pourtant, des illusions, on en avait eu car, cette année-là, le premier tour avait été franchi contre le Sporting de Lisbonne, champion du Portugal, et ce n'était pas une formalité.
Après la déculottée yougoslave, la résignation était revenue, à tel point que la télévision se désintéressa du match retour, et que les tribunes de Geoffroy-Guichard n'étaient pas entièrement garnies.
Pourtant ce soir là, Saint-Étienne se qualifia en battant les Yougoslaves 5-1, après un match au scénario extraordinaire, dans un stade en délire.
Au tour suivant les Polonais de Ruch Chorzów auraient, dès le match aller, stoppé net l'épopée, si Saint-Étienne n'avait pas in extremis limité les dégâts en marquant 2 buts, les Polonais menant alors 3-0. La qualification n'était pas compromise et le match retour allait le confirmer. 2-0, devant un stade cette fois plein à craquer, les tribunes étant remplies de gens venus de la France entière, malgré la neige.
Le grand Bayern se dressait à nouveau sur la route de nos glorieux stéphanois, en route pour la finale. Cette fois, Beckenbauer et ses coéquipiers firent valoir leur expérience, celle qui faisait tant défaut au football français. Après avoir obtenu le nul 0-0, sur la pelouse de Geoffroy-Guichard encore enneigée, il s'imposèrent logiquement en Allemagne 2-0. Saint-Étienne est le second club français à atteindre les 1/2 finales de la coupe d'Europe. C'était une équipe sans stars, composée de jeunes joueurs talentueux et besogneux, formés au club et qui surtout, véhiculaient les valeurs d'une ville encore noire : travail, volonté, humilité et encore travail, et porté par un public fan(atique).
Un journaliste, impressionné par cette atmosphère, qualifie un jour cette arène bouillonnante de « Chaudron » ! Ce nom est resté comme synonyme de Geoffroy-Guichard.
Après 1981, la « grande » époque des Verts est terminée. Le palmarès national glané est sans égal et sur la scène internationale à défaut d'une Coupe des Champions pourtant mille fois méritée, Saint-Étienne a su décomplexer en partie le football français.


L'affaire de la caisse noire (1982-1991) et la traversée du désert

Début 1982

La politique commerciale que Roger Rocher entend mener pour l'avenir du club (le partenariat avec la société de marketing sportif IGM-Mc Cormack) est pour beaucoup une voie sans issue et ce d'autant plus que des soupçons de malversations financières se font de plus en plus pressants. Le mécontentement se généralise et les premières rumeurs de caisse noire sont propagées par les Membres Associés, groupe de supporters créé par Roger Rocher, qui n'accepte plus le système autocratique du président de l'ASSE. André Buffard, avocat et membre du conseil d'administration de l'ASSE, enregistre tous les mécontentements et sent qu'il faut dénoncer les dérives du système en place.

17 mars 1982

André Buffard, Henri Fieloux (avocat et vice-président temporaire du club) et Serge Epitalon (membre du conseil d'administration de l'ASSE) se rencontrent afin de mettre en place un plan d'action. Après cette entrevue, les trois hommes s'assurent rapidement une majorité au sein du conseil d'administration prévu le 5 avril et ils obtiennent le soutien de Pierre Garonnaire, recruteur de l'ASSE, ainsi que celui de Robert Herbin qui en tant que salariés du club, se tiendront néanmoins à l'écart de l'agitation à venir.

31 mars 1982

Les frondeurs prennent alors rendez-vous avec Roger Rocher afin d'officialiser leur action. Ce dernier est déjà au courant des tractations en coulisse informé par Pierre Fourneyron, un fidèle industriel local, arrivé au conseil d'administration deux ans auparavant.
La confrontation a lieu au bureau du nouveau vice-président, Louis Arnaud, à Sorbiers. Sont présents André Buffard, Henri Fieloux, Louis Arnaud, Roger Rocher et Georges Charra, autre membre du conseil d'administration chargé des relations avec les spectateurs, également très attaché à son président. Ils mettent tous les griefs sur la table à la grande stupéfaction de Roger Rocher qui ne s'attend pas à pareille rébellion et qui n'a dès lors qu'une envie : briser la contestation. Les protagonistes promettent néanmoins de se revoir avant la tenue du conseil d'administration du 5 avril.

Nuit du 31 mars au 1er avril 1982

Mis au courant des évènements, Jacques Vendroux et Eugène Saccomano, d'imminents journalistes sportifs, sont à Saint-Étienne pour recueillir les divers témoignages.
Ils ont eu Roger Rocher qui a parlé de complot et André Buffard qui est resté vague. Jacques Chopin, dirigeant des Membres Associés, déballe toute son amertume sur les antennes radio.

1er avril 1982

L'affaire de « la caisse noire » fait la Une de tous les quotidiens. L'ASSE, qui connaît de gros problèmes financiers, a masqué de l'argent au fisc. Le journal Loire-Matin, par Jacques Murgue, prend fait et cause pour les frondeurs quand le journal Le Progrès, par Gérard Simonian, s'affiche aux côtés de Roger Rocher.
Averti, le maire communiste de Saint-Étienne, Joseph Sanguedolce, rend public un communiqué de soutien envers Roger Rocher. Son premier adjoint, Paul Chomat, affirme que ce sont des ambitions municipales qui ont poussé André Buffard à agir.

5 avril 1982

Le conseil d'administration ne servira à rien. Roger Rocher apparaît en conciliateur, promet d'être moins dictatorial, s'excuse auprès des Membres Associés qu'il a offensés. Il confirme qu'il perçoit des indemnités de la part de l'ASSE, révélation qu'il avait toujours caché jusque-là. Il accepte de revoir l'accord avec IGM-Mc Cormack qu'il qualifie d'avant projet, minimise les difficultés financières du club et il justifie le salaire d'Yvan Curkovic, payé 25 000 francs par mois alors que ses responsabilités sont bien floues.

9 avril 1982

Robert Herbin, qui est également entré en conflit avec Roger Rocher, a sa villa méticuleusement fouillée et ses chiens sont drogués.

15 avril 1982

André Buffard et Henri Fieloux rencontrent les représentants d'IGM-Mc Cormack et ils apprennent que Roger Rocher a bien signé un accord avec eux contrairement à ce qu'il avait affirmé au conseil d'administration.
Pierre Guichard, le fondateur du club, fait alors savoir qu'il souhaite une réconciliation entre Roger Rocher et Robert Herbin. Il rencontre successivement tous les protagonistes dont André Buffard en espérant des concessions de part et d'autres mais il évite de prendre parti dans la crise.

6 mai 1982

André Buffard apprend par un confrère, Jean-Pierre Cochet qui s'occupe des intérêts de Roger Rocher, comment sont utilisés les fonds provenant de cette caisse noire. Le confrère confirme que son client envisage de licencier Robert Herbin et Pierre Garonnaire. Ces informations obligent les frondeurs à convoquer un nouveau conseil d'administration pour le 17 mai où il sera question de la gestion financière et des licenciements envisagés.

16 mai 1982

La veille du conseil d'administration, une vingtaine de membres du conseil se réunissent à Saint-Priest-en-Jarez chez Jean-Pierre Canivet, membre lui aussi. André Buffard à leur tête, leur détermination est totale et ils le font savoir à Jean Brunel, le trésorier du conseil. Invités, Pierre Garonnaire et Robert Herbin précisent leur pensée.

17 mai 1982

Mis en minorité, Roger Rocher doit s'attendre lors du conseil d'administration à rendre des comptes sur cette caisse noire. Acculé, peu avant le conseil, le président de l'ASSE donne rendez-vous à André Buffard et Henri Fieloux à Sorbiers. Malgré le soutien de Joseph Sanguedolce, Roger Rocher leur annonce l'intention de démissionner le soir même en espérant que tous sauront laver leur linge sale en famille. Il confirme cette démission lors du conseil d'administration et André Buffard prend le poste par intérim.
Sept des proches de Roger Rocher membres du conseil d'administration démissionnent aussi.

La première tâche du nouveau président par intérim est de boucler le budget pour la prochaine saison et de valider les comptes à condition d'obtenir les chiffres que la direction sortante refuse de fournir.

30 mai 1982

En marge de l'assemblée générale annuelle de la Ligue Nationale de Football (ancien nom de la LFP) et de la FFF, la rumeur d'une caisse noire de huit millions de francs à Saint-Etienne commence à circuler dans les rédactions.

9 juin 1982

Une médiation assurée par Jean Sadoul, président de la Ligue, et Fernand Sastre, président de la FFF, est organisée à Paris en présence entre autres de Roger Rocher, André Buffard et Jean Brunel. Les comptes présentés à cette occasion par l'ancien président de l'ASSE sont minorés et sans justificatifs disponibles. Les commissaires au compte refusent d'enregistrer les comptes.
Les présidents de la LFP et de la FFF conjure les protagonistes de trouver un terrain d'entente pour l'avenir du club et pour la sénérité des internationaux stéphanois qui préparent la Coupe du Monde 1982 en Espagne. A leur retour, André Buffard et Henri Fieloux rencontrent le maire de Saint-Étienne. Ce dernier ne cache pas son agacement et il redoute que cette affaire ne ternisse la fin de son mandat.

Dernière modification le 14 mai 2020
5 juillet 1982

Lors du conseil d'administration, Roger Rocher, qui y participe, veut reprendre la main sur son club. La guerre est alors déclarée avec André Buffard puisque les intentions du nouveau président par intérim sont désormais claires : faire toute la lumière sur les arrangements financiers passés pour corriger les erreurs commises. Le chef des frondeurs reçoit des lettres anonymes, des messages menaçants sur son répondeur et sa famille est également inquiétée. Les faits sont jugés suffisamment sérieux pour que sa famille (il a fils de deux ans) bénéficie d'une surveillance policière stricte.

17 juillet 1982

Un corbeau dénonce Roger Rocher au Procureur de la République de Saint-Étienne : des comptes dissimulés sont dévoilés.

Août 1982

La police auditionne les dirigeants et les joueurs.

9 août 1982

Par intérim, Henri Fieloux est élu président du club et André Buffard vice-président. Ils se portent partie civile au nom de l'ASSE.

18 août 1982

Roger Rocher avoue l'existence d'une caisse noire devant le SRPJ de Lyon. Il appellera la caisse noire son « trésor de guerre ».
Cet argent caché, estimé vingt millions de francs, lui a permis de conserver ses meilleurs joueurs.

Été 1982

L'ASSE enregistre les départs de Michel Platini qui rejoint la Juventus de Turin et de Christian Lopez qui part à Toulouse.

18 novembre 1982

André Buffard donne une conférence de presse pour promouvoir un candidat indépendant au poste de président du club. Il songe à Yves Guichard. Au même moment, André Laurent, un industriel local, annonce qu'il a l'intention de briguer le poste à la prochaine assemblée générale prévue le 27 novembre mais elle sera reportée due à une tempête de neige. Elle aura lieu le 5 décembre.

5 décembre 1982

Lors de cette assemblée, Roger Rocher fait un discours grandiloquent où il s'érige en victime. Sa colère éclate lorsqu'il est interpellé par Jacques Chopin et il faut l'arrêter pour l'empêcher de se jeter sur son contradicteur. « J'ai fait du Gabin », rapportera Roger Rocher à sa femme à l'issue de l'assemblée générale.
Un des partisans de Roger Rocher, Pierre Fourneyron, est élu président. A cause de son inculpation, l'ancien président de l'ASSE est interdit d'exercer tout mandat associatif.

6 décembre 1982

Pierre Fourneyron démissionne car il ne peut pas composer avec les frondeurs qui ont toujours la majorité au conseil d'administration.

9 décembre 1982

Avec l'appui de la mairie, Paul Bressy, un autre partisan de Roger Rocher, succède à Pierre Fourneyron.
André Buffard prend du recul, écœuré par la dernière rumeur répandue : il est entièrement responsable que les caisses soient vides car l'administration qui a assuré l'intérim a distribué des sommes exagérées à plusieurs joueurs professionnels (Jean-François Larios, Bernard Gardon et Gérard Janvion) et a dilapidé en quelques mois les derniers deniers. La vérité est qu'elle a dû assurer les engagements financiers pris par l'ancienne direction ce qui a encore plus affaibli les comptes déjà chancelants de l'ASSE.

Janvier 1983

Par personne interposée, Roger Rocher peut alors se venger. Paul Bressy licencie Pierre Garonnaire, Bernard Gardon, ainsi que Robert Herbin qui apprend son licenciement avant d'être convoqué par son président. Guy Briet devient l'entraîneur.
Des joueurs comme Jean-François Larios qui avaient pris faits et causes pour leur entraîneur sont également priés de quitter le club.
Paul Bressy rencontre André Buffard car il veut obtenir les pleins pouvoirs mais ce dernier refuse de les lui accorder.

Mars 1983

Joseph Sanguedolce perd les élections municipales alors qu'il était grandissime favori. La situation économique de la ville et le bourbier de l'ASSE dans lequel il s'est enlisé lui ont été fatals.

11 avril 1983

André Buffard favorise l'entrée au conseil d'administration d'André Laurent représentant une nouvelle génération ayant l'avantage de ne pas être au cœur de l'affaire.

3 mai 1983

De nouveau chahuté lors de ce conseil d'administration, Paul Bressy démissionne, persuadé qu'il sera conforté lors d'une nouvelle élection. Le soir-même, c'est André Laurent qui est nommé président avec la bienveillance d'André Buffard. Il espère que cette direction indépendante saura résister aux différentes pressions et mener une politique salutaire pour le club, bien mal en point.
Le poste de président restera inchangé pendant dix ans.

Mai 1983

Après l'affaire la caisse noire, une baisse sensible se ressent dans les performances, avec une 14e place.

13 novembre 1983

L'ex vice-président Louis Arnaud est inculpé d'abus de biens sociaux et incarcéré à Lyon. Il sera libéré un mois plus tard.

16 novembre 1983

Roger Rocher est inculpé d'abus de confiance, abus de biens sociaux, faux en écritures privée et de commerce et usage, recel, présentation de faux bilan, fausses déclarations dans la constitution d'une SARL.

30 novembre 1983

A soixante-trois ans, Roger Rocher est écroué à la maison d'arrêt Saint-Joseph de Lyon.
Il lui est épargné les menottes aux poignets et il est autorisé à garder sa pipe. Dans sa cellule de 12 m², il s'astreint à trois séances d'exercices physiques quotidiennes.

Décembre 1983-mars 1984

Durant son incarcération, lui écrivaient en masse, sa famille, ses avocats, le public et même les détenus. Des messages de sympathie affluent de toute la France.
Un comité de soutien voit le jour, des manifestations sont organisées. « La détention de Roger Rocher devient maintenant injustifiée, intolérable, inhumaine » déclare Hidalgo.

25 décembre 1983

Jeannot Charital, restaurateur stéphanois, révolté comme tant d'autres supporters par l'incarcération du président, prépare un repas de Noël pour Roger Rocher et le lui porte.

6 février 1984

Lors des 64 ans de Roger Rocher, les détenus confectionnent un gâteau pour celui qu'ils appellent « Papy » ou « Président ».

15 février 1984

Après enquête financière, avec perquisition du siège au stade Geoffroy-Guichard, le montant de la caisse noire est dévoilé : vingt-trois millions de francs.
L'origine de la caisse noire date de 1947, donc bien avant la présidence de Roger Rocher. Mais c'est entre 1978 et 1982 qu'elle a enflé démesurément avec plus de vingt millions de francs détournés. L'origine de cet argent provient de l'écrêtage des recettes de la boutique des Verts (à hauteur de 20%) et des matchs de Coupe d'Europe des Clubs Champions (10% des recettes des matchs et du marketing alimentent des partis politiques), ainsi que du placement de cet argent en bons anonymes.
Les experts nommés par le juge d'instruction ont identifié l'essentiel des destinataires des fonds dont :

  • Jean-François Larios : 1 110 000 francs ;
  • Gérard Janvion : 965 000 francs ;
  • Michel Platini : 880 000 francs ;
  • Robert Herbin : 620 000 francs ;
  • Christian Duraincie : 350 000 francs ;
  • Oswaldo Piazza : 325 000 francs.

Des transferts aussi sont passés sous la table et des hommes politiques sont passés à la caisse noire. Michel Durafour, ancien ministre et ancien maire de Saint-Étienne, et Lucien Neuwirth, président du Conseil Général de la Loire, reconnaissent avoir touché des fonds de Roger Rocher. Ce dernier se serait personnellement enrichi d'au moins 310 000 francs consentis à sa société, la SFTP (Société Forézienne de Travaux Publics). Le président déchu répond : « l'AS Saint-Étienne a été ma maîtresse pendant vingt et un ans, est-ce qu'un homme vole dans le sac de sa maîtresse ? »
Plus de six millions de francs restent sans origine et l'équivalent sans utilisateur.

Jean-François Larios, Gérard Janvion, Michel Platini, Oswaldo Piazza, Christian Lopez, Bernard Lacombe, Raoul Noguès, Gérard Farison, Robert Herbin... sont inculpés d'abus de biens sociaux ou de confiance.

23 mars 1984

Roger Rocher est remis en liberté sous caution (100 000 francs) après quatre mois de détention. Une expérience qui le laissera profondément meurtri.
Mais l'affaire rebondit et éclabousse la presque totalité des dirigeants et des joueurs de l'époque qui avouent avoir touché de l'argent, sans pour autant connaître la provenance de celui-ci. Certains arbitres ainsi que Fernand Sastre et Jean Sadoul avouent avoir reçu des cadeaux du club (un magnétoscope), ce qui n'est d'ailleurs pas forcément une pratique exceptionnelle et délictueuse.

1984

L'ASSE descend en Division 2 après avoir fini dix-huitième de Division 1.

1986

Saint-Étienne remonte en Division 1.

Entre 1988 et 1995

Hormis une belle saison (4e), Saint-Étienne est la plupart du temps dans la deuxième moitié de tableau.

29 juin 1990

Il aura fallu attendre huit ans pour que cette affaire passe devant le tribunal de grande instance de Lyon. Entre temps, la FFF a renoncé à prononcer des sanctions et de nombreuses parties civiles dont l'ASSE se sont désistées.
Les sanctions tombent : dix joueurs et quatre anciens dirigeants sont condamnés à du sursis (de quatre mois à quinze mois pour Christian Lopez) et à des amendes (de 8 000 à 300 000 francs pour Michel Platini), Robert Herbin à six mois de prison avec sursis et 120 000 francs d'amende, et Roger Rocher à quatre ans de prison dont trente mois avec sursis et 200 000 francs d'amende. Ce dernier crie à l'injustice expliquant que la caisse noire n'était qu'une réserve pour le club en cas de coups durs et permettait de conserver les meilleurs joueurs, mais ne contribuait pas à l'enrichissement des dirigeants.
Les experts psychologues concluent : « Roger Rocher a besoin d'être un homme public. C'est une personnalité narcissique à tendance névrotique. Il a une très forte exigence d'idéal et opère une fuite en avant dans l'hyper-activité ».
Suite à ces sanctions, tous les accusés font appel.

Juillet 1990

Les petits enfants de Roger Rocher écrivent au Président de la République.

15 mai 1991

La cour d'appel de Lyon modifie la peine de Roger Rocher en le condamnant à trois ans (36 mois) de prison dont 32 mois avec sursis et 800 000 francs d'amende. Il est définitivement libre mais pour payer l'amende, il est contraint de vendre sa maison de Saint-Genest-Malifaux et le véritable musée qu'il s'était constitué, dont ses trophées. L'acheteur est Louis Nicollin, président du Montpellier Hérault Sport Club, qui emportera l'œuvre d'une vie chez lui à Castelnau-le-Lez, mais avec la promesse de ne pas la disperser aux quatre vents.
Les peines des joueurs et des dirigeants sont ramenées à un niveau plus modeste : entre 8 000 et 120 000 francs et les durées d'emprisonnement ne dépassent pas six mois avec sursis.

18 octobre 1991

Grâce à la chaîne de solidarité qui s'est organisée par les commerçants et les notables du Forez, Roger Rocher bénéficie d'une grâce présidentielle par François Mitterrand.

Des journalistes du Progrès appellent l'ancien président de l'ASSE. Ce dernier n'est pas surpris de leur appel téléphonique et leur répond : « j'ai reçu une lettre du Ministère de la Justice. Le décret avait été signé par le Président de la République le vendredi 18 octobre. Cette grâce est un grand soulagement moral, et financier aussi, pour moi, mon épouse, ma mère qui a 93 ans, mes enfants et mes petits enfants ».

Roger Rocher remerciera François Mitterrand par courrier, accompagné du remerciement de ses petits enfants.

1996

Après dix ans en Division 1, le club redescend en Division 2.

1997 et 1998

Le club s'attend à remonter rapidement mais il tutoie l'enfer avec une 17e place en 1997 et 1998.

1999

L'ASSE remonte en Division 1 après une magnifique saison, pointant en tête une bonne partie de la saison.


Le retour en Division 1

Saison 1999-2000

Pour son retour en Division 1, Saint-Étienne parie sur deux brésiliens totalement inconnus, José Aloisio et Alex. Le pari sera réussi, l'équipe réalise une belle saison, terminant à la 6e place, avec notamment une victoire sur Marseille avec un quadruplé d'Alex.

Saison 2000-2001

Saint-Étienne peut donc jouer la coupe Intertoto. Mais les dirigeants refusent de participer à la Coupe Intertoto, privilégiant un retour en Europe par « la grande porte ». L'équipe espère confirmer en championnat, mais le début de saison est déjà difficile, au point que Robert Nouzaret puis John Toshack seront renvoyés. En cours de saison éclate l'affaire des faux passeports : Aloisio, Alex, ou encore le gardien Ukrainien Levytsky ont utilisé de faux passeports pour que Saint-Étienne puisse recruter plus de 3 joueurs extra-communautaires. Cette affaire va totalement perturber le club (qui sera même pénalisé de 7 points, pénalité finalement supprimée), qui termine à la 17e place, redescendant en Division 2.


L'affaire des faux passeports (2000-2001)

Avant la saison 1996-1997, les clubs de football de l'Union Européenne ne peuvent pas aligner sur la feuille de matchs plus de trois joueurs étrangers ressortissants de l'Union Européenne. L'arrêt Bosman du 15 décembre 1995 met fin à ce qui constitue une discrimination entre nationalités européennes. La règle est revue et le nombre de trois joueurs ne concernera désormais que les États ni membre de l'Union Européenne (joueurs dit « extracommunautaires »), ni n'ayant signé un accord avec les instances françaises (les pays dits ACP).

Pour pouvoir éventuellement recruter plus d'étrangers, les dirigeants de l'ASSE suggèrent au printemps 2000 aux deux brésiliens du club, Alex Dias de Almeida (meilleur buteur du club la saison précédente, qui a vu les Verts finir à la 6e place du championnat) et José Aloisio, d'essayer de récupérer, compte tenu des liens historiques entre le Portugal et le Brésil, la nationalité portugaise, ce qui libérerait de deux joueurs extracommunautaires le banc stéphanois pour la saison à venir. En effet, le club stéphanois compte déjà, dans son effectif, plusieurs autres joueurs extracommunautaires : le sénégalais Pape Sarr, l'ivoirien Tchiressoua Guel et le camerounais Lucien Mettomo, qui font partie de l'équipe type et qui ne peuvent donc pas être alignés plus de trois en même temps.
La demande n'a évidemment rien d'illégal en soi. Le cas s'est d'ailleurs déjà produit, Deco à titre d'exemple était initialement brésilien avant d'acquérir la double nationalité portugaise à son arrivée au Portugal, pays dont il finira par porter les couleurs.

L'affaire des faux passeports est le nom donné par les médias à une affaire d'usage de faux ayant secoué le football français durant le Championnat de France de football 2000-2001. Les clubs concernés sont ceux de Monaco, Strasbourg, Metz et surtout l'AS Saint-Étienne à qui l'affaire reste associée dans la mémoire collective.
Suite à des suspicions quant à la validité de certains passeports des footballeurs de ces clubs, la justice est amenée à procéder à des vérifications qui révèlent au grand jour l'usage de faux passeports par certains joueurs. En parallèle, les instance du football (Ligue nationale de football, ancêtre de la LFP) sont amenées à prendre les sanctions sportives s'imposant. Outre l'émoi dans l'opinion provoqué par ces révélations, cette affaire reste célèbre quant aux multiples revirements des sanctions prises par les instances à l'encontre des clubs et des joueurs. Dans une situation véritablement « inédite », les instances footballistiques ont longtemps hésité, se sont contredites et ont finalement laissé soin à la justice civile de trancher dans les cas les plus litigieux.


Le quota de joueurs étrangers

Depuis l'arrêt Bosman datant de 1995 et effectif à compter de la saison 1996-1997, les clubs de football de l'Union européenne peuvent aligner sur la feuille de matchs (à l'époque 16 joueurs : 11 titulaires et cinq remplaçants) un nombre illimité d'étrangers du moment que ceux-ci possèdent la nationalité d'un État membre de l'Union européenne. Ils sont par contre limités à trois joueurs étrangers ne possédant pas la nationalité de l'un des (à l'époque) 15 États membres de l'Union européenne. Les clubs sont donc limités en nombre de joueurs dit « extracommunautaires » ; trois par match.
Suite à cette affaire, cette règle sera d'ailleurs revue, et le nombre de trois joueurs ne concernera désormais que les États ni membre de l'Union Européenne, ni n'ayant signé un accord avec les instances françaises (les pays dits ACP).


Le prélude à l'affaire

Pour pouvoir éventuellement recruter plus d'étrangers, les dirigeants de l'ASSE suggèrent au printemps 2000 aux deux Brésiliens du club, Alex Dias de Almeida (meilleur buteur du club la saison précédente, qui a vu les verts finir à la 6e place du championnat) et José Aloisio, d'essayer de récupérer, compte tenu des liens historique entre le Portugal et le Brésil, la nationalité portugaise, ce qui libérerait de deux joueurs extracommunautaires le banc stéphanois pour la saison à venir. En effet, le club stéphanois compte déjà, dans son effectif, plusieurs autres joueurs non ressortissants de l’Union européenne : le Sénégalais Pape Sarr, l’Ivoirien Tchiressoua Guel et le Camerounais Lucien Mettomo, qui font partie de l'équipe type et qui ne peuvent donc pas être alignés plus de trois en même temps.
La demande n'a évidemment rien d'illégal en soi. Le cas s'est d'ailleurs déjà produit, Deco à titre d'exemple était initialement brésilien avant d'acquérir la double nationalité portugaise à son arrivée au Portugal, pays dont il finira par porter les couleurs.
Le 4 mai 2000, José Aloisio indique avoir obtenu un passeport portugais. À la fin du même mois, le 30 mai 2000, son compère Alex Dias de Almeida indique avoir lui aussi pu obtenir le précieux document. La saison 2000-2001 débute bien pour les stéphanois. Après avoir occupé la quatrième place au soir de la quatrième journée (avec notamment une victoire 3-0 contre l'OM, dont deux buts d'Alex), ils ont l'occasion de prendre la première place du classement en cas de victoire lors d'un match décalé de la 5e journée à Auxerre. Après avoir mené deux fois au score les Stéphanois s'inclinent 3-4 et redescendent à la septième place au moment de recevoir le voisin lyonnais. En outre, Aloisio est gravement blessé par un Auxerrois durant le match. Il sera indisponible six mois.


La chronologie

6 septembre 2000

L'affaire commence dans les coulisses du derby entre Saint-Étienne et Lyon le 6 septembre 2000. Intrigué du changement de nationalité des deux joueurs à l'inter-saison, et renseigné par l'agent d'Edmilson (arrivé lui-même à l’inter-saison) de la pratique de falsifications de passeport par certains agents de joueurs, le président Jean-Michel Aulas informe les dirigeant de l'ASSE qu'il portera réclamation si les joueurs sont alignés sur la feuille de match, suspectant des faux. Aloisio est de toute façon blessé lourdement, mais Alex, présent à Geoffroy Guichard ne sera aligné. Raison officielle : il est sur le départ (alors que le marché des transferts est clos dans toute l'Europe depuis une semaine...). Le derby se solde par un nul 2-2. Bien vite la rumeur de la menace d'Aulas et de la légalité du passeport brésilien d'Alex commence à courir.

17 septembre 2000

"Plus portugais que ces passeports, tu meurs", déclare le président de l'ASSE, Alain Bompard, face à cette rumeur.

23 septembre 2000

Les Stéphanois qui n'ont plus gagné depuis le 19 août perdent à Strasbourg, 2-3. Le lendemain, l'entraîneur depuis 1998, Robert Nouzaret, prend la porte.

27 septembre 2000

Le club fait vérifier le passeport d'Alex aux rayons ultraviolets, au commissariat de Saint-Étienne : il semble authentique.

30 septembre 2000

Le gardien ukrainien Maxym Levytsky obtient lui un passeport grec. Le jour même, les Stéphanois sont défaits à domicile 0-2 par Rennes et deviennent relégables. John Toshack est nommé entraîneur.

30 octobre 2000

Le club fait vérifier le passeport grec de Levytsky, il semble authentique.

25 novembre 2000

Le joueur monégasque Pablo Contreras est aligné lors de la défaite 3-4 de son équipe à Lens. Il ne se doute pas qu'il joue alors son dernier match avec les rouges et blancs.

26 novembre 2000

17e journée et fin des matchs aller (18 clubs à l'époque). Après avoir réalisé un bon mois d'octobre, l'ASSE est 13e avec trois points d'avance sur le premier non-relégable.

29 novembre 2000

Début des matchs retour.

1er décembre 2000

Gérard Bourgoin, à l'occasion de l'Assemblée générale de la Ligue (dont il est président) annonce que l'ensemble des passeports des étrangers de Division 1 et de Division 2 (78 au total) vont être vérifiés.

2 décembre 2000

Nouvelle vérification du passeport d'Alex par les Douanes. Le couperet tombe. Il s'agit d'un faux. Le soir, Alex joue contre Toulouse. Les verts gagnent 1-0.

4 décembre 2000

Toulouse porte réclamation pour une fraude éventuelle sur l'identité d'Alex. Nouvelle vérification du passeport de Levytsky. C'est également un faux.

10 décembre 2000

Levytsky est écarté de l'équipe pour le match à Bordeaux. Initialement écarté du groupe jusqu'à nouvel ordre, il ne jouera plus jamais avec les verts, cédant sa place à Jérémie Janot.

11 décembre 2000

La SAOS Saint-Étienne-Loire porte plainte contre X au tribunal de grande instance de Saint-Étienne, pour faux et usage de faux, avec constitution de partie civile. Le juge d'instruction Nicolas Chareyre est chargé de l'enquête. Saint-Étienne se pose officiellement en victime de cette affaire.

18 décembre 2000

Alain Bompard et Didier Lacombe (directeur général de l'ASSE) sont entendus par la commission juridique de la Ligue avec leurs contradicteurs toulousains. Elle suspend Alex et Levytsky « à titre conservatoire » et demande à les entendre le 9 janvier avec mention « présence obligatoire ». Il semblerait également que le monégasque Pablo Contreras (chilien avec un passeport italien), le gardien du but messin Faryd Mondragón (colombien avec un passeport grec) ainsi que le réserviste (aucun match joué cette année-là) strasbourgeois Diego Garay possèdent de faux documents.

19 décembre 2000

La Ligue porte plainte contre X pour faux et usage de faux auprès du parquet de Paris, sans constitution de partie civile. Une enquête préliminaire est ouverte, qui donne commission rogatoire à la direction nationale de la police judiciaire de Nanterre. L'AS Nancy Lorraine, reléguée en mai précédent, demande sa réintégration immédiate en Division 1, s'estimant lésée par l'emploi du faux passeport de l'Argentin Diego Garay.

21 décembre 2000

Alain Bompard sort de son silence et plaide non coupable dans L'Équipe. « Je me suis fait berner » dit-il. Le même jour, lors de la rencontre Strasbourg-Metz, un pétard est jeté des tribunes messines qui touche à l'oreille l'assistante Nelly Viennot. Le match est arrêté. Bien que sans rapport direct avec l'affaire, ce fait va contribuer à l'incompréhension générale du classement qui va débuter à partir de ce moment-là. Arrêté à 1-0 le match est quelques jours plus tard donné perdu 0-0 aux deux clubs.

22 décembre 2000

Saint-Étienne demande la vérification du passeport portugais d'Aloisio, obtenu dans les mêmes conditions que celui d'Alex.

27 décembre 2000

Saint-Étienne fait appel de la décision de la commission juridique de la LNF, de suspendre Alex et Levytsky jusqu'au 9 janvier. Le club veut une liste complète des joueurs à double nationalité de la Division 1 pour, éventuellement, porter plainte à son tour contre des adversaires qui pourraient également être concernés. Parallèlement, la PJ visite la Ligue pour vérifier certains documents.

28 décembre 2000

Levytsky demande son transfert au Spartak Moscou, avec qui il est en stage. La Ligue veut d'abord des explications et ne lui délivre pas sa lettre de sortie. Saint-Étienne, qui lui doit de l'argent, joue sur le même registre pour le faire revenir.

3 janvier 2001

Perquisition du SRPJ au siège du club.

4 janvier 2001

La commission d'appel de la Ligue rejette l'appel stéphanois et demande à la commission juridique de statuer sur le fond du dossier. John Toshack quitte le club, moins de quatre mois après son arrivée. Rudi Garcia et le joueur Jean-Guy Walleme assureront l'intérim... qui durera jusqu'à la fin de la saison.

9 janvier 2001

Levytsky se présente devant la LNF, mais pas Alex, resté au Brésil pour des problèmes familiaux. Le gardien ukrainien décharge ses dirigeants et invoque des intermédiaires douteux. La Ligue entend aussi Gérard Soler du staff stéphanois mais ne prononce aucune sanction. Elle attend le retour en France du Brésilien, convoqué à nouveau pour le 16 janvier. À sa sortie, Levytsky est mis en garde à vue par le SRPJ de Lyon. Il sera interrogé dix-huit heures.

10 janvier 2001

Levytsky est présenté au juge Chareyre et mis en examen pour usage de faux, sous contrôle judiciaire, mais peut rejoindre le Spartak Moscou en stage en Israël. En parallèle, le monégasque Pablo Contreras est transféré au club argentin du Racing Club Asociación Civil.

12 janvier 2001

Depuis le Brésil, dans les colonnes de « A Gazetta sportiva », est publié un article où Alex accuse les dirigeants stéphanois d'avoir organisé la délivrance de son passeport portugais. Son avocat, Me Buffard, démentira qu'Alex ait jamais tenu ces propos.

13 janvier 2001

Metz-Rennes 2-2. Les dirigeants rennais déposent réclamations suite à l'alignement sur le terrain de Mandragon.

15 janvier 2001

Alex arrive à Lyon et se voit placé en garde à vue dans les locaux du SRPJ. Il sera entendu sept heures et mis en examen pour usage de faux.

16 janvier 2001

Le matin, quatre policiers du SRPJ de Lyon perquisitionnent le siège de l'AS Saint-Étienne sur commission rogatoire du juge Chareyre. Ils resteront une heure et demie et repartiront avec les contrats et autres documents concernant Aloisio, Alex et Levytsky.
En fin d'après-midi, la commission juridique de la Ligue auditionne Alex, Gérard Soler et Didier Lacombe, à Paris. Les sanctions tombent sur le coup de 23 heures : un an de suspension ferme pour Gérard Soler, quatre mois de suspension dont deux fermes pour Alex et Levytsky, retrait de sept points au classement général de la Division 1 pour l'AS Saint-Étienne. La situation d'Alain Bompard, en sa qualité de vice-président de la Ligue, sera évaluée par la commission d'appel et d'éthique. Les dirigeants stéphanois annoncent immédiatement qu'il feront appel des sanctions. Ils désignent Edinho, l'agent d'Alex et Aloisio, comme étant à l'origine des faux. Rennes gagne 0-2 par tapis vert son match contre Metz.

18 janvier 2001

La police judiciaire mène une perquisition de trois heures au siège de la Ligue nationale de football et emporte avec elle toutes les pièces nécessaires à la constitution des contrats d'Aloisio, Alex et Levytsky.

25 janvier 2001

Saint-Étienne fait officiellement appel des sanctions prononcées par la Commission juridique de la LNF le 16 janvier. L'appel doit être examiné par la Commission d'appel et d'éthique le 5 février.

30 janvier 2001

Monaco est pénalisé de deux points pour le faux passeport de Contreras. Les dirigeants feront appel.

1er février 2001

José Aloisio est mis en examen pour « usage de faux » par le juge d'instruction stéphanois Nicolas Chareyre. L'attaquant stéphanois est remis en liberté sans contrôle judiciaire. Son passeport portugais, obtenu dans les mêmes conditions que celui d'Alex, est également un faux.

5 février 2001

Après avoir examiné le recours déposé par l'AS Saint-Étienne contre les sanctions du 16 janvier, la commission d'appel et d'éthique de la Ligue nationale de football a décidé de différer sa décision de vingt-quatre heures, pour donner des fondements juridiques solides à sa sentence et entendre l'AS Monaco dans l'affaire du passeport italien de Contreras.

6 février 2001

Saint-Étienne n'est plus pénalisé que de trois points en appel, mais la Ligue donne le match du 2 décembre 2000 gagné 0-0 pour Toulouse. Pendant les débats, un membre de la commission propose la rétrogradation directe de Saint-Étienne en Division 2. Les deux points de pénalité de Monaco sont annulés. Le même jour, la commission juridique entend Aloisio, qui, blessé, est sanctionné de trois mois de suspension dont deux avec sursis.

7 février 2001

Alain Bompard, président de l'ASSE, démissionne de son poste de vice-président de la Ligue. Il reste membre du conseil d'administration, même s'il déclare qu'il « n'a plus rien à faire avec ces gens-là ».

9 février 2001

Le gardien de but arménien Roman Berezovski, qui s'était engagé à signer un contrat de quatre ans avec l'AS Saint-Étienne durant l'inter-saison avant de finalement revenir sur sa décision, met en cause les dirigeants stéphanois dans un entretien accordé à France Football. Il affirme qu'une clause de son contrat « exigeait qu'il soit titulaire d'un passeport grec ».

12 février 2001

Alex affirme devant la commission d'enquête du parlement brésilien à Brasilia, que l'agent de joueurs Edinho, ancien international, lui a facilité l'obtention d'un faux passeport portugais. Le joueur de l'ASSE a également déclaré que Gérard Soler, le président-délégué stéphanois, lui avait conseillé d'utiliser un passeport européen au moment de son arrivée en France.

16 février 2001

Toulouse demande une victoire sur tapis vert dans le match nul obtenu à Metz lors de la 17e journée, contestant la nationalité de Farid Mondragon qui aurait joué sous un faux passeport grec. Mais le club lorrain, malgré le passeport grec de son gardien colombien, n’a pas dépassé le quota de joueurs non ressortissants de l’Union européenne. L’appel toulousain sera rejeté.

2 mars 2001

Marche arrière de la Ligue qui revient aux sanctions de janvier : l'ASSE est pénalisée de 7 points, mais récupère à nouveau sa victoire 1-0 sur Toulouse. Initialement donné perdu aux deux équipes, elle décide par ailleurs de faire rejouer à huis clos le derby Strasbourg-Metz. Scandalisés, les arbitres indiquent qu'ils n'arbitreront pas ce match. « Le classement devient ubuesque » titre France Football.

16 mars 2001

Jurandil Joarez, président de la commission brésilienne d'enquête parlementaire sur les affaires qui minent le foot auriverde, déclare à Zurich devant la FIFA que « à Saint-Étienne, la direction du club a eu connaissance des faux passeports, y a participé et a même conservé les passeports pour mieux contrôler les joueurs ». Les dirigeants stéphanois nient en bloc. « Si les députés brésiliens nous convoquent, nous irons en courant » déclare Gérard Soler.

4 avril 2001

La justice pénale condamne Contreras, Mondragon et Garay, qui, contrairement aux Stéphanois semblaient au courant de l'illégalité de leurs passeports à deux ans fermes d'interdiction du territoire. Ils obtiennent pourtant une dérogation pour pouvoir finir la saison avec leurs clubs respectifs !

11 avril 2001

Le match Metz – Strasbourg est rejoué à huis clos, avec un arbitre bulgare. Victoire des messins 1-0 qui condamne Strasbourg à la Division 2. Les Strasbourgeois, constatant la présence de Mandragon dans les cages, en profitent pour porter réclamation.

12 avril 2001

En conciliateur, le CNOSF propose de rendre la victoire par forfait à Toulouse contre l'ASSE, mais, par souci d'équité vis-à-vis de Metz, Strasbourg et Monaco non sanctionnés sportivement, d'annuler toute autre pénalité pour les verts.

13 avril 2001

Le conseil fédéral de la Fédération décide... de ne pas suivre l'avis du CNOSF. Saint-Étienne garde donc sa victoire face à Toulouse mais aussi sa pénalité de 7 points. Les dirigeants stéphanois portent l'affaire devant la justice civile.

14 avril 2001

Au terme d'un match à rebondissement, où ils mènent 2-0 à la pause puis 3-1, les verts s'effondrent et perdent 3-5 à Monaco. Ils enterrent ainsi leurs derniers espoirs (8 points de retard sur le premier non-relégable).

18 avril 2001

Gérard Soler et Didier Lacombe sont mis en examen à Saint-Étienne et placés sous contrôle judiciaire, pour complicité d'usage de faux documents administratifs (passeports) et complicité d'obtention indue de documents administratifs (licences de joueurs). Devant le « bazar » général, Jean-Michel Aulas évoque l'idée de passer dès la saison suivante à un championnat à vingt clubs, ce qui permettrait de repêcher certaines équipes. Il espère sans doute aussi motiver les Stéphanois, qui lutteraient à nouveau pour le maintien (le 16e serait ainsi repêché) et ont un match décisif contre Nantes... en bataille avec Lyon pour le titre de champion.

17 mai 2001

Le tribunal administratif de Lyon suspend la pénalité de sept points infligée aux Stéphanois. Certains journalistes suggèrent d'annuler l'ensemble des matchs joués par Monaco, Saint-Étienne, Strasbourg et Metz. Lyon, qui avait pris moins de points face à ces équipes que Nantes deviendrait alors champion !

19 mai 2001

Dernière journée; les verts font nul 2-2 face à Guingamp. Ils accusent un déficit de 10 points sur le premier non-relégable, Marseille, et sont donc condamnés à la Division 2, même à supposer qu'ils récupèrent leur 7 points de pénalité.

23 mai 2001

Le tribunal administratif de Toulouse donne la victoire 0-0 à Toulouse contre Saint-Étienne

29 mai 2001

La Commission d'éthique donne la victoire par forfait 0-0 à Strasbourg contre Metz dans le match rejoué à huis-clos ! après le match arrêté à 1-0, le match perdu 0-0 pour les deux équipes, la victoire 1-0 messine, il s'agit du quatrième résultat différent pour ce match !

1er juin 2001

Marseille et Toulouse, en proie à de gros problèmes financiers, sont menacés de relégation administrative. Pour Toulouse, cela signifierait une descente s'ajoutant à la descente sportive, soit une relégation en National (3e division).

6 juin 2001

Marseille et Toulouse, qui avaient respectivement déposé réclamation pour leur match contre Saint-Étienne et Metz sont déboutés de leurs demandes, la réclamation étant hors-délai (le match ASSE-OM datait par exemple du 4 août 2000 !)

20 juin 2001

Toulouse dépose une requête auprès du Conseil d'État en vue de faire purement et simplement annuler l'ensemble du championnat 2000-2001, et de le refaire jouer avec les mêmes clubs la saison suivante, considérant que trop de matchs ont été, même indirectement (équipes emmêlées dans les affaires), affectés par ces affaires.

25 juin 2001

Le club de la ville rose voit sa requête rejetée: le Conseil d'État affirme que, quelles que soient les circonstances des matchs en question, dès lors qu'aucune réclamation n'a été déposée en temps et heure, le résultat doit être acté. Il rend néanmoins victoire à Toulouse dans le match qui l'oppose à l'ASSE. Le TFC récupère symboliquement la 16e place. Les stéphanois font appel !


Les joueurs ayant usé d'un faux passeport

À la suite des vérifications opérées à compter de décembre, il s'est avéré que sur les 78 joueurs munis d'un passeport européen, six avaient utilisé un faux, dont la moitié à Saint-Étienne :

  • José Aloisio (ASSE) brésilien ayant joué avec un faux passeport portugais : 10 matchs joués et 2 buts marqués ;
  • Alex Dias de Almeida (ASSE) brésilien ayant joué avec un faux passeport portugais : 25 matchs et 13 buts ;
  • Maxym Levytsky (ASSE) ukrainien ayant joué avec un faux passeport grec : 15 matchs joués ;
  • Diego Garay (Strasbourg) argentin ayant joué avec un faux passeport italien : aucun match joué ;
  • Pablo Contreras (Monaco) chilien ayant joué avec un faux passeport italien : 9 matchs joués ;
  • Faryd Mondragón (Metz) colombien ayant joué avec un faux passeport grec : 30 matchs joués ;
    Ces joueurs ont à l'époque été qualifiés de « brebis galeuses » du championnat de France par Jean-Pierre Camus, président de la commission de discipline de la LNF.


Les conséquences

  • Au final relégué sur le terrain, Saint-Étienne retrouve la Division 2 deux ans après sa remontée. Si les verts ont bien acquis leur descente sur le terrain, il est indéniable que l'affaire a eu des conséquences sur la motivation des Stéphanois. Ceux-ci auront eu à affronter une médiatisation à outrance et à charge durant les trois quarts du championnat (octobre à mai), qui est venue s'ajouter aux errements de la Ligue quant aux sanctions à appliquer (sanctions finalement toutes annulées) ainsi qu'à la suspension de deux de leurs joueurs cadres. Au cours d'une même semaine, il est arrivé aux Stéphanois de gagner ou de perdre trois places sans jouer, aux gré des décisions contradictoires de la Ligue, ce qui n'a évidemment pas favorisé leur préparation. Sportivement Saint-Étienne perd ses trois joueurs incriminés. Alex Dias de Almeida (qui malgré sa suspension terminera septième buteur du championnat) est prêté à Paris alors que son coéquipier Aloísio José da Silva est lui tout simplement vendu au club de la capitale pour dix millions d'euros. Le gardien Maxym Levytsky avait lui vu son contrat cassé dès le début 2001. Les verts repartent de Division 2 avec un nouvel entraîneur, Alain Michel. Du côté des supporters, nombreux seront ceux qui reprocheront à la Ligue de football ses errements, qui selon eux auront défavorisé le club, à qui il ne manquera finalement que trois points pour se sauver. Certains auront même parlé de « persécution » contre leur club, l'affaire ayant été initiée par le président du club « ennemi » Jean-Michel Aulas. Ceux-ci n'auront pas manqué de remarquer que, même si elles furent annulées à l'issue du championnat, les sanctions en points n'auront touché au cours de la saison que leur club ;
  • Toulouse est relégué en National, la sanction administrative de reléguer le club s'ajoute à la sanction sportive de la relégation sur le terrain ;
  • Non pénalisé par la Ligue, Metz, 12e se séparera de son gardien Faryd Mondragon pour respecter la décision de la justice française interdisant de territoire le joueur dès la fin de la saison ;
  • Monaco s'est séparé de son joueur Pablo Contreras dès la trêve de décembre/janvier. Il aura joué 9 matchs. À l'issue de l'annulation de la pénalité de deux points initialement attribuée le club de la principauté n'a plus été inquiété par la Ligue, ni par ses adversaires ;
  • Ayant perdu sur le terrain sa place en Division 1, Strasbourg ne fera finalement pas appel de la décision de rendre la victoire à Metz dans le derby, ce match n'ayant pour les Strasbourgeois aucune conséquence au classement. Le club se séparera de Garay à l'inter-saison. Après la récupération de l'ASSE de sa victoire face à Toulouse et de ses points de pénalité (trop tardive pour se maintenir) le club restera le seul pénalisé sportivement, puisqu'ayant eu son match contre Rennes perdu par forfait (2-2 sur le terrain donné gagné 0-2 pour Rennes) ;
  • Tirant les conséquences des quotas de joueurs non-communautaires, la Ligue modifie dès l'inter-saison son règlement, puisque désormais, les joueurs des pays ayant signé un accord de partenariat avec la France sont considérés comme européens. Dans la pratique, cet accord concerne 90% des joueurs étrangers évoluant dans le championnat de France. Cette règle s'applique dès la saison 2001-2002. Si cette règle avait été en place pour cette saison 2000-2001, aucun des six joueurs en questions n'aurait eu besoin de se procurer de faux passeports pour ne pas entrer dans le giron des joueurs extracommunautaires !
    Par ailleurs, faisant suite aux suggestions de ses membres, elle décide de revenir à 20 clubs dès la saison 2002-2003. Ce fait a pour conséquence indirecte (la décision n'est pas exclusivement liée à l'affaire, mais ce paramètre a dû influer au moment du choix) de laisser une chance supplémentaires aux Strasbourgeois et aux Stéphanois de retrouver l'élite au plus tôt puisque 4 clubs monteront à l'issue de la saison 2001-2002 en Ligue 1, contre 3 habituellement. Toulouse (finalement débouté de son appel du résultat contre l'ASSE) obtient également une petite chance supplémentaire également puisque 4 clubs monteront du National à la Ligue 2. Finalement, les Strasbourgeois et Toulousains remonteront respectivement en Division 1 et Division 2 dès la fin de la saison suivante. Les Stéphanois, auteurs d'une saison mitigée resteront en Division 2. Ils ne retrouveront l'élite que trois ans plus tard pour la saison 2004-2005.


La descente en Division 2

Saison 2001-2002

De retour en Division 2, tout est à reconstruire encore une fois. Alain Michel devient l'entraîneur et de nombreux transferts animent l'inter-saison. Mais le début de saison est désastreux, avec même une journée dans la zone des relégables en octobre. Michel est débarqué, remplacé par Frédéric Antonetti qui assure le maintien.

Saison 2002-2003

La situation n'est pas meilleure. L'équipe est à nouveau dans la seconde moitié de tableau toute la saison, pointant même à la dernière place en février. À partir de ce moment, un déclic ce produit et Saint-Étienne va remonter à la 9e place, faisant réapparaître de l'espoir pour l'an prochain.

Saison 2003-2004

C'est la saison de la remontée, l'équipe étant dans la zone de promotion toute la seconde moitié de saison et finissant même champion. Saint-Étienne s'offre même une demi-finale de Coupe de la Ligue mais tombe face à Sochaux. À la fin de la saison, Frédéric Antonetti quitte le club à la surprise générale, à cause d'un désaccord au niveau du staff.


Le retour parmi l'élite

Été 2004

Pour son retour parmi l'élite, Saint-Étienne recrute Elie Baup pour remplacer Antonetti, ainsi qu'un intéressant recrutement avec notamment Frédéric Piquionne, Pascal Feindouno, Didier Zokora ou Zoumana Camara. Même si le début de saison est difficile, Saint-Étienne se reprend et termine la saison à une belle 6e place.

Été 2005

Les dirigeants acceptent (contrairement à la saison 2000-2001) de participer à la Coupe Intertoto. Les verts seront éliminés sans perdre par l'équipe de Cluj (match à Cluj 1-1, retour à Saint-Étienne 2-2). Un match aura marqué les esprits, celui disputé à Genève contre l'équipe de Neuchâtel Xamax: en effet, ce match a vu le déplacement impressionnant en Suisse de près de 14000 supporters stéphanois. Les supporters confirment donc leur valeur, après s'être déjà illustrés 2 mois plus tôt en étant 10000 à Monaco, lors du dernier match de la saison. Malgré la stabilité de l'effectif et un début de championnat plutôt réussit, la saison est globalement décevante, en particulier à partir de la CAN en janvier. Mais au retour des Africains, les résultats ne remontent pas, l'équipe termine 13e et Elie Baup quitte le club en fin de saison.

Saison 2006-2007

Ivan Hasek et Laurent Roussey arrivent pour remplacer Baup, tout comme Christophe Landrin, Ilan ou Geoffrey Dernis. L'équipe passe toute la saison dans la première moitié de tableau... sauf à la dernière journée où le club retombe à la 11e place. Ivan Hasek laisse les pleins pouvoirs à Laurent Roussey.

Saison 2007-2008

Les grands moyens sont sortis pour renforcer l'équipe (avec le recrutement de Stathis Tavlaridis, Dimitri Payet ou Blaise Matuidi). Malgré cela, la saison est moyenne, et l'équipe plonge à nouveau en janvier au moment de la CAN. Mais un incroyable sprint final qui coïncide avec l'explosion de Bafétimbi Gomis permet à Saint-Étienne de finir 5e et de retourner en Coupe d'Europe 26 ans après sa dernière participation.

Saison 2008-2009

Saint-Étienne ne confirme pas sa 5e place et plonge en bas de tableau. Laurent Roussey est renvoyé, et remplacé par le champion de France Alain Perrin. Mais celui-ci ne parvient pas à faire remonter l'équipe, n'accrochant le maintien qu'à la dernière journée après une victoire contre Valenciennes 4-0. En coupe de l'UEFA, Saint-Étienne termine 1er de son groupe, et bat l'Olympiakos Le Pirée en 16e, mais les Verts tombent face au Werder Brême en 8e de finale.

Saison 2009-2010

La saison ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices avec les départs de Paulo Machado et Bafétimbi Gomis et des renforts (comme Boubacar Sanogo) arrivés tardivement. À mi-saison, Saint-Étienne flirte avec la zone rouge et Perrin a été remplacé par son adjoint, Christophe Galtier en décembre.

Saisons suivantes

>> Matchs (de 1933 à saison précédente) <<
Revivre tous les matchs de l'ASSE depuis sa création
www.forumpeuplevert.com/f40-matchs-de-1933-a-saison-precedente


L'identité et les rivalités

L'identité

Les noms

1919

Amicale des employés de la Société des magasins Casino

1920-1927

Amicale Sporting Club

1927-1933

Association Sportive Stéphanoise

Depuis 1933

Association Sportive de Saint-Étienne Loire


La couleur

Dès la fondation du club, la couleur verte de la chaîne d'épiceries Casino, à l'origine de la création du club, est adoptée.


Les logos

Entre 1933 et 1940


Le premier logo connu du club reprend le sigle du club « ASSE » ainsi que la couleur verte du Groupe Casino, fondateur du club
Entre 1940 et 1960


La forme du logo évolue légèrement. Le sigle reste incliné et la couleur verte devient plus présente.
Entre 1960 et 1970


Le logo reprend la forme d'un écu avec une pointe inférieure en ogive, dont l'arrondi part en haut des flancs. Les couleurs du club sont également introduites sous forme de bandes verticales vertes et blanches.



Entre 1970 et 1977


Les dirigeants, considérant qu'ils ne disposent pas d'emblème marquant, adopte la panthère noire, qui se trouve être le surnom de leur attaquant vedette Salif Keïta. Un concours est lancé auprès de l’école des Beaux-Arts, qui s'achève sur le choix d'un nouvel écusson dans lequel une panthère saute sur un ballon.
Entre 1977 et 1980


Le club revient à un logo pratiquement semblable aux années 1960. Des traits de couleur or sont ajoutés.
Entre 1980 et 1988


Le club adopte une plus grande sobriété avec un écu français ancien en ogive à rayures verticales blanches et vertes.



Entre 1988 et 1989


Le club revient temporaire- ment à la panthère.
Entre 1989 et 1994


Le club adopte un logo rond reprenant les bandes verticales vertes et blanches. Le nom du département fait son apparition.
Entre 1994 et 2000


Le logo est orné d'une étoile tricolore bleu blanc rouge symbolisant les dix titres de champion de France.



Depuis 2000


Le logo adopte un effet de profondeur devenant ainsi au goût du jour.



Les maillots

Les maillots d'un club sont très importants. De nos jours, il rend hommage à l'histoire du club.
Chaque club en possède au minimum deux : une tunique portée lors des matchs à domicile et une autre lors des matchs à l'extérieur. Il peut également exister un troisième maillot porté en cas de conflit de couleurs des deux premières tenues avec l'adversaire, ou en matchs européens.
Les maillots sont collectors. Ils entrent dans l'histoire. En 1931, à la fin du match France-Angleterre, les français proposent aux anglais d'échanger leur maillot. C'est le début d'une tradition.

La vente de maillots est une recette très importante d'un club. Elle est la cinquième recette après la vente de billets, la revente des droits de diffusion, les sponsors et les transferts.

Les maillots évoluent dans le temps et selon les équipementiers :
1933


Joueurs en tenue
1946


Joueurs en tenue
Années 1950


Joueurs en tenue
Saison 1962-1963


Joueurs en tenue
Saison 1966-1967


Joueurs en tenue
Saison 1970-1971


Joueurs en tenue
Saison 1972-1973


Joueurs en tenue


Saison 1973-1974


Maillot

Joueurs en tenue


Entre 1974 et 1978


Maillot

Joueurs en tenue


Saison 1978-1979


Maillot

Joueurs en tenue


Saison 1979-1980


Maillot

Joueurs en tenue


Saison 1980-1981


Maillot

Joueur en tenue


Entre 1981 et 1984


Maillot

Joueurs en tenue


Saison 1984-1985


Maillot

Joueurs en tenue


Saison 1985-1986


Maillot

Joueurs en tenue


Saison 1986-1987


Maillot

Joueurs en tenue


Saison 1987-1988


Maillot

Joueurs en tenue


Saison 1988-1989


Maillot

Joueurs en tenue


Entre 1989 et 1991


Maillot

Joueurs en tenue


Saison 1991-1992


Maillot

Joueurs en tenue


Saison 1992-1993


Maillot

Joueurs en tenue


Saison 1993-1994


Maillot

Joueurs en tenue


Saison 1994-1995


Maillot

Joueurs en tenue


Saison 1995-1996


Domicile

Extérieur

Joueurs en tenue


Saison 1996-1997


Domicile

Extérieur

Joueurs en tenue


Saison 1997-1998


Domicile

Extérieur

Joueurs en tenue


Saison 1998-1999


Domicile

Extérieur

Joueurs en tenue


Saison 1999-2000


Domicile

Extérieur

Joueurs en tenue


Saison 2000-2001


Domicile

Extérieur

Joueur en tenue


Saison 2001-2002


Domicile

Extérieur

Joueur en tenue


Saison 2002-2003


Domicile

Extérieur

Joueurs en tenue


Saison 2003-2004


Domicile

Extérieur

Joueurs en tenue


Saison 2004-2005


Domicile

Extérieur

Joueurs en tenue


Saison 2005-2006


Domicile

Extérieur

Joueurs en tenue


Saison 2006-2007


Domicile

Extérieur

Joueurs en tenue


Saison 2007-2008


Domicile

Extérieur

Joueurs en tenue


Saison 2008-2009


Domicile

Extérieur

Troisième maillot

Joueurs en tenue

Saison 2009-2010


Domicile

Extérieur

Troisième maillot

Joueurs en tenue

Saison 2010-2011


Domicile

Extérieur

Troisième maillot

Joueurs en tenue

Le 13 juillet 2010, l'ASSE présente son nouveau maillot domicile. En collaboration avec le club, Adidas a développé un maillot domicile à l'image du club qui respecte la tradition et demeure pourtant très contemporain : un maillot bicolore qui joue avec le vert ASSE et un nouveau vert, plus foncé, déjà présent la saison dernière sur les manches du troisième maillot. Ce jeu de couleurs, associé au col en V, donne un véritable ton « lifestyle » à ce maillot, pour profiter de celui-ci lors des matchs et dans la vie de tous les jours. Au dos du col, le maillot présente le blason de la ville, ton sur ton, pour rappeler ses racines : l'histoire et le patrimoine stéphanois.
Quelques jours plus tard, le nouveau maillot extérieur est dévoilé. Il est blanc avec des pointes de vert sur les épaules et sur les coutures au niveau des hanches. Le sponsor s'affiche différemment par rapport aux deux autres maillots.
Le troisième maillot est bleu foncé avec des touches jaunes à l'intérieur du col et sur les épaules. Le logo du département, celui de l'équipementier et le sponsor sont également de cette couleur.
Les maillots allient le style à la performance grâce à la technologie Climacool qui optimise la régulation de la transpiration.

Le site de poker en ligne Winamax devient le sponsor principal de l'ASSE.
Le 9 août 2010, Patrick Bruel, image de Winamax, confirme dans un communiqué de presse le partenariat entre le site de poker en ligne et deux équipes de Ligue 1, le PSG et l'ASSE : « je suis plus qu'heureux que Winamax s'associe aux deux clubs qui font partie des clubs les plus emblématiques en France. Saint-Étienne, qui a bercé mon adolescence, et dont l'image fait tellement rêver, et le PSG, cher à mon cœur depuis toujours ».

Saison 2011-2012


Domicile

Extérieur

Joueurs en tenue

Le 24 mai 2011, le nouveau maillot domicile est dévoilé sur le site officiel de l'ASSE. Une tunique qui ressemble à celle de la saison passée avec quelques modifications expliquées par l'équipementier allemand : « ce maillot est à l'image du club et respecte la tradition : un maillot bicolore qui joue avec le vert ASSE et un vert, plus foncé, déjà présent la saison dernière. A ces couleurs viennent s'ajouter un col blanc qui apporte une touche d'élégance et de sobriété ».
Le dimanche 29 mai 2011 à 21 heures, l'ASSE affronte le PSG à Geoffroy-Guichard. Pour ce dernier match de la saison 2010-2011, les stéphanois portent leur nouveau maillot.
Le 6 juillet 2011, l'ASSE dévoile sa nouvelle tunique extérieure. Cette fois-ci, Adidas a rajouté un peu de la couleur mythique des stéphanois. Le maillot se présente avec de larges bandes horizontales blanches et vertes. Le col vert a droit à une petite touche d'originalité. Le logo de l'équipementier est de couleur or tandis que le sponsor est vert.

Saison 2012-2013


Domicile

Extérieur

Troisième maillot

Joueurs en tenue

Le 11 juillet 2012, l'ASSE et Adidas dévoilent les nouveaux maillots. L'accent est mis sur les valeurs familiales de l'ASSE, la solidarité et l'engagement des supporters. Les deux maillots sont fidèles à la tradition du club. Sur chacun d'eux, l'authenticité se dégage à travers des touches qui expriment l'identité du club.
L'ASSE a un maillot domicile d'un seul ton de vert, le vert fairway, comme le souhaitait le club. Il met l'accent, ainsi que l'a voulu la marque allemande, « sur les valeurs familiales de l'AS Saint-Étienne, la solidarité et l'engagement des supporters ». Ce nouveau maillot a pour particularité d'avoir l'étoile du logo dans le haut du dos. Il est aussi signé de la mention « Allez les Verts » à l'intérieur du col pour soutenir l'engagement sans faille des supporters stéphanois pour le club. Rappelons que les joueurs de Ligue 1 avaient fait du public stéphanois leur favori dans un sondage de L'Équipe.
Le maillot extérieur reste blanc et arbore, dans le prolongement du logo de l'ASSE, en bande verticale, les deux tons verts du maillot domicile de la saison précédente. Le sponsor apparaît en rouge.
La troisième tenue est le maillot collector porté lors de la finale de la Coupe de la Ligue. Il reprend la traditionnelle couleur verte du club mais se distingue par des liserets et le col de type « polo » de couleur or. Le logo de l'équipementier et le sponsor sont de la même couleur. La date du match est cousue en fil doré au centre du maillot à la place habituelle du logo Adidas.

La Boutique des Verts est prise d'assaut. Jamais un tel engouement a été vu pour le lancement des nouveaux maillots. Les supporters se sont déplacés en masse pour voir et acheter les maillots domicile et extérieur.

Saison 2013-2014


Domicile

Extérieur

Troisième maillot

Joueurs en tenue

Le 26 juin 2013, l'ASSE et Adidas dévoilent les nouveaux maillots. La collection célèbre le 80e anniversaire du club. En permettant de revisiter un symbole, une période emblématique, chacun des deux maillots rend hommage à l'histoire du club.
La nouvelle tenue à domicile reprend les codes du premier ensemble porté en 1933, c'est-à-dire un short blanc, le maillot et les chaussettes vertes. Le col blanc permet aussi de revisiter le maillot historique de l'ASSE, toujours à dominante d'un vert emblématique. La tradition du club est aussi mise en lumière sur ce maillot vintage avec la présence du premier logo du club et l'inscription « Depuis 1933 », tous deux présents dans le col.
Le nouveau maillot extérieur rend hommage à la panthère, véritable symbole depuis les années 1960, depuis le passage de Salif Keïta. Cette tenue comporte plusieurs rappels de la couleur verte, dont la griffe au niveau du ventre.
Le troisième maillot est la tenue portée lors de la finale de la Coupe de la Ligue de la saison précédente. Le sponsor s'affiche différemment par rapport aux deux autres maillots.
Ces nouveaux maillots bénéficient de la technologie Adidas avec la matière Climacool assurant une meilleure respirabilité et un séchage rapide pendant l'effort.

Saison 2014-2015


Domicile

Extérieur

Troisième maillot

Joueurs en tenue

Alors que les maillots pour la saison 2014-2015 doivent officiellement être dévoilés le 2 juillet 2014 et que le club a jusqu'à la bien géré les possibles fuites, la Boutique des Verts arbore sur sa devanture les photos des nouveaux maillots depuis le 30 juin. Fin du suspens donc.

Le 2 juillet 2014, le club stéphanois et son équipementier Adidas présentent les nouveaux maillots. Très différents dans leur conception (l'un arbore un col rond, l'autre un col façon polo avec des boutons), ils ont au moins en commun, le vert couleur historique de l'équipe et le blanc présent sur les deux tenues.
A domicile, les Verts évoluent en vert, dans une tunique sans grande surprise d'ensemble. A l'exception des fines bandes en diagonale de couleur verte foncée qui habille ce maillot, le reste ne diffère pas franchement des précédentes versions.
Le changement est beaucoup plus visible sur la tenue extérieur car le noir de la saison dernière est remplacé par un maillot à dominante de blanc teinté de vert. Le côté rétro du col et du maillot dans son ensemble fera certainement le bonheur des supporters stéphanois les plus nostalgiques.
Le troisième maillot ne présente que des différences minimes par rapport à la tenue domicile. La couleur verte est plus claire et le sponsor s'affiche différemment par rapport aux deux autres maillots.

Saison 2015-2016


Domicile

Extérieur

Troisième maillot

Joueurs en tenue

C'est le grand retour du Coq Sportif sur la planète football. Mythe du sport tricolore et partenaire des plus grands champions jusqu'à la fin des années 1980, la marque française fait son retour dans le football en tant qu'équipementier de la Fiorentina et de l'AS Saint-Étienne.
La finale de la Coupe des Clubs Champions de 1976 avec la défaite de l'ASSE, le maillot Daniel Hechter du PSG avec RTL en sponsor ou encore le triomphe de Diego Maradona à la Coupe du Monde 1986. Tous ces événements ont une seule chose en commun : Le Coq Sportif. Emblème du sport entre 1970 et 1990, bien avant que les géants Nike et Adidas ne soient omniprésent, la marque française créé en 1882 fait son grand retour dans le monde du football quelques années après avoir équipée Everton ou Manchester City dans les années 2000.
Pour son retour, Le Coq Sportif ne revient pas n'importe où puisque la marque basée à Entzheim (Alsace) redevient l'équipementier du club qui a aidé à construire sa légende : l'ASSE. Équipementier du club de la Loire entre 1969 et 1984, Le Coq Sportif et l'ASSE rayonnent ensemble sur le football national et européen puisqu'ils glanent six titres de champions de France, quatre Coupes de France et se hissent en demi-finale de la Coupe des Clubs Champions en 1975, et en finale en 1976. Ces quinze années de partenariat offrent des maillots légendaires comme bien sûr le mythique maillot Manufrance de 1976.
De nouveau devenu une place forte du football hexagonal, Saint-Étienne quitte donc Adidas qui était son équipementier depuis 2005 et devient avec la Fiorentina le porte drapeau de la marque française. Si les détails du contrat n'ont pas filtrés, le montant à tout de même été qualifié de « record » par les dirigeants stéphanois, de quoi donner un peu plus de poids à ce nouveau partenariat qui court jusqu'en 2019.

Dévoilé le 30 juin 2015 après avoir longtemps fait monter le suspense sur les réseaux sociaux en dévoilant de nombreuses photos, Le Coq Sportif souhaite, pour son retour, rendre un hommage au grand Saint-Étienne des années 1970 avec une tenue domicile au design très rétro. L'équipementier français a donc décidé de revenir à une tenue entièrement verte qui arbore en revanche un liseré tricolore au niveau du col. Un maillot donc très proche du design des maillots que portaient Dominique Rocheteau, Jean-Michel Larqué, Dominique Bathenay ou Hervé et Patrick Revelli à Glasgow en 1976.
Du côté du maillot extérieur, les Verts repassent à une tenue blanche. Réplique exacte du maillot domicile de l'ASSE, ce maillot extérieur reprend également le drapeau bleu-blanc-rouge sur son col tandis que le logo de l'équipementier et le sponsor passent au bleu marine.
Le troisième maillot est quand à lui bleu foncé et prend son inspiration dans le drapeau français. On retrouve le col tricolore.

Du côté du sponsor, Winamax laisse sa place sur le maillot à Eovi MCD Mutuelle à partir de cette saison.

Saison 2016-2017


Domicile

Extérieur

Troisième maillot

Joueurs en tenue

Le 12 mai 2016, l'ASSE fête les quarante ans de la mythique finale de la Coupe d'Europe 1976. Baptisé « Pour l'amour des Verts », l'événement est l'occasion pour l'équipementier Le Coq Sportif de dévoiler les nouvelles tenues 2016-2017 des Verts et notamment une tenue domicile riche en histoire.
« Célébrer à la fois cette finale inoubliable de 1976 et ses fameux poteaux carrés et le parcours actuel du club », voilà pour cette soirée évènement la promesse de l'ASSE et du Coq Sportif, premier équipementier de l'histoire du club mais surtout celui de la mythique tenue Manufrance utilisée en 1976.

Sans surprise, le maillot diffère peu de celui de la saison passée. Principal changement : le col rond cède la place à un col de type « polo », sur lequel on retrouve le célèbre liseré bleu-blanc-rouge emblématique de l'ASSE des années 1970, période faste du club marquée par de nombreux titres en championnat et en Coupe de France. Ce même liseré apparaît également au bout des manches. Quant à la couleur du maillot, elle rappelle encore une fois celle de l'époque des Hervé et Patrick Revelli, Jacques Santini et Jean-Michel Larqué, comme le souligne Roland Romeyer : « la texture et la couleur sont respectueuses des origines du maillot. Ce vert, c'est le vert historique, le vrai vert ».
Une opinion partagée par Patrick Ouyi, directeur de la communication chez Le Coq Sportif : « nous avons fait le choix, comme la première saison, de garder le vrai vert et la matière que nous avions développé l'année dernière, et d'apporter un petit plus à ce maillot avec le col qui le rend encore plus élégant. Sur un cycle de deux années, on arrive à raconter une histoire plus en profondeur, plutôt qu'essayer systématiquement de tout changer. Pour nous, Saint-Étienne est le plus grand club de France, et quand on regarde les autres grands clubs, le maillot, c'est quelque chose de fort ».
Comme la saison passée, la même tenue sera déclinée en trois combinaisons de couleurs différentes : maillot vert, short blanc et chaussettes vertes à domicile, maillot blanc, short vert et chaussettes blanches à l'extérieur, et un ensemble bleu très foncé. Les gardiens évoluent dans un ensemble saumon.

Saison 2017-2018


Domicile

Extérieur

Troisième maillot

Joueurs en tenue

Le 29 juin 2017, à l'occasion d'une conférence de presse organisée au Centre de L'Étrat, l'ASSE dévoile ses nouveaux maillots. Ils sont « très agréables à porter » selon Loïc Perrin. Roland Romeyer déclare : « ces maillots sont magnifiques, ils reflètent le glorieux passé et les valeurs de l'ASSE [...] Le maillot noir rappelle notamment la couleur des mineurs, une partie de l'histoire de la ville de Saint-Étienne [...] C'est une fierté de pouvoir compter sur ce partenariat et d'être équipés par le Coq Sportif ».
Le maillot domicile est principalement composé de coton. On remarque d’emblée que Le Coq Sportif a choisi d’utiliser une couleur verte feuille foncée, inspirée de celle du maillot Super Télé de 1981, qui tranche avec le maillot clair de la saison précédente. Pour le reste, cette tenue se distingue par sa grande sobriété, qui se conjugue seulement avec le liseré tricolore, le « Modestie », autour de l'encolure et aux extrémités des manches. Le logo de l'équipementier opère un petit changement minime, avec la disparition du nom de l'entreprise française en dessous.
Le maillot extérieur est un hommage au peuple Vert, explique Le Coq Sportif. L'équipementier français a créé un maillot noir, symbolisant le charbon et la mine, contrasté de détails or, couleur de la lampe de mineur. Cette dernière figure sur l'intérieur du col et, derrière cette lampe, se croisent une pioche et un marteau.
Le troisième maillot se démarque des autres en s'offrant une petite originalité. Cette tenue combine du blanc et le même vert feuille utilisé par le maillot domicile pour les logos. Mais c'est véritablement le design de la manche gauche qui attire le regard puisqu'il est constitué de trois larges bandes. Elles reprennent les couleurs des trois maillots : le vert, le noir et donc le blanc.

Saison 2018-2019


Domicile

Extérieur

Troisième maillot

Joueurs en tenue

Le 29 juin 2018, l'ASSE dévoile ses nouveaux maillots au Centre de L'Étrat devant près de 600 personnes, en présence de Roland Romeyer, Frédéric Paquet (directeur général), Dominique Rocheteau, Jean-Louis Gasset, de son staff et du groupe professionnel qui ont effectué leur retour à l'entraînement le matin même. Mêlant innovation technique et responsabilité environnementale, les nouveaux maillots illustrent la volonté commune de l'ASSE et du Coq Sportif de perpétuer production française et identité stéphanoise. Les Verts porteront des maillots entièrement fabriqués en France, développés dans les ateliers de l'Aube du Coq Sportif. Frédéric Paquet déclare : « en 2015, le Coq Sportif a choisi d'équiper un seul club de football en France : l'AS Saint-Étienne. Nous sommes fiers d'accompagner, depuis trois ans, le développement d'un équipementier qui fabrique nos tenues en France et de figurer parmi ses principaux partenaires aux côtés d'autres grandes institutions comme le Tour de France et le XV de France. Notre partenariat a d'autant plus de sens que le coq sportif partage les mêmes valeurs que l'ASSE. Le maillot vert représente justement des valeurs de courage et solidarité que chaque joueur doit s'approprier quand il le revêt. Le Coq Sportif connaît parfaitement l'ADN de notre club et conçoit des tenues qui incarnent totalement notre identité ».
Le maillot domicile est composé de coton bio. Afin de permettre une meilleure évacuation de la transpiration, le coton bio et l'élasthanne sont mêlés à un polyester recyclé. Le maillot est également travaillé autour de bandes d'aérations vertes foncées sur les côtés, pour une sensation de bien-être tout au long des matchs. Le col a été repensé et modernisé par une coupe droite et une fermeture magnétique.
Le maillot extérieur reprend les couleurs iconiques de l'ASSE : blanc et vert. Le design est identique à celui du maillot domicile. Il est souligné par les bandes techniques en mesh sur les côtés du maillot assurant confort et respirabilité.
Le troisième maillot représente la mine et le charbon. La lampe des mineurs figure à l'intérieur du col. Derrière cette lampe, se croisent une pioche et un marteau, rappelant une nouvelle fois que le Chaudron est construit sur d'anciens puits.

Du côté du sponsor, Eovi MCD Mutuelle laisse sa place sur le maillot à Aesio à partir de cette saison. Aesio est un groupe de mutuelles unissant Adréa Mutuelle, Apréva Mutuelle et Eovi MCD Mutuelle.

Saison 2019-2020


Domicile

Extérieur

Troisième maillot

Joueurs en tenue

Le 3 juillet 2019, l'ASSE dévoile ses nouveaux maillots à la Boutique des Verts.
Le nouveau maillot domicile est composé d'un jeu de matières mêlant coton, polyester, élasthanne. Il bénéficie aussi d'un traitement déperlant qui garantit un séchage rapide et un confort sans précédent. Il accompagne les joueurs dans leurs mouvements et s'ajuste à la silhouette. Ce mélange de matières assure en outre un gain en technicité. La nouvelle tenue a été travaillée autour de sa couleur historique, le vert Forez, plus clair, associée à un vert plus foncé. Le col est repensé et modernisé avec l'ajout des couleurs bleu-blanc-rouge rappelant l'ADN de la marque. Ce signe distinctif figure également sur le côté du maillot.
Le maillot extérieur a un design identique à celui de la tenue domicile. Il est souligné par les bandes techniques en mesh sur les bords latéraux du maillot assurant confort et respirabilité.
Le troisième maillot change de l'ordinaire côté couleur. Pour la deuxième fois de son histoire, l'ASSE disposera d'un jeu de maillots gris. Le club a déjà arboré cette couleur lors de la saison 1999-2000. Il y a tout juste vingt ans, les Verts, alors promus en Ligue 1, avaient déjoué tous les pronostics et s'étaient hissés à la sixième place du championnat. Le design bi-matière du maillot est rehaussé par des détails noir et vert sur le flanc gauche et un liseret vert-blanc-noir sur le col.


Les rivalités

L'ASSE a trois clubs rivaux en Ligue 1. Cette rivalité se fait sentir à l'approche et lors des matchs.


Avec l'Olympique Lyonnais

Le match ASSE-OL ou OL-ASSE, selon l'équipe qui reçoit, est parfois appelé le « derby du Rhône » ou encore le « derby rhônalpin » par les journalistes, mais bien souvent le « Derby ». Il est souvent vu comme l'opposition de Saint-Étienne « la populaire » contre Lyon « la bourgeoise », et entre le club des années 1970 qu'est l'ASSE et celui des années 2000 qu'est l'OL.
La première rencontre entre les deux clubs a lieu le 28 octobre 1951. Depuis, cette affiche est très fréquente. Le centième derby s'est déroulé au stade Gerland le 25 septembre 2010. Les lyonnais ont assisté aux premières loges à la victoire des Verts (1-0), qui n'était plus arrivée depuis seize ans.

En remportant dix titres de champion de France de 1957 à 1981, l'ASSE domine le football français durant les années 1960 et 1970. Dans les années 2000, la tendance s'est inversée : l'OL remporte sept titres consécutifs de champion de France de 2002 à 2008, et est vice-champion en 2001 et 2010.

Le match entre les deux équipes revêt une connotation importante chez les supporters. Ils assistent très nombreux au dernier entraînement de leur club pour motiver leur équipe avec des chants, des fumigènes et des banderoles. Le match est presque systématiquement animé par des tifos à l'occasion de ces rencontres.


L'origine

La rivalité sociale entre les deux villes est vieille de plusieurs siècles. Cette rivalité est due à la proximité des deux villes, seulement distantes de soixante-deux kilomètres. Il s'agit d'une distance faible entre deux clubs évoluant en Ligue 1. Il s'agit également des deux communes les plus peuplés de Rhône-Alpes.
La rivalité est également d'origine sociale : Lyon est réputée « bourgeoise » tandis que Saint-Étienne est plus « ouvrière ».


Les évènements marquants sur la pelouse

On retrouve notamment :

7 juillet 1990

L'ASSE affronte l'OL à l'occasion d'un match amical à Feurs. Roberto Cabanas (lyonnais) et Jean-Pierre Cyprien (stéphanois) en viennent aux mains avant d'être renvoyés aux vestiaires par l'arbitre de la rencontre. Mais le fait de jeu le plus insolite de cette partie arrive en deuxième période lorsque l'attaquant stéphanois David Brockers, filant droit au but gardé par le gardien lyonnais Gilles Rousset, se fait sécher par... un supporter lyonnais qui s'est introduit sur la pelouse pour prêter main forte à la défense. La légende raconte que Raymond Domenech, alors entraîneur de l'OL, se serait précipité vers l'arbitre avant de lâcher ironiquement : « le tacle était régulier, il n'y a pas faute !  »

10 novembre 2013

L'ASSE s'incline 2-1 à la dernière seconde, à domicile. Lors de l'échauffement, l'entraîneur lyonnais des gardiens Joël Bats accroche une écharpe de son club au filet de la cage située devant le Kop Sud sans avoir sollicité l'autorisation de la LFP comme l'exigent les règlements pour toute sorte d'animation.
S'ajoutent les accusations de Jean-Michel Aulas envers Stéphane Ruffier qui l'aurait frappé dans le dos.
L'ASSE publie un communiqué de presse : « cet acte inconscient (l'écharpe de l'OL accroché au filet) est une forme d'incitation à la violence et aurait pu avoir de graves conséquences sur le déroulement du match. Si l'objectif était de provoquer un envahissement du terrain pour porter un préjudice futur à l'ASSE, l'acte est encore plus déplorable », « ni Stéphane Ruffier, ni Fabrice Grange (entraîneur stéphanois des gardiens) n'ont eu de comportement violent à l'issue du derby dans le tunnel menant aux vestiaires alors que le médecin de l'OL, Emmanuel Orhant a eu une attitude indigne de sa fonction et volontairement provocatrice en chantant "on est chez nous". Est-ce que l'attitude de Joël Bats et des dirigeants de l'OL est de nature à inciter les pouvoirs publics à autoriser les déplacements futurs de supporters ? L'OL n'agirait pas autrement s'il voulait faire interdire ceux-ci lors des prochains derbies ».

30 mars 2014

Les supporters stéphanois sont interdits de déplacement à Gerland pour le derby. Décision du Ministre de l'Intérieur Manuel Valls. L'ASSE remporte le match 2-1 quatre ans après sa dernière victoire contre l'OL. Au terme du match, les Verts exultent pendant que des supporters lyonnais envahissent le terrain pour frapper des joueurs de l'ASSE. Pas de chance, ils tombent en premier contre Kurt Zouma, Moustapha Bayal Sall et Brandao. Aucun de ces supporters lyonnais ne seront arrêtés. L'ont été un individu qui a fait irruption sur le terrain pendant la rencontre, deux autres individus stoppés par les policiers alors qu'ils jetaient des projectiles sur le terrain et dans les tribunes, et un individu qui a outragé plusieurs policiers alors qu'ils assuraient la sécurité pendant le match.
Dans le couloir du stade, Rémi Garde, Samuel Umtiti et Clément Grenier sont très énervés.

8 novembre 2015

Le dernier derby au stade Gerland est boycotté par les supporters stéphanois à cause des autorités lyonnaises qui ont pris la décision de limiter la présence des supporters. Le match se solde par une défaite 3-0 avec un triplé d'Alexandre Lacazette.
A la 78e minute, Jordan Ferry tacle très durement Robert Beric. Les esprits s'échauffent et Loïc Perrin reçoit une gifle du défenseur lyonnais Yanga Mbiwa. Robert Beric est gravement blessé aux ligaments du genou et sera écarté des terrains pendant six mois. Jordan Ferry ne prend qu'un carton jaune, lui qui déclarera : « je n'ai rien fait de mal ». Anthony Lopes est aussi averti pour avoir envenimé la situation. Quant à Yanga Mbiwa, il ne prend pas de carton. Huit minutes plus tard, Jordan Ferry fait une passe décisive pour le triplé d'Alexandre Lacazette.
Cette infériorité numérique « forcée » ne plaît pas aux Verts, qui viennent demander des comptes à Jordan Ferry au coup de sifflet final.
Devenu l'un des joueurs préférés des supporters stéphanois, Robert Beric revient dans une interview sur sa grave blessure : « la saison dernière, je me suis blessé pour la deuxième fois de ma carrière aux ligaments du genou. Il y a huit ans c'était le gauche, lors du derby c'était le droit. Maintenant j'espère que c'est fini ! Après m'avoir blessé au genou, le joueur lyonnais Jordan Ferri n'a pas eu de sanction. Il n'a jamais présenté ses excuses, il ne m'a pas appelé non plus. Il doit penser qu'il n'a pas besoin de s'excuser. Je n'ai pas de problème avec ça, je ne suis pas en colère. J'espère cependant qu'il n'a pas fait ça intentionnellement et que ce n'était qu'un malheureux concours de circonstances. J'ai revu les images, je me suis coincé la jambe et malheureusement mon genou a tourné ».

5 février 2017

L'ASSE bat l'OL 2-0 à domicile. En fin de match, les esprits s'échauffent. Rachid Ghezzal est exclu à la 92e minute après un deuxième carton jaune suite à un coup porté sur Fabien Lemoine. Le lyonnais est rejoint une minute plus tard par Corentin Tolisso, exclu directement pour un tacle très dur sur le même stéphanois. Fabien Lemoine quittera le terrain de son propre chef expliquant « je ne joue pas pour me faire casser la jambe » à Bernard Caïazzo présent dans les couloirs du stade.
Lors de la sortie de Fabien Lemoine, Bernard Caïazzo, énervé du comportement des joueurs lyonnais, lâche dans les couloirs ces propos captés par Canal+ : « ce sont des malades mentaux ». Pour Bernard Caïazzo, les lyonnais « sont conditionnés, ils ne peuvent pas supporter de perdre un match. Ils ont perdu à la régulière... et ils veulent tuer tout le monde ». Pierre Ménès, journaliste sportif connu pour son franc parlé, approuve les propos en twittant : « Caïazzo a 100% raison ».
Jean-Michel Aulas minimise le tacle très dur de Corentin Tolisso sur Fabien Lemoine : « Tolisso a craqué oui, mais bon, comprenez-le il est sollicité par les meilleurs clubs européens ».
Roland Romeyer débriefe le match sur RMC Sport : « j'ai été choqué et triste pour Fabien Lemoine, c'est une victime, il rentre à 2-0. Je regrette. J'ai beaucoup de reconnaissance pour ce que fait Genesio, Lemoine c'est quelqu'un d’exceptionnel. Un joueur vraiment intègre, un joueur comme tous les présidents aimeraient en avoir. Je ne le laisserai pas faire. Fabien Lemoine est sorti avant la fin du match par peur de se faire blesser. Il a eu peur, nous avons eu peur. J'ai revu l'action. S'il a le pied d'appui bien pris, il se fait casser la jambe comme Jérémy Clément. Je suis déçu de la réaction des lyonnais, mais je ne veux pas polémiquer, je ne suis pas comme ça ». Avant d'ajouter : « il y a eu les faits sur le terrain et dans le vestiaire, ils ont saccagé le vestiaire. Déjà les U19 l'avaient fait à l'Étrat, là ils cassent les vestiaires à Geoffroy-Guichard ». En effet, après la rencontre, les responsables du stade constatent des impacts de crampons dans les portes et sur les murs. Un radiateur est également abîmé.

5 novembre 2017

L'ASSE enregistre la plus lourde défaite de l'histoire du club, et donc des derbys, avec un 5-0 à domicile. La rencontre est interrompue sept minutes après seulement trente secondes de jeu, dû à l'utilisation de fumigènes qui rendent l'utilisation de la goal-line technology impossible avant que la fumée ne se dissipe. A la dixième minute, Romain Hamouma lancé en profondeur par Vincent Pajot, perd son duel face à Anthony Lopes et obtient un corner. La suite va être terrible pour les Verts. En tirant le coup de pied arrêté, Romain Hamouma se fait une déchirure musculaire à la cuisse gauche, ce qui l'éloignera des terrains jusqu'à la fin de l'année. Sur le contre, l'OL ouvre le score sur une frappe en finesse. En moins d'une minute, le derby vient de basculer. A la demi-heure de jeu, les Verts sont menés 2-0. Dès le retour des vestiaires, Léo Lacroix est expulsé pour un tacle dangereux sur Nabil Fekir. Le match devient très chaud durant les dix minutes suivantes. A 3-0, à la cinquante-huitième minute, les deux kops stéphanois décident d'arrêter d'encourager leurs joueurs et d'enlever la bâche de leurs groupes respectifs. A la soixante-cinquième minute, le score est de 4-0 pour l'OL. A cinq minutes de la fin du match, Nabil Fekir fête le cinquième but de son équipe en provoquant les supporters stéphanois du Kop Sud : il enlève son maillot pour montrer son nom et écope d'un carton jaune, ce qui lui vaut d'être automatiquement suspendu pour le prochain match de l'OL, s'agissant de son troisième avertissement en moins de dix matchs. Se sentant humiliés, une cinquante de supporters stéphanois du Kop Nord envahissent le terrain, forçant l'arbitre à interrompre le match, pour la seconde fois. Dans un communiqué, les Magic Fans expliquent que les principaux leaders du Kop Nord sont interdits de stade depuis leur irruption lors du huis-clos face à Rennes, fin avril, où ils avaient forcé l'entrée du stade et craqué de nombreux fumigènes. La tribune est donc actuellement « gérée » par des gens moins habitués à tenir ce rôle, ce qui entraîne un peu de flottement et laisse la porte ouverte à des prises d'initiatives individuelles. Il n'y a eu aucun mot d'ordre général pour descendre sur le terrain. Après quarante minutes d'arrêt, le match reprend pour jouer les cinq dernières minutes, devant des tribunes presque complètement vides et sous les « olé » des supporters lyonnais.
Alors que l'OL avait été battue lors de ses trois précédents déplacements à Saint-Étienne, les lyonnais mettent fin à cette série. Du côté de l'ASSE, les Verts n'enregistrent qu'une seule victoire en six journées.

Dominique Rocheteau réagit à la provocation de Nabil Fekir et à l'envahissement du terrain : « je ne cautionne pas cet envahissement de terrain, j'aime beaucoup Nabil Fekir qui est un très grand joueur mais il aurait du rester humble, il y a un manque d'intelligence, il n'a pas à faire ça à 5-0. On connait le contexte du derby et la relation entre les deux clubs, c'est un geste humiliant, il aurait du être plus grand que cela ».
Bruno Genesio regrette aussi le geste de son attaquant : « je pense qu'il faut savoir rester modeste, il n'y avait pas de raison de provoquer. Dans l'autre sens, nous n'aurions pas apprécié ». Il déclarera la semaine suivante ne pas comprendre ce que son joueur a fait de mal.
Jordan Ferri ne comprend pas pourquoi son coéquipier est convoqué par la Commission de discipline : « je comprends que son geste fasse parler. En revanche, voir Nabil être convoqué en Commission de discipline est inadmissible. Je ne vois pas ce qu'elle vient faire là. Au club, on le soutient tous, et il n'est pas acceptable que des supporters pénètrent sur un terrain. Nabil n'a rien fait de scandaleux. Au contraire ! Il a réussi un super-match et n'a rien dit quand il a pris des coups. Après le cinquième but, il a laissé exploser sa joie et son geste n'était pas prémédité. C'est le derby. Il y va de la fierté d'une ville, d'un club, des supporters, et ça devrait rester un match de foot. On l'a gagné, voilà, et il y aura d'autres derbys. Le match est terminé et on ne devrait plus en parler ».
Les journalistes sportifs condamnent le geste de Nabil Fekir. Le lyonnais déclarera « ne pas le regretter » son geste au micro de Canal+.

Après douze journées passées sur le banc stéphanois, Óscar García démissionne, alors sous contrat depuis cinq mois et jusqu'en 2019.

>> Óscar García <<
www.forumpeuplevert.com/t3-club#garcia


Les évènements marquants dans les tribunes

Le derby et la suprématie régionale n'est pas seulement une affaire de football. La rivalité a aussi lieu dans les tribunes. Saint-Étienne est souvent exalté dans les médias pour la ferveur de ses supporters, quand ceux de Lyon tendent à être qualifiés de froid et de peu fervents. Le manque de résultats sportifs de Saint-Étienne dans le derby incitent les supporters à se dépasser pour assurer une suprématie régionale dans les tribunes, à défaut de l'avoir sur le terrain.

La rivalité se retrouve dans de nombreux chants hostiles au club rival, chantés pour certains quel que soit le match.

Les tifos et les banderoles sont une autre manière de montrer sa supériorité dans les tribunes, et de se moquer de l'adversaire. Au fil des derbys se succèdent les tifos exhortant les joueurs à vaincre l'adversaire, exacerbant les différences culturelles, historiques et économiques de leur ville, en opposition à l'autre. Les banderoles permettent aussi de ridiculiser l'adversaire le plus souvent, parfois avec dérision. Les valeurs de la ville, la faiblesse du public ou de l'équipe affrontée sont les thèmes les plus abordés. Elles ont une importance variable selon l'agressivité du message, et ont même engendré pour certaines des procédures judiciaires.

On retrouve notamment :

30 septembre 1995

En 1995, le Président de la République Jacques Chirac décide de reprendre les essais nucléaires sur un îlot du Pacifique appelé Mururoa. Protestation mondiale, et banderole lyonnaise lors du déplacement de l'ASSE à Gerland (défaite 2-1) : « stoppez les essais nucléaires à Mururoa... Faites-les à Saint-Étienne ». Si tel était le cas, Lyon n'échapperait pas aux radiations.

6 septembre 2000

Une banderole lyonnaise fait polémique : « les gones inventaient le cinéma... pendant que vos pères crevaient dans les mines ». Contrairement à ce que revendiquent les lyonnais, les frères Lumière n'ont pas inventé le cinéma. L'histoire du cinéma commence en 1832 quand le Belge Joseph Plateau invente le phénakistiscope sur lequel une série de dessins recréent le mouvement. Son principe est perfectionné par d'autres chercheurs, en remplaçant les dessins, d'abord par des photographies, puis par des images projetées. Le premier appareil de chronophotographie apparaît en 1874, quand l'astronome Jules Janssen construit un revolver photographique impressionnant une partie de sa plaque photographique à intervalles réguliers. Le tournant décisif de ces améliorations est accompli en 1888 par Étienne Jules Marey qui reprend l'idée de Jules Janssen mais qui utilise le premier une pellicule sensible. Thomas Edison ne fait que parfaire le dispositif en appliquant des perforations sur la pellicule et des griffes sur les appareils. C'est là que les frères Lumière interviennent. Ils passent de quarante-six à seize images par seconde, améliorent le mécanisme d'entraînement par griffes et brevettent le cinématographe en 1895 récoltant ainsi les lauriers.
La banderole, insultante, ne passe pas. Les parisiens prendront la défense des Verts avec un cinglant « et pendant que vos faisiez votre ciné... on b*sait vos mères ».

3 mars 2007

La banderole accompagnant un tifo des Magic Fans représentant les joueurs lyonnais en animaux de la savane dit : « la chasse est ouverte : tuez-les ! ». Le groupe ultra est condamné à une amende de 500 euros avec sursis.

28 avril 2013

Les supporters lyonnais provoquent les supporters stéphanois, après le but marqué par Kurt Zouma, en leur jetant divers projectiles. Le commentateur de Canal+ précise que c'est bien les « gones » qui ont commencé à « canarder » les stéphanois, dénonçant ainsi le montage et le commentaire de la chaîne d'après-match. Le match se termine sur un nul (1-1).

5 février 2017

Les supporters lyonnais causent de « sérieuses dégradations » dans les toilettes de la tribune des visiteurs.
Saint-Étienne Métropole demande mille euros à l'OL afin de réparer les dégâts. Le club lyonnais refusant de payer, l'ASSE sort le chéquier pour clore le dossier.

5 novembre 2017

Plusieurs tifos sont dévoilés, dont celui du Kop Sud portant l'inscription « pas de cinéma, ce soir on a : La Haine », suivi d'un second tifo avec trois personnages principaux du film La Haine, avec comme inscription : « l'important, c'est pas la manière... C'est la victoire ! » (la version originale du film est « l'important c'est pas la chute... C'est l'atterrissage »). Nombreux journalistes sportifs voient une référence cinématographique au film culte de Mathieu Kassovitz réalisé en 1995 et récompensé l'année suivante de trois César, dont celui du meilleur film, sur ces onze nominations.
Mais le Conseil National de l'Éthique, qui dépend de la FFF, n'a pas la même interprétation du premier tifo et annonce le lendemain du match qu'il demande à la Commission de discipline de la LFP de se pencher sur les différents tifos exhibés par les supporters stéphanois avant le derby, notamment au premier tifo faisant référence au film. Une demande qui pourrait aboutir à une sanction de plus pour les Verts. Le Conseil National de l'Éthique « regrette qu'un tel message, incitant un comportement antisportif et contraire aux valeurs du football, ait pu être affiché dans un stade ».
En fin de première mi-temps, les supporters lyonnais dévoilent une banderole : « arrêtez de vous reproduire en famille », ce qui a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux durant toute la soirée, mais est restée inaperçue par les journalistes sportifs et la LFP.

Dans le parcage attribué aux visiteurs et dans les toilettes attenantes, les supporters lyonnais présents à Geoffroy-Guichard commettent des dégradations importantes. Sièges arrachés dans la tribune, WC détruits, portes des toilettes défoncées, c'est le constat que font les services techniques de Saint-Étienne Métropole, les représentants de la LFP ainsi que les services de police à l'issue de la rencontre.
Saint-Etienne Métropole décide de déposer une plainte vu l'étendue des dégâts qui sont évalués entre 30 000 et 40 000 euros. Informés de ces actes de vandalisme, des représentants du club lyonnais font savoir qu'ils régleraient la facture.


Les évènements marquants au-delà du sport

On retrouve notamment :

6 septembre 2000

L'« affaire des faux passeports » commence dans les coulisses du derby entre l'ASSE et l'OL (le derby de la banderole « les gones inventaient le cinéma... pendant que vos pères crevaient dans les mines »). Intrigué du changement de nationalité des deux joueurs à l'intersaison et renseigné par José Fuentes, l'agent d'Edmílson (arrivé lui-même à l'intersaison), de la pratique de falsification de passeports par certains agents de joueurs, le président Jean-Michel Aulas menace les dirigeants de l'ASSE de porter une réclamation si les joueurs sont alignés sur la feuille de match, suspectant des faux. José Aloisio est de toute façon blessé lourdement, mais Alex Dias de Almeida, présent à Geoffroy-Guichard, n'est pas aligné. Officiellement, il serait sur le départ pour le Bétis Séville, alors que le marché des transferts est clos dans toute l'Europe depuis une semaine. Le derby se solde par un nul 2-2.
Bien vite la rumeur de la menace de Jean-Michel Aulas et de la légalité du passeport portugais d'Alex commence à courir.

2004

Dans « Les 11 commandements », le film à sketches réalisé par François Desagnat et Thomas Sorriaux, afin de mettre en œuvre le commandement « tu prendras un bide », Mickaël Youn et ses acolytes se font passer pour des chanteurs stéphanois et entament, devant le virage nord du stade Gerland, « Le lion est mort ce soir ». La réaction espérée ne se fait pas attendre : le public lyonnais les siffle et les insulte.

25 septembre 2010

L'ASSE bat à l'extérieur l'OL 1-0 lors du centième derby. Jean-Michel Aulas s'adresse, micro en main, aux supporters lyonnais qui demandent la démission de Claude Puel : « la Ligue des Champions, les stéphanois la jouent eux sur PlayStation ».

12 février 2011

Au match retour, l'ASSE s'incline à domicile 4-1, malgré l'ouverture du score par Carlos Bocanegra à la treizième minute. Après le but, un supporter stéphanois se rend dans la tribune présidentielle pour offrir une PlayStation parfaitement emballée à Jean-Michel Aulas. Au même moment, une grande banderole est déployée par les Magics Fans derrière le but de Jérémie Janot : « ce cadeau au nom du peuple Vert ». Ne voulant pas en rester là, Jean-Michel Aulas descend de la tribune pour raconter le tout au délégué et déposer une réclamation, protestant contre la préméditation et l'organisation de cet acte. Un geste plein d'humour qui a effrayé le président lyonnais : « j'ai eu un peu peur. J'ai vu un individu parcourir la tribune officielle, sans doute avec la complicité des officiels parce qu'on ne vient pas en tribune officielle comme ça. Il y avait quelque chose qui faisait tic-tac », « je n'ai pas pensé à une Playstation. J'ai eu peur que ça explose en vol, un peu comme Saint-Étienne ce soir ». Il ajoute sur le plateau d'Orange Sport : « on va continuer à jouer la Ligue des Champions non pas sur la PlayStation mais à Madrid. Je suis passionné. Lorsque des gens m'insultent, je sais compter jusqu'à quatre et jusqu'à un ».

Août-septembre 2011

Le 3 août, Steed Malbranque, joueur lyonnais de 1994 à 2001 (quatre ans en équipe de jeunes et trois ans en équipe première), revient en France. Dix ans après son départ en Angleterre, il signe un contrat de deux ans avec l'ASSE.
Le 21 août, la nouvelle recrue entre en jeu à la 64e minute lors du match contre l'Olympique de Marseille pour remplacer Florent Sinama-Pongolle. Ce sera son unique match sous le maillot vert.
Le 28 août, il annonce mettre fin à son contrat, estimant ne plus être à 100% de ses moyens pour jouer avec les Verts.
Le 30 août, Christophe Galtier confirme la demande de rupture de contrat de Steed Malbranque sans vouloir en préciser la raison.
Le 6 septembre, la décision est officialisée par l'ASSE. Maintenant sans club, il explique au journal L'Équipe : « j'ai résilié avec l'ASSE car je n'avais pas de plaisir aux entrainements. Si je n'avais plus de plaisir, ça ne servait à rien de rester au club. Ce n'est pas mon genre de m'asseoir dans un coin et de toucher mon chèque à la fin du mois. C'est vrai qu'au début, tous les clignotants étaient au vert. Je pensais faire le bon choix en signant à Sainté. Après trois semaines, je me suis aperçu que j'avais peut-être fait une erreur. Vaut mieux s'apercevoir de son erreur tout de suite que de rester comme ça pendant un an ».
Il s'entraîne durant la deuxième partie de saison avec l'équipe du Stade Malherbe Caen. Le directeur sportif Alain Caveglia souhaite en faire un renfort pour l'année suivante en cas de maintien, mais le club descend en Ligue 2. Il partira à l'OL et y restera quatre ans.

Claude Malbranque, le père de Steed, est gérant d'un tabac presse à Bourg-en-Bresse. Il répond en septembre 2011 aux questions du journal Le Progrès :
Journaliste : « Claude Malbranque, connaissez-vous les raisons qui ont poussé votre fils Steed à quitter l'ASSE ? »
Claude Malbranque : « je n'ai pas plus de nouvelles de Steed que vous. Nous sommes en rupture depuis dix ans, depuis son départ de l'OL. Dès qu'il a rencontré sa femme, il ne m'a plus écouté. Ça fait tourner la tête, vous savez. Je ne l'ai pas accepté ».

Journaliste : « quand il était jeune, vous n'aviez pas voulu qu'il aille à Montpellier plutôt qu'à Lyon ? »
Claude Malbranque : « mais non. On en venait de Montpellier, il avait une dizaine d'années et ce sont les Montpelliérains qui ne voulaient pas qu'il parte. Comme c'était un club pro, il lui fallait une lettre de sortie. Il avait fallu aller devant la fédération ».

Journaliste : « aujourd’hui, vous n'avez vraiment pas de nouvelles ? »
Claude Malbranque : « non, il a peur de moi. Il me craint. Je suis quelqu'un qui dit la vérité. J'agis, je discute après. Il le sait. Je suis comme ça. C'est pour cela qu'il évite de me parler ».

Journaliste : « pourquoi ne pas avoir accepté son départ en Angleterre ? »
Claude Malbranque : « c'est sa vie ? Et alors ? Qui est-ce qui l'a monté à ce niveau. Je me suis cassé le c... pour le placer dans un beau milieu. Qui a négocié pendant six mois pour son premier contrat à l'OL ? S'il m'avait écouté, il aurait fait une meilleure carrière. Il serait monté en Équipe de France ».

Journaliste : « mais il a 31 ans aujourd'hui... »
Claude Malbranque : « il fait encore des conneries, la preuve, ce qu'il a fait à Saint-Étienne. On signe et trois semaines après, on part... Je suis le premier à le critiquer ».

Journaliste : « pourquoi cette décision à votre avis ? ».
Claude Malbranque : « pour moi, il y a anguille sous roche. J'essaie d'imaginer. Peut-être a-t-il reçu d'autres propositions. On a invoqué plein de raisons, avec beaucoup de mensonges. Quand on m'a dit que c'était un problème de santé, j'ai contacté sa belle famille. Et quand je lis que son fils est malade alors qu'il n'a que deux filles ! »

Journaliste : « ce n'est pas, non plus, un problème avec vous ? Vous n'avez pas cherché à le voir ? »
Claude Malbranque : « pas question de le voir. Je vis sans lui, il ne me manque pas. La preuve, je n'ai pas regardé un de ses matches en Angleterre à la télé ».

Journaliste : « personne de votre entourage non plus n'a tenté de le revoir ? »
Claude Malbranque : « personne. Il s'est mis toute sa famille paternelle à dos. On ne lui parle pas, on ne l'emmerde pas.

Journaliste : « et du côté de sa mère ? »
Claude Malbranque : « Non, non, pas de souci ».

Journaliste : « lui-même n'a pas essayé de vous contacter ? »
Claude Malbranque : « non, il sait que la relation serait très tendue ».


26 octobre 2011

Lors du derby, perdu 2-1 à domicile, six lyonnais âgés d'une vingtaine d'années dégradent plusieurs véhicules appartenant à des Magic Fans. Mais ils ne s'arrêtent pas là. Un mois plus tard, ils taguent le local des Magic Fans avec des inscriptions racistes et antisémites. Sur les six individus, cinq sont déjà connus pour des infractions commises dans des stades (fumigènes ou violences).

29 avril 2012

Le lendemain de la victoire lyonnaise 1-0 en finale de Coupe de France contre l'US Quevilly (National), plusieurs joueurs de l'OL chantent à tue-tête un chant hostile à l'ASSE au balcon de l'Hôtel de ville, lors de la présentation de la coupe. « Emmenez-moi à Geoffroy Guichard, emmenez-moi au pays des bâtards. Il me semble que la misère serait d'être supporter des Verts » chantent Jimmy Briand, Samuel Umtiti, Maxime Gonalons, Cris et Alexandre Lacazette.
L'ASSE publie un communiqué deux jours plus tard : « devant ces insultes ignobles, pénalement répréhensibles, le club a décidé de déposer plainte auprès du procureur de la République. Il est intolérable que des joueurs de l'OL entonnent ensemble un chant injurieux à l'égard de l'ASSE depuis le balcon de l'Hôtel de Ville de Lyon, lors d'une cérémonie organisée en présence d'élus ».
De son côté, le gardien de but remplaçant de l'ASSE, Jérémie Janot condamne sur Twitter le comportement des lyonnais : « si, par malheur, il y a des débordements et des blessés au prochain derby, ils en seront grandement responsable. Ils ont attisé la haine. Les joueurs lyonnais responsables du chant anti-stéphanois doivent être sanctionnés ! Ils ont un devoir d'exemplarité. Inadmissible ».
La FFF annonce que le Conseil national de l'éthique se saisirait « des propos injurieux tenus en public par des joueurs de l'Olympique Lyonnais, à l'encontre des supporters stéphanois ».
Plus tard dans la journée, Jean-Michel Aulas déclare sur RTL qu'il ne voit « rien de blessant » dans le terme « bâtard ».

16 avril 2013

Pendant six mois, des supporters lyonnais, vêtus de maillots et d'écharpes de l'ASSE, viennent régulièrement à Geoffroy-Guichard effectuer des repérages lors des matchs à domicile des Verts. Leur objectif est de trouver le lieu où la bâche « Magic Fans 1991, AS Saint-Étienne » est emmenée après les rencontres. Une fois trouvé, les lyonnais choisissent le 16 avril pour voler la bâche, jour de la rencontre de Coupe de France ASSE - Lorient. Ce soir-là, après la rencontre, quelques Magic Fans rangent et plient l'immense bâche. Les supporters stéphanois quittent ensuite Geoffroy-Guichard avec les morceaux répartis dans plusieurs voitures pour aller les ranger comme d'habitude dans un endroit tenu secret. Un lieu où une trentaine de lyonnais tendent un guet-apens. Les stéphanois arrivent et commencent à décharger leur bâche sans se douter de rien. Les lyonnais surgissent, cagoulés, pour un assaut très violent en se jetant sur la dizaine de stéphanois, totalement surpris mais qui se battent pour empêcher le vol. La lutte est féroce entre les deux camps. Des stéphanois se prennent des coups de marteau. Les riverains effrayés par la scène appellent la police. Les lyonnais parviennent à s'emparer de la partie « Fans 1991 » et disparaissent. Ceci dix jours avant le derby à Lyon, boycotté par les supporters stéphanois.
Une photo prise de Lyon, montre la bâche volée, retournée, une insulte dans le monde des ultras. Certains lyonnais ont le bras en l'air tandis que des drapeaux aux couleurs de Lyon et de la Serbie sont déployés.

8 novembre 2015

Outre le boycott des supporters stéphanois à Gerland en raison de la limitation de leur présence, la gifle d'Yanga Mbiwa sur Loïc Perrin et le tacle très dur, sanctionné d'un simple carton jaune, de Jordan Ferry qui blesse Robert Beric pour six mois, des incidents ont lieu à Lyon avant et après le dernier derby au stade Gerland.
Avant la défaite 3 à 0, les premiers incidents se déroulent aux alentours d'un bar lyonnais, avec des affrontements entre supporters de l'OL et forces de l'ordre, obligeant l'utilisation de gaz lacrymogène pour disperser 600 personnes. Plusieurs arrestations ont lieu. La situation est également tendue aux abords de Gerland avant le début de la rencontre. Plus grave, un stadier du virage nord est grièvement blessé à la main alors qu'il tentait de se saisir d'un engin explosif. Il est amputé de l'index de la main gauche, après plusieurs opérations infructueuses. Il confit à Radio Scoop : « quand votre doigt ne fonctionne plus, puisque je ne pouvais plus le plier, je n'avais plus le choix. Voilà pourquoi j'ai été amputé du doigt. Tout ça à cause d'imbéciles... Je fais régulièrement des cauchemars et je me réveille en sursaut, à l'image de la détonation ». Stadier à Gerland les soirs de match de l'OL depuis onze ans, il n'arrive plus à revenir sur les lieux de l'incident.
Après le match, une voiture de l'ASSE, portant le logo du club, conduite par l'ancien international stéphanois Georges Bereta, accompagné du conservateur du Musée des Verts et d'une bénévole du club (ex-cheffe de cabinet du préfet de la Loire), est prise dans un embouteillage. Elle est repérée par une cinquante de supporters lyonnais qui la prend pour cible. Le pare-brise arrière est brisé et la carrosserie est sérieusement endommagée. Après avoir été copieusement injuriés, Georges Bereta et ses passagers repartent escortés par des CRS jusqu'à l'autoroute.
Le club stéphanois indique déposer plainte pour l'agression contre son véhicule.
Georges Bereta déclare : « je tenais à être présent au dernier derby joué sur ce terrain de Gerland ». Il déplore qu'« à l'extérieur du stade, c'est plus violent qu'à (son) époque ».

Janvier 2017

Le 27 janvier, Anthony Mounier, attaquant à Bologne (Italie), est prêté avec option d'achat pour six mois à l'ASSE. Joueur lyonnais de 1999 à 2009 (huit ans en équipe de jeunes et deux ans en équipe première), son arrivée provoque une très vive opposition de la part des supporters stéphanois et, selon certains médias, d'une partie de l'effectif.
En cause, ses propos anti-stéphanois à répétition. Depuis son départ de l'OL, il n'a cessé de renouveler son amour pour son club formateur (l'OL) et sa haine pour l'ASSE. Le 17 mars 2012, l'ASSE reçoit l'OGC Nice. Alors niçois, Anthony Mounier marque un but, exulte et lâche ces propos capté par le diffuseur : « on les b*se les Verts, on les b*se ». En avril 2015, il déclare : « l'ASSE, c'est un club que je n'aime pas particulièrement depuis ma plus tendre enfance. J'ai commencé le football à l'Olympique Lyonnais et tout petit, déjà, il était interdit de perdre contre les Verts », quelques mois après un premier tacle suite à son transfert avorté : « c'était du concret. Tout le monde était d'accord, j'avais rencontré les dirigeants, contractuellement tout était bon aussi. Jusqu'au jour où l'ASSE n'a plus donné de nouvelles alors que tout était ok. Je ne sais pas, ils ne doivent pas toujours avoir du réseau là-bas [...] Ça doit être le destin (rires). Je ne m'en porte pas plus mal et je reste supporter de l'Olympique Lyonnais ».
Les supporters stéphanois ne pardonnent pas ces déclarations. Avant la signature du contrat, les Green Angels déploient une banderole à L'Étrat et à Geoffroy-Guichard : « Mounier : nos couleurs ne seront jamais les tiennes ». La direction de l'ASSE et Anthony Mounier persistent et signent quelques jours plus tard. Le feuilleton Mounier commence. Il reçoit sur les réseaux sociaux des propos injurieux et haineux de la part des ultras stéphanois comme lyonnais. Au même moment, l'ASSE est en stage de préparation à Toulouse avant le match contre le TFC, pour éviter la neige à Saint-Étienne. Anthony Mounier rejoint ses nouveaux coéquipiers à Toulouse. La nouvelle recrue n'est pas sur la feuille de match « pour ces problèmes extra-sportifs » commente Christophe Galtier, qui précise : « d'ailleurs, par mesure de précaution, il n'est pas rentré à Saint-Étienne avec nous. Il a quitté Toulouse par un vol régulier ». Menacé, Anthony Mounier serait sous protection de la gendarmerie affirment des journalistes. Une information démentie par un communiqué du Groupement de gendarmerie départementale de la Loire affirmant que « des échanges permanents ont eu lieu entre le club et le Groupement de gendarmerie départementale de la Loire afin d'évaluer la situation et de déterminer la menace qui pouvait peser sur le joueur sans qu'il soit décidé d'en venir à une protection physique exercée par la gendarmerie ».

Le 30 janvier, l'ASSE casse le prêt suite aux protestations des supporters. Christophe Galtier déclare : « la situation concernant Anthony Mounier n'est agréable pour personne. C'était la bonne décision, certaines fois il ne faut pas avoir honte de faire un pas en retrait. Il ne faut pas que la famille se divise. Nous devons tous nous concentrer sur les nombreuses prochaines échéances » et tient « à préciser qu'Anthony a été très bien accueilli par l'intégralité du vestiaire et du staff ». « C'est un joueur de qualité et je suis certain qu'il trouvera un projet à la hauteur de ses attentes ».
Retourné à Bologne, il sera prêté à Atalanta Bergame (Italie).

5 novembre 2017

Des affrontements ont lieu entre supporters stéphanois et lyonnais une heure et demie avant le début de la rencontre. Les 850 supporters de l'OL qui ont fait le déplacement (771 supporters étaient initialement attendus) s'affrontent avec ceux de Saint-Étienne derrière le Kop Nord. Fumigènes, pétards et canettes volent. Une paroi métallique est percée par des coups de pied échangés à travers les grilles. Du jamais vu depuis la rénovation du stade, selon un habitué. Débordée et visée par des projectiles, la police ramène finalement le calme en chargeant les lyonnais.
Selon un membre de la sécurité, les ultras lyonnais forcent des grilles séparatives pour tenter de pénétrer dans le Kop Nord. Un canon à eau est utilisé pour les arrêter.

Soulignons que dans les stades où l'OL se déplace, il y a souvent des incidents : un jet de pétard sur Anthony Lopes à Metz, une bagarre avec des spectateurs bastiais, de graves incidents contre Besiktas ou encore l'échauffourée avec joueurs et supporters d'Everton.

La LFP « condamne l'ensemble des incidents survenus lors de la rencontre AS Saint-Étienne - Olympique Lyonnais du 5 novembre 2017. Dès jeudi, la Commission de Discipline de la LFP ouvrira une instruction de ce dossier et étudiera l'ensemble des incidents : les comportements violents d'avant-match justement condamnés par le Préfet de la Loire, les banderoles d'incitation à la haine, le nombre très important de fumigènes ainsi que les événements ayant conduit à l'envahissement du terrain qui a provoqué l'interruption de la rencontre durant quarante minutes. Ces faits ternissent l'image du derby et compromettent le déplacement des supporters adverses lors des prochaines rencontres opposant ces deux clubs ». Le Préfet de la Loire a déjà fait savoir que les déplacements des supporters lyonnais et stéphanois lors des prochains derbys sont à oublier, lui qui avait autorisé la venue de supporters lyonnais alors interdits de déplacements depuis quelques années par ces prédécesseurs.


Les résultats marquants

17 janvier 1954 - Trente-deuxième de Coupe de France
OL3 - 0ASSE


19 mai 1955 - Demi-finale de Coupe Drago
ASSE4 - 0OL


22 septembre 1963 - Division 1
OL4 - 5ASSE


25 octobre 1964 - Division 1
ASSE6 - 0OL


2 octobre 1966 - Division 1
OL3 - 0ASSE


14 juin 1967 - Challenge des Champions (aujourd'hui nommé Trophée des Champions)
ASSE3 - 0OL


5 octobre 1969 - Division 1
OL1 - 7ASSE


15 mars 1970 - Division 1
ASSE6 - 0OL


9 avril 1971 - Huitième de finale de Coupe de France (retour)
OL3 - 0ASSE


17 décembre 1978 - Division 1
ASSE3 - 0OL


12 septembre 1981 - Division 1
ASSE4 - 0OL


24 février 1985 - Division 2
OL1 - 5ASSE


6 avril 1994 - Division 1
ASSE3 - 0OL


30 avril 2006 - Ligue 1
OL4 - 0ASSE


12 février 2011 - Ligue 1
ASSE1 - 4OL


30 novembre 2014 - Ligue 1
ASSE3 - 0OL


8 novembre 2015 - Ligue 1
OL3 - 0ASSE


5 novembre 2017 - Ligue 1
ASSE0 - 5OL


D'un club à l'autre, de l'ASSE à l'OL

NomPosteCarrière à l'ASSECarrière à l'OL
Eugène N'Jo LéaAtt.1954-1959 - 101 matchs1959-1961 - 50 matchs
Manuel FernándezEnt.1955-1961 (amateurs)1961-1962
Aimé JacquetMil.1960-1973 - 176 matchs1973-1975 - 26 matchs
André GuyAtt.1962-1965 - 82 matchs1967-1971 - 116 matchs
Robert HerbinEnt.1972-1983 - 651 matchs
1987-1990 - 651 matchs
1983-1985
Jean-François LariosMil.1973-1983 - 167 matchs1984-1985 - 27 matchs
Patrice FerriDéf.1982-1988 - 151 matchs
1995-1996 - 0 match
1992-1993 - 15 matchs
François LemassonGar.1986-1987 - 5 matchs1987-1990 - 101 matchs
Jacques SantiniEnt.1992-1994 - 82 matchs2000-2002 - 105 matchs
Grégory CoupetGar.1993-1997 - 88 matchs1997-2008 - 518 matchs
Mouhamadou DaboMil.2003-2010 - 131 matchs2011-2015 - 90 matchs
Bafétimbi GomisAtt.2000-2009 - 165 matchs2009-2014 - 243 matchs
Frédéric PiquionneAtt.2004-2007 - 97 matchs2008-2009 - 26 matchs
Pape DiakhatéDéf.2009-2010 - 23 matchs2010-2011 - 32 matchs


D'un club à l'autre, de l'OL à l'ASSE

NomPosteCarrière à l'OLCarrière à l'ASSE
Robert SalenMil.1955-1961 - 82 matchs
1961-1962 - 34 matchs
1963-1966 - 66 matchs
Jean DjorkaeffDéf.
Ent.
1958-1966 - 193 matchs
-
-
1983-1984
Bernard LacombeAtt.1969-1978 - 246 matchs1978-1979 - 34 matchs
Laurent FournierMil.1980-1988 - 255 matchs1988-1990 - 76 matchs
Franck PriouAtt.1986-1988 - 53 matchs1995 - 10 matchs
Robert NouzaretEnt.1985-19871998-2000 - 89 matchs
Romarin BillongDéf.1989-1995 - 111 matchs1995-2000 - 102 matchs
Jean-Luc SassusDéf.1994-1997 - 104 matchs1997-1998 - 17 matchs
David HellebuyckMil.1996-2000 - 3 matchs2001-2006 - 167 matchs
Laurent MorestinDéf.1997-1998 - 2 matchs2003-2004 - 24 matchs
Patrice CarteronDéf.1997-2000 - 101 matchs2001-2005 - 100 matchs
François ClercDéf.1997-2010 - 114 matchs2012-2016 - 104 matchs
Steed MalbranqueMil.1998-2001 - 110 matchs
2012-2016 - 130 matchs
2011 - 1 match
Renaud CohadeMil.1999-2001 (formation)2012-2016 - 139 matchs
Jérémy ClémentMil.2003-2006 - 43 matchs2011-2017 - 192 matchs
Lamine DiattaDéf.2004-2006 - 47 matchs2006-2007 - 25 matchs
Sylvain MonsoreauDéf.2005-2006 - 25 matchs2008-2012 - 64 matchs
Alain PerrinEnt.2007-2008 - 55 matchs2008-2009 - 51 matchs
Christophe GaltierEnt.2007-2008 - 55 matchs (adjoint)2008-2009 - 51 matchs (adjoint)
2009-2017 - 361 matchs
Mathieu BodmerMil.2007-2010 - 91 matchs2013 - 14 matchs
Anthony MounierAtt.2007-2009 - 28 matchs2017 - 0 match


Avec l'Olympique de Marseille

Le match ASSE-OM ou OM-ASSE, selon l'équipe qui reçoit, est l'un des classiques de la Ligue 1. Cette confrontation oppose les deux clubs les plus titrés du football français : l'ASSE compte dix titres de champion de France et six Coupes de France, et l'OM totalise neuf titres de champion de France et dix Coupes de France.
La première rencontre entre les deux clubs a lieu le 6 novembre 1938. Depuis, cette affiche est très fréquente. La centième confrontation s'est déroulée au stade Vélodrome le 19 février 2011. Les supporters stéphanois ont assisté à la défaite de l'ASSE (2-1).

En remportant dix titres de champion de France de 1957 à 1981, l'ASSE domine le football français durant les années 1960 et 1970. Quant à l'OM, ses titres sont étalés dans le temps allant des années 1920 à 1990.
Les deux clubs ont également brillé sur la scène européenne. Ils sont les seuls clubs de l'élite, avec Reims et Monaco, a avoir joué une finale de Ligue des Champions. Les stéphanois butent sur les poteaux carrés en 1976 alors que les marseillais échouent en 1991 puis offre à la France sa seule Ligue des Champions en 1993. Avec ce titre, l'OM appose une étoile en or sur son logo.

Le match entre les deux équipes revêt une connotation importante chez les supporters. Ils sont en général reconnus comme faisant partie des plus fervents de France. Les deux stades, Geoffroy-Guichard et le Vélodrome, sont considérés comme des temples du football français. Ils sont presque systématiquement animés par des tifos à l'occasion de ces rencontres.


L'origine

Distants de plus de trois cents kilomètres, les deux clubs sont rivaux dès la fin des années 1960. Lors de cette période, ils se partagent les titres au plan national. Les deux clubs enlèvent neuf des dix championnats disputés entre 1967 et 1976. La médiatisation naissante du football donne l'occasion de quelques joutes entre les deux présidents emblématiques de Marseille, Marcel Leclerc, et de Saint-Étienne, Roger Rocher.

>> [06/02/20] Dispositif Roger Rocher <<
A l'occasion du centenaire de la naissance de Roger Rocher
www.forumpeuplevert.com/t2782-06-02-20-dispositif-roger-rocher


Les affaires

On retrouve notamment :

Mai 1971

>> L'affaire Carnus-Bosquier <<
www.forumpeuplevert.com/t3-club#carnus-bosquier

Avril-mai 1972

>> L'affaire Keïta <<
www.forumpeuplevert.com/t3-club#keita

Novembre 1974-janvier 1975

>> L'affaire Bereta <<
www.forumpeuplevert.com/t3-club#bereta

1995

Le club phocéen relégué après l'affaire « OM-VA » termine premier de Division 2 alors que les Verts finissent relégables en Division 1. Mais les olympiens sont interdits de remonter, ce qui permet à l'ASSE de garder sa place parmi l'élite.


Les évènements marquants sur la pelouse

On retrouve notamment :

30 mai 1948

Le club marseillais est sacré champion et le journal sportif France Football titrera le lendemain : « Marseille champion par la grâce de St-Étienne ».
L'OM est leader au terme de l'avant-dernière journée suite à une victoire 6-3 contre le FC Metz au stade Vélodrome et le point du match nul lors du déplacement sur le terrain du FC Sochaux suffit à être sacré champion. Le Stade de Reims est deuxième et une victoire à Saint-Étienne lors de la dernière journée couplée à une défaite marseillaise leur offre le titre. Le club marseillais perd 2-1 à la mi-temps au stade Auguste-Bonal puis parvient à égaliser à la 89e minute par l'intermédiaire de René Bihel. Bien que l'Olympique de Marseille obtient son titre par ses propres moyens, le journal sportif souligne le fait que la défaite marseillaise qui se dessinait ne leur aurait pas été préjudiciable en l'associant à la performance stéphanoise qui bat le Stade de Reims sur le score de trois buts à deux.

16 septembre 1951

L'ASSE remporte son plus large succès à l'occasion de la cinquième journée de championnat grâce à un résultat de dix buts à trois. L'OM mène par trois à zéro grâce à un triplé de Gunnar Andersson. Le gardien de but marseillais Armand Libérati a une épaule démise et joue sous infiltration. Lorsque l'effet disparaît, le gardien n'est plus opérationnel et l'ASSE inscrit dix buts.

23 juillet 1969

Se joue au Parc des Princes, devant 6 416 spectateurs, le Challenge des Champions 1969 (aujourd'hui nommé Trophée des Champions) opposant l'ASSE à l'OM. Les stéphanois jouent ce match étant champions de Division 1 et les Marseillais pour avoir remportés la Coupe de France.
Les Verts ouvrent le score à la treizième minute de jeu par l'intermédiaire d'un but contre son camp du marseillais Jules Zvunka. Hervé Revelli inscrit le deuxième but de l'ASSE à la 54e minute puis Roger Magnusson et Didier Couécou marquent pour l'OM à la 71e minute et permettent un score de parité. Jean-Michel Larqué marque à la 84e minute le dernier but de la rencontre. L'ASSE remporte le trophée sur un score de trois buts à deux.

27 août 1969

44 813 spectateurs sont présents au stade Vélodrome pour assister au match OM-ASSE. C'est l'affluence record de la saison. L'OM ouvre le score par l'intermédiaire de Charly Loubet à dix minutes du terme de la première mi-temps. La partie se joue alors dans une ambiance décrite comme « véritablement délirante » puis l'ASSE parvient à prendre l'avantage avant la pause grâce à deux buts signés Salif Keïta et Jean-Michel Larqué. Quelques instants après la reprise de la rencontre, Charly Loubet égalise à 2-2 et Salif Keïta redonne l'avantage à l'ASSE deux minutes plus tard. Malgré le score défavorable, le public marseillais « applaudit à tout rompre » du fait que son équipe tient la dragée haute au champion sortant et que les deux équipes offrent un football de qualité. Cependant, dès les premières minutes du match, il est clairement visible que les conditions de sécurité de l'enceinte marseillaise ne sont pas remplies et que le moindre fait de jeu contestable peut entraîner des débordements. Ceci arrive à la 75e minute lorsque l'arbitre refuse l'égalisation de Jean Djorkaeff pour un hors-jeu de son coéquipier Joseph Bonnel. S'ensuit de longues discussions entre joueurs et officiels ainsi que l'envahissement du terrain par les supporters marseillais. La rencontre est définitivement arrêtée sur la victoire 3-2 des stéphanois.
Ces évènements ont des conséquences dès le lendemain : des barrières sont installées entre les tribunes et la pelouse du stade Vélodrome pour empêcher de futurs envahissements de terrain, et le président de l'OM, Marcel Leclerc, crée l'hebdomadaire sportif « But ! ». Le numéro un titre : « OM - St-Étienne : Bonnel était-il hors-jeu ? » et démontre par deux dessins que les stéphanois Bernard Bosquier et Georges Carnus sont derrières Joseph Bonnel et donc qu'il n'y avait pas hors-jeu.

Saison 1969-1970

Les Verts finissent champions de France avec cinquante-six points en trente-quatre journées et la victoire à deux points. L'OM termine vice-champion avec onze points de retard.

Saison 1970-1971

Le marseillais Josip Skoblar et le stéphanois Salif Keïta se livrent à une course au titre de meilleur buteur du championnat. Josip Skoblar marque quarante-quatre buts et Salif Keïta quarante-deux buts. Les deux hommes occupent les deux premières places du classement des buteurs. Le marseillais détrône le record de trente-six buts établit par le nantais Philippe Gondet lors de la saison 1965-1966 et obtient également la récompense individuelle de Soulier d'or 1971. Le stéphanois se classe deuxième meilleur buteur d'un club européen au terme de la saison. Le joueur grec du Paniónios d'Athènes, Yórgos Dédes, termine troisième avec vingt-huit buts. Cette saison est historique dans le fait qu'il s'agit de l'unique saison où deux joueurs passent le cap des quarante buts (à peine plus d'une dizaine de joueurs dans l'histoire ont passé ce cap depuis l'instauration du Soulier d'or).
L'OM finit champion de France avec cinquante-cinq points en trente-huit journées et la victoire à deux points. Les Verts terminent vice-champions avec quatre points de retard.

Saison 1971-1972

Le marseillais Josip Skoblar et le stéphanois Salif Keïta continuent à se livrer à une course au titre de meilleur buteur du championnat. Josip Skoblar devance de nouveau Salif Keïta avec trente réalisations à vingt-neuf et il termine meilleur buteur du championnat de France pour la deuxième année consécutive. Les deux joueurs n'apparaissent pas sur le podium du Soulier d'or 1972. La distinction est remportée par l'allemand Gerd Müller qui inscrit quarante buts en championnat d'Allemagne avec le Bayern Munich.

Saison 1974-1975

Les Verts finissent champions de France avec cinquante-huit points en trente-huit journées, la victoire à deux points et un système de bonus de point appliqué parallèlement. L'OM termine vice-champion avec neuf points de retard.

6 mars 2005

La région de Saint-Étienne est fortement enneigée. A vingt et une heures, heure prévue du début de la rencontre, la neige est toujours sur le terrain mais l'arbitre Pascal Garibian décide de la tenue du match, ayant juste demandé de faire dégager les lignes, tâche qui sera effectuée par les stadiers. La rencontre débute avec quinze minutes de retard, le match se joue sur trois centimètres de neige et l'ASSE l'emporte 2-0. Outre les conditions météorologiques, la confrontation reste en mémoire du fait que le joueur de l'OM, Kōji Nakata, effectue un mouvement dans le vide avec sa jambe afin de faire une passe à un coéquipier alors que le ballon est un mètre derrière lui.

19 mai 2007

L'OM obtient sa qualification pour la Ligue des Champions 2007-2008 sur la pelouse de Geoffroy-Guichard à l'occasion de l'avant-dernière journée du championnat. Le score est de 1-1, le marseillais Mathieu Valbuena inscrit un second but à la 86e minute et le score reste inchangé. Cette victoire assure la deuxième place au classement même en cas de défaite lors de la dernière journée et assure également une participation à la compétition européenne sans tour préliminaire préalable. La place de vice-champion est également la meilleure performance acquise par le club depuis la saison 1998-1999.


Les évènements marquants dans les tribunes

On retrouve notamment :

12 décembre 1999

L'ASSE reçoit l'OM. Avant le match, des échauffourées se produisent entre les supporters des deux camps et se soldent sur un bilan de sept blessés malgré un important dispositif policier déployé pour l'occasion. Le club marseillais se présente avec de mauvais résultats sportifs ainsi qu'avec le remplacement de l'entraîneur Rolland Courbis par Bernard Casoni suite à la défaite 3-0 à Rotterdam contre le Feyenoord en Ligue des Champions. À l'inverse, l'ASSE bénéficie d'une dynamique positive en occupant la neuvième place du championnat alors que le club est promu de deuxième division. Les Verts inscrivent trois buts lors des vingt premières minutes de jeu et les supporters marseillais envoient des projectiles sur les spectateurs ainsi que des sièges sur la pelouse. L'arbitre Pascal Garibian interrompt la rencontre durant neuf minutes puis le match reprend. Le score est de 4-0 à la mi-temps, les supporters de l'OM quittent leurs emplacements et n'assistent pas à la seconde période. L'attaquant brésilien de l'ASSE Alex porte le score à 5-0 à l'heure de jeu et signe un quadruplé. Le score final est de 5-1.

16 avril 2017

A l'occasion de la réception de l'ASSE par l'OM, le virage sud du stade Vélodrome arbore deux tifos : le premier, en 3D, célèbre les 30 ans d'existence de deux groupes de supporters marseillais et le second, orange sur fond blanc, porte l'inscription « f*ck LFP ». Cette même tribune avait été partiellement fermée pour le match précédent de l'OM face à Dijon, par décision de la commission de discipline de la LFP à la suite de plusieurs débordements lors du classico de février dernier.
Plusieurs fumigènes sont allumés dans la foulée dans les deux virages du stade, suivi de plusieurs détonations. S'ajoute l'habituel jeté de morceaux de papiers sur la pelouse et qui, avec le vent, s'éparpillent sur tout le terrain.
A la mi-temps, la pelouse est légèrement nettoyée, pendant que les supporters marseillais déploient d'autres banderoles, exprimant leur mécontentement à l'égard de l'interdiction de déplacement prononcée à l'encontre des supporters stéphanois pour ce match. En effet, plus tôt dans la semaine, la préfecture des Bouches-du-Rhône indique que « le préfet de police a souhaité interdire les supporters stéphanois au stade Orange Vélodrome pour le match OM-ASSE en raison des risques importants de troubles à l'ordre public liés à l'opposition entre les supporters marseillais et stéphanois ». Dans un communiqué, l'ASSE déplore cette décision, rappelant que « lors des derniers déplacements de supporters stéphanois organisés sous son contrôle, aucun incident n'a été constaté. La décision de la Préfecture des Bouches-du-Rhône est d'autant plus injuste que près d'un millier de supporters marseillais ont pu assister au match aller, le 30 novembre dernier ». Les supporters des Verts n'assistent donc pas au match comptant pour la 33e journée de Ligue 1, crucial dans la course aux places européennes. En effet, l'OM est un concurrent direct avec trois points d'avance et la place qualificative est à quatre points, occupée par les Girondins de Bordeaux.
Le match se solde sur une défaite 4-0 des Verts et rend la qualification en Europa League 2017-2018 très compliquée, ayant sept points de retard sur la place qualificative.
Nathalie Boy de la Tour, la présidente de la LFP, assure dans la soirée que la banderole insultant la ligue va « être traitée par la Commission de discipline ».


Les évènements marquants au-delà du sport

On retrouve notamment :

1945-années 1970

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le football professionnel français est réformé et dispose notamment du « contrat à vie » qui lie un joueur à son club jusqu'à ses trente-cinq ans, âge qui correspond à la fin de carrière.
En 1963, une contestation des joueurs menée par Just Fontaine, alors jeune retraité de sa carrière de joueur et tout juste sorti major de la promotion des entraîneurs, sont les prémices qui aboutissent six ans plus tard à la mise en place des « contrats à temps » qui s'apparentent à des CDD et permettent au joueur une fois le contrat expiré de choisir de prolonger ou de quitter le club sans l'accord du président, unique décideur jusqu'alors.
Lors de la saison 1972-1973, les présidents de club décident sans compromis de revenir au « contrat à vie », ce qui conduit à une grève des joueurs en décembre 1972.
Cette liberté de choix amène à des transferts de joueurs de l'ASSE vers l'OM. Les mœurs du grand public envers les transferts sont réticentes et ces départs sont considérés, au mieux, de manière incompréhensive, ou au pire, comme des trahisons. La presse sportive entretient ces affaires (l'« affaire Carnus-Bosquier » en 1971, l'« affaire Keïta » en 1972, l'« affaire Bereta » en 1974-1975...) en en faisant les unes de ces titres.

19 octobre 1991

L'ASSE reçoit l'OM. Les joueurs marseillais arrivent à Geoffroy-Guichard devant une foule importante et bouillante. Jean-Pierre Papin, l'actuelle star du ballon rond, reçoit sur la nuque une canette de bière vide, qui sera à peine enfoncée, et simule un malaise. Il est emmené aux urgences par le Samu.
La rencontre se joue donc dans un climat houleux. L'ASSE l'emporte 1 à 0 grâce à un but de Didier Tholot, mais se voit retirer la victoire.
Le match est finalement rejoué le 29 janvier 1992. L'OM ouvre le score à la douzième minute par un but de Jean-Pierre Papin. Le stéphanois Christophe Deguerville égalise à la dernière minute du temps réglementaire.


Les résultats marquants

20 janvier 1946 - Division 1
OM1 - 4ASSE


14 mars 1948 - Division 1
OM4 - 1ASSE


3 octobre 1948 - Division 1
ASSE4 - 1OM


20 février 1949 - Division 1
OM6 - 1ASSE


4 mars 1951 - Division 1
OM7 - 0ASSE


16 septembre 1951 - Division 1
OM3 - 10ASSE


9 septembre 1954 - Division 1
OM4 - 0ASSE


20 janvier 1955 - Division 1
ASSE3 - 0OM


26 août 1956 - Division 1
ASSE6 - 3OM


7 février 1959 - Division 1
OM4 - 1ASSE


13 octobre 1968 - Division 1
OM0 - 3ASSE


3 mai 1975 - Division 1
ASSE4 - 1OM


15 janvier 1977 - Division 1
ASSE4 - 0OM


4 décembre 1977 - Division 1
OM3 - 0ASSE


10 août 1979 - Division 1
OM3 - 5ASSE


29 août 1987 - Division 1
OM5 - 1ASSE


12 décembre 1999 - Division 1
ASSE5 - 1OM


4 août 2000 - Division 1
ASSE3 - 0OM


25 octobre 2006 - 8e Coupe de la Ligue
ASSE4 - 1OM


5 avril 2009 - Ligue 1
ASSE0 - 3OM


16 avril 2017 - Ligue 1
OM4 - 0ASSE


D'un club à l'autre, de l'ASSE à l'OM

NomPosteCarrière à l'ASSECarrière à l'OM
Laurent HenricGar.
Ent.
1933-1935 - 29 matchs
-
-
1949-1951
Roger RolhionAtt./déf.

Ent.
1935-1940
1942-1943
-
-
-
1954-1956
Lucien LeducMil.
Ent.
1951 - 12 matchs
-
-
1970-1972
Bernard LefèvreMil.1956-19581960-1962
Henri BraizatAtt.1957-1959 - 30 matchs1959-1960 - 11 matchs
Jean-Claude BauluMil.1960-1964 - 81 matchs1964-1965 - 22 matchs
Bernard BosquierDéf.1966-1971 - 209 matchs1971-1974 - 113 matchs
Georges BeretaMil.1966-1974 - 343 matchs1974-1978 - 96 matchs
Georges CarnusGar.1967-1971 - 130 matchs1971-1974 - 109 matchs
Salif KeïtaAtt.1967-1972 - 186 matchs1972-1973 - 23 matchs
Albert BatteuxEnt.1967-19721980-1981
Gérard MigeonGar.1968-1974 - 32 matchs1974-1981 - 216 matchs
Marc RoperoMil.1971-1972 - 0 match (réserve)1972-1976 - 10 matchs
Olivier RousseyDéf.1977-1979 - 1 match1985-1986 - 1 match
Jean-Louis ZanonMil.1977-1984 - 173 matchs1984-1987 - 87 matchs
Jean CastanedaGar.1977-1989 - 299 matchs1989-1990 - 6 matchs
Bernard GenghiniMil.1982-1983 - 41 matchs1986-1988 - 50 matchs
Bernard PardoMil.1985-1986 - 20 matchs1990-1991 - 31 matchs
François LemassonGar.1986-1987 - 5 matchs1997-1999 - 8 matchs
Laurent FournierMil.1988-1990 - 76 matchs1990-1991 - 28 matchs
Jean-Pierre CyprienDéf.1990-1994 - 140 matchs1999-2000 - 11 matchs
Aboubacar CamaraAtt.1990-1995 - 94 matchs1997-1999 - 61 matchs
Laurent BlancMil.1993-1995 - 73 matchs1997-1999 - 79 matchs
Piotr ŚwierczewskiMil.1993-1995 - 61 matchs2001-2003 - 36 matchs
Sébastien PérezDéf./mil.1993-1996 - 56 matchs1999-2004 - 95 matchs
Élie BaupEnt.1994-1996 - 71 matchs
2004-2006 - 87 matchs
2012-2013 - 74 matchs
Zoumana CamaraDéf.1996-1998 - 34 matchs
2004-2007 - 118 matchs
2000-2002 - 46 matchs
Bafétimbi GomisAtt.2000-2009 - 165 matchs2016-2017 - 34 matchs (prêt)
Rudi GarciaEnt.2001 - 16 matchs (adjoint)2016-... - 59 matchs
Matt MoussilouAtt.2007 - 11 matchs (prêt)2007 - 4 matchs (prêt)
Dimitri PayetMil./att.2007-2011 - 148 matchs2013-2015 - 83 matchs
2017-... - 26 matchs


D'un club à l'autre, de l'OM à l'ASSE

NomPosteCarrière à l'OMCarrière à l'ASSE
Max CharbitMil.1930-1935 - 86 matchs1935-1938
Albert TriconGar.1934-19371945-1946
Pierre BiniAtt.1943-19441951-1952
Jean DjorkaeffDéf.
Ent.
1966-1970 - 160 matchs
-
-
1983-1984
Raoul NoguèsMil.1974-19771981-1982
Jean-Philippe PrimardDéf.
Ent.
1975-1980 (junior)
-
1980-1996 - 222 matchs
2007-... (réserve)
Didier GillesDéf.1982-1984 - 72 matchs1984-1986 - 70 matchs
Christophe GaltierDéf.

Ent.
1985-1987 - 52 matchs
1995-1997 - 52 matchs
2000 (intérim)
-
-
-
2008-2009 - 51 matchs (adjoint)
2009-2017 - 361 matchs
Joseph-Antoine BellGar.1985-1988 - 144 matchs1991-1994 - 118 matchs
Thierry LaureyMil./déf.1986-1987 - 31 matchs1991 - 27 matchs
Jean-Christophe ThomasMil.1992-1994 - 46 matchs1996-1998 - 29 matchs
Jérôme AlonzoGar.1995-1997 - 57 matchs1997-2001 - 109 matchs
Tchiressoua GuelMil.1998-1999 - 4 matchs1999-2001 - 57 matchs
Lamine DiattaDéf.1999 (réserve)2006-2007 - 25 matchs
Cyrille PougetAtt.1999-2002 - 23 matchs2001-2002 - 8 matchs (prêt)
Alain PerrinEnt.2002-2004 - 73 matchs2008-2009 - 51 matchs
Lamine SakhoAtt.2002-2005 - 46 matchs2005-2006 - 24 matchs
Laurent BatllesMil.
Ent. adj.
2004-2005 - 65 matchs
-
2010-2012 - 75 matchs
2015-2016
BrandãoAtt.2009-2012 - 116 matchs2012-2014 - 67 matchs
Rémy CabellaAtt.2015-2016 - 45 matchs (prêt)
2016-2017 - 36 matchs
2017-... (prêt)


Avec le FC Nantes

Le match ASSE-FC Nantes ou FC Nantes-ASSE, selon l'équipe qui reçoit, est parfois appelé le « derby de la Loire ». Un des classiques de la Ligue 1, il a longtemps été considéré comme le point d'orgue du championnat de France entre 1964 et 1984. Le but étant la suprématie sur le football national, mais également philosophique et culturelle entre deux villes opposées.
La première rencontre entre les deux clubs a lieu le 15 janvier 1961. Depuis, cette affiche est très fréquente. La centième confrontation aura lieu lors des matchs retours de la saison 2019-2020 si les deux clubs restent dans la même ligue et qu'ils ne se rencontrent pas en dehors du championnat.

En remportant dix titres de champion de France de 1957 à 1981, l'ASSE domine le football français durant les années 1960 et 1970. Quant au FC Nantes, ses titres sont un peu plus étalés dans le temps allant des années 1960 à 1990.


L'origine

Saison 1962-1963

Le début de la rivalité peut être précisément datée à cette saison de Division 2, édition où les deux clubs sont en lutte pour une accession au niveau supérieur. L'ASSE finit en tête avec cinquante-huit points, suivie par le FC Nantes avec cinquante-quatre points.

Saison 1964-1967

Après la montée des deux clubs en Division 1, la rivalité s'accentue. Le FC Nantes remporte les éditions 1964-1965 et 1965-1966, avant d'être empêché par l'ASSE de réaliser l'exploit inédit d'un triplé en championnat, en remportant l'édition 1966-1967, avec quatre points d'avance sur le FC Nantes, qui sera son dauphin de la dix-huitième journée jusqu'à la fin du championnat.


L'apogée

Les rencontres entre les deux clubs représentent une véritable opposition de style, d'un côté le « jeu à la nantaise » initié par José Arribas penchant pour un jeu chatoyant, fait de passes courtes, de mouvement et de vivacité, de l'autre un jeu direct, un football plus physique et basé sur la combativité. Ainsi pour le journaliste sportif Jacques Vendroux, « Nantes et Saint-Étienne représentaient deux styles différents mais il y avait un match au cours duquel Nantes ne jouait jamais à la nantaise : contre Saint-Étienne ».

Saison 1970-1971

La course au titre de meilleur buteur de la saison 1970-1971 est l'un des grands moments de la rivalité. Le marseillais Josip Skoblar remporte finalement le titre avec quarante-quatre buts inscrits devant le stéphanois Salif Keita, quarante-deux buts. Le record de quarante-quatre buts sur une saison apparaît comme inaccessible, même pour des buteurs en série comme l'argentin Carlos Bianchi qui plafonne à trente-sept buts en 1977-1978.

Années 1970

Les transferts de joueurs entre les deux clubs restent limités car ils étaient en règle générale moins nombreux qu'aujourd'hui, mais également car certains joueurs ne souhaitent pas aller chez le rival.

Années 1970-1980

Pendant ces vingt ans, les Verts remportent neuf titres et le FC Nantes six, ne laissant que cinq titres aux autres clubs. L'OM parvient à connaître deux sacres consécutifs (en 1971 et 1972), le RC Strasbourg accroche le titre en 1979 et l'AS Monaco enlève deux titres en 1978 et 1982.
La notoriété des stéphanois est considérée comme supérieure à celle des nantais, dans la mesure où l'ASSE marque les esprits avec son parcours européen en 1976.
Deux générations de joueurs se succèdent sur ces vingt saisons. Robert Herbin, Jean-Claude Suaudeau et Gilbert Gress réussissent ainsi comme joueur avant de devenir des entraîneurs de talent. Côté joueurs, chez les Verts, on notera Rachid Mekloufi et Robert Herbin puis Jean-Michel Larqué, Christian Lopez, Dominique Bathenay, Georges Bereta, Hervé Revelli et Dominique Rocheteau sans oublier le gardien yougoslave Ivan Curkovic et le stoppeur Oswaldo Piazza. Au FC Nantes, on citera Henri Michel, Maxime Bossis, Jean-Paul Bertrand-Demanes, Philippe Gondet, Bernard Blanchet et José Touré. Côté entraîneurs, au FC Nantes, José Arribas, Jean Vincent et Jean-Claude Suaudeau inscrivent le club de Loire-Atlantique dans une continuité. Michel Platini, Alain Giresse, Jean-Marc Guillou, Jean-Michel Larqué et Safet Susic brillent particulièrement au poste de milieu de terrain offensif tandis que Luis Fernandez et Jean Tigana s'illustrent au poste de milieu défensif. A l'arrière, outre les défenseurs stéphanois et nantais déjà nommés, on citera Marius Trésor, Roger Lemerre, Jean Djorkaeff, Bernard Bosquier et Manuel Amoros. Chez les gardiens de but, citons Georges Carnus, Dominique Baratelli, André Rey, Jean-Luc Ettori, Joël Bats et Bruno Martini.


La baisse d'intensité

1988-années 1990

En 1988, le président nantais Max Bouyer décide de changer d'entraîneur, engageant le croate Miroslav Blažević, et finance une politique de recrutement coûteuse. Le défenseur Maxime Bossis fait même son retour à trente-cinq ans, tandis que les jeunes joueurs sont vendus dès qu'ils représentent une valeur marchande, comme c'est le cas pour Didier Deschamps. Cette période se conclut par de graves difficultés financières.
En 1992, le FC Nantes frôle la rétrogradation administrative et est finalement sauvé après une restructuration, illustrée par un changement de nom. Le club devient le FC Nantes Atlantique.
La rivalité entre l'ASSE et le FC Nantes perd en intensité car le style de jeu dit « à la nantaise » est peu à peu mis de côté par le FC Nantes, voire oublié, et car l'ASSE descend en Division 2 en 1996, finissant dix-neuvième de Division 1, pendant que le FC Nantes se classe septième et se qualifie pour la Coupe Intertoto 1997.

Saison 2005-2006

Les équipes réserves de l'ASSE et du FC Nantes se rencontrent en CFA. Les nantais se classent troisièmes, alors que les Verts sont quatrièmes. C'est donc un duel au sommet au stade Marcel Saupin à Nantes. Nombre de journalistes font des comparaisons entre ce match et les derbys des années 1970. Stéphane Moreau, l'entraîneur de la réserve du FC Nantes, réagit en disant : « concernant le côté nostalgique du match, ça fait toujours plaisir aux supporters. Plus que la victoire, c'est le contenu du match qui était important car nous travaillons avant tout dans une logique de formation ».

9 mai 2014

A propos des rencontres ASSE-FC Nantes, Christophe Galtier déclare : « j'adore ces matchs-là. Les Saint-Étienne - Nantes et Nantes - Saint-Étienne ont bercé mon enfance. Même si on n'a pas les mêmes caractéristiques, on se ressemble. Comme nous, Nantes est un club qui a eu des périodes extraordinaires, qui a dominé le football français, qui a connu des passages très compliqués et qui est en train de revenir dans l'élite. A l'époque, dans les années 1970-1980, il y avait la qualité et l'état d'esprit des Verts. En face, il y avait la fameuse école nantaise et son jeu particulier ».


Les résultats marquants

9 septembre 1962 - Division 2
FC Nantes0 - 4ASSE


8 décembre 1963 - Division 1
ASSE6 - 1FC Nantes


5 septembre 1964 - Division 1
FC Nantes4 - 1ASSE


17 octobre 1965 - Division 1
ASSE0 - 3FC Nantes


26 mars 1966 - Division 1
FC Nantes5 - 0ASSE


25 mars 1967 - Division 1
FC Nantes4 - 1ASSE


26 janvier 1969 - Division 1
FC Nantes3 - 0ASSE


31 mai 1970 - Finale Coupe de France
ASSE5 - 0FC Nantes


18 août 1971 - Division 1
FC Nantes4 - 3ASSE


18 avril 1973 - Quart Coupe de France
FC Nantes5 - 1
(AP)
ASSE


20 mars 1976 - Division 1
FC Nantes3 - 0ASSE


1er juin 1976 - Division 1
FC Nantes3 - 0ASSE


11 juin 1977 - Demi Coupe de France
FC Nantes3 - 0ASSE


14 juin 1977 - Demi Coupe de France
ASSE5 - 1
(AP)
FC Nantes


3 mars 1982 - Division 1
FC Nantes3 - 0ASSE


17 septembre 1994 - Division 1
FC Nantes3 - 0ASSE


21 juillet 2006 - Amical
FC Nantes3 - 0ASSE


1er avril 2018 - Ligue 1
FC Nantes0 - 3ASSE


D'un club à l'autre, de l'ASSE au FCN

NomPosteCarrière à l'ASSECarrière au FC Nantes
Antoine GoriusGar.1943-19451948-1951
René DonoyanGar.1957-19641972-1976
Yves TriantafilosAtt.1966-1967 - 2 matchs
1974-1975 - 45 matchs
1975-1977 - 33 matchs
Patrice GarandeAtt.1977-1979 - 4 matchs
1987-1989 - 74 matchs
1986-1987 - 22 matchs
Christophe PignolDéf.1987-1991 - 3 matchs1992-1997 - 137 matchs
Sylvain ArmandDéf.1996-1999 (junior)2000-2004 - 161 matchs
Jérôme AlonzoGar.1997-2001 - 109 matchs2008-2010 - 34 matchs
Marek HeinzMil.2006-2007 - 31 matchs2007-2008 - 20 matchs


D'un club à l'autre, du FCN à l'ASSE

NomPosteCarrière au FC NantesCarrière à l'ASSE
André CastelGar.1964-1970 - 76 matchs1971-1972 - 26 matchs
Bernard GardonDéf.1969-1974 - 126 matchs1980-1982 - 89 matchs
Pierre MoriceMil.1980-1987 - 174 matchs1988-1989 - 22 matchs (prêt)
Christophe RobertAtt.1981-1991 - 215 matchs1997-1999 - 34 matchs
Philippe MontanierGar.1990-1991 - 8 matchs1999-2000 - 6 matchs
Dominique CasagrandeGar.1994-1997 - 51 matchs2001-2003 - 48 matchs
Bruno CarottiMil.1995-1998 - 112 matchs2000 - 13 matchs
Dimitri PayetAtt.2005-2007 - 39 matchs2007-2011 - 148 matchs
Guirane N'DawMil.2008-2009 - 33 matchs2009-2013 - 48 matchs
Jordan VeretoutMil.2011-2015 - 146 matchs2016-2017 - 43 matchs (prêt)


Le palmarès

Sont présentés, les titres remportés par les différentes équipes de l'ASSE et par ses supporters.

L'ASSE est le club le plus couronné en championnat avec dix titres. Le club ligérien a également réussi :

  • A remporter le plus grand nombre de doublé coupe-championnat en France (quatre) ;
  • A enregistrer le plus grand nombre de points sur une saison en Division 1 (cinquante-six en 1969-1970, victoire à deux points) ;
  • A remporter le plus grand nombre de victoires sur une saison (vingt-cinq en 1969-1970) ;
  • A remporter le plus grand nombre de victoires à domicile sur une saison (dix-neuf victoires en dix-neuf matchs en 1974-1975) ;
  • A engranger le plus grand nombre de victoires à l'extérieur sur une saison (douze en 1969-1970), depuis égalé par l'Olympique de Marseille et l'Olympique lyonnais ;
  • A marquer le plus grand nombre de buts à l'extérieur sur une saison (quarante et un en 1969-1970) ;
  • A encaisser le plus petit nombre de buts à domicile sur une saison (quatre en 2007-2008) ;
  • A participer à une finale de Ligue des Champions ou Coupe d'Europe des Clubs Champions (1976). Seul trois autres clubs français l'ont fait (Stade de Reims, AS Monaco et Olympique de Marseille).

L'AS Saint-Étienne compte quelques records en France :

  • La plus large victoire à domicile : l'ASSE écrase le Stade de Reims 9-1 le 25 août 1971 ;
  • La plus large victoire à l'extérieur : l'ASSE écrase l'Olympique de Marseille 10-3 le 16 septembre 1951 ;
  • La plus large défaite à domicile : l'ASSE est écrasée par l'AJ Auxerre 5-0 le 19 novembre 1995 ;
  • La plus large défaite à l'extérieur : l'ASSE est écrasée par les Girondins de Bordeaux 7-0 le 31 mars 1984.

Vingt-cinq titres ont été remportés sous la présidence de Roger Rocher.

>> [06/02/20] Dispositif Roger Rocher <<
A l'occasion du centenaire de la naissance de Roger Rocher
www.forumpeuplevert.com/t2782-06-02-20-dispositif-roger-rocher


Par compétitions

Le championnat de France de première division

Un championnat est créé en 1932 sous le nom de « Division Nationale ». Il prend ensuite l'appellation de « Division 1 » en 1972, avant de devenir « Ligue 1 » à l'été 2002.
Il est organisé par la LFP.

  • Dix fois champion :

    Championnat de première division
    1957
    1964
    1967
    1968
    1969
    1970
    1974
    1975
    1976
    1981
    1981

    L'ASSE compte onze trophées : dix pour ses titres de champion et un pour récompenser ses dix titres.


  • Trois fois vice-champion :

    1946

    1971

    1982


Le championnat de France de deuxième division

Un championnat est créé en 1933 sous le nom de « Division Interrégionale ». Il prend ensuite l'appellation de « National » en 1970, avant de devenir « Division 2 » en 1972 puis « Ligue 2 » à l'été 2002.
Il est organisé par la LFP.

  • Trois fois champion :

    Championnat de deuxième division
    1963
    1999
    2004


  • Deux fois vice-champion :

    1938

    1986


Le championnat de France de quatrième division

Un championnat est créé en 1935 sous le nom de « Championnat de France Amateur » mais est parfois appelé « Challenge Jules-Rimet » du nom du président de la FFF. Le but est de décerner un titre de champion de France aux clubs amateurs. La compétition se déroule en fin de saison et regroupe les clubs champions des Ligues régionales.
Il prend ensuite l'appellation de « Championnat de France de troisième division » en 1971 puis « National 2 » en 1993, avant de redevenir « Championnat de France Amateur » en 1998 puis à nouveau « National 2 » en 2017.
Il est organisé par la FFF.

  • Quatre fois champion :

    Championnat de quatrième division
    1956
    1959
    1977
    1980


La Coupe de France

Une coupe est créée en 1917 sous le nom de « Coupe de France Charles-Simon ». L'appellation rend hommage au président-fondateur du Comité Français Interfédéral (ancien nom de la FFF) tombé au front deux ans plus tôt. Elle rassemble les clubs professionnels et amateurs qui sont affiliés à la fédération. La compétition prend ensuite l'appellation de « Coupe de France » en 1919.
Elle est organisée par la FFF.

>> [2016 - 2017] Dispositif Coupe de France <<
A l'occasion des cent ans de la Coupe de France
www.forumpeuplevert.com/t2402-2016-2017-dispositif-coupe-de-france

  • Six fois vainqueur :

    Coupe de France
    1962
    1968
    1970
    1974
    1975
    1977


  • Trois fois finaliste :

    1960

    1981

    1982


La Coupe de la Ligue

Une coupe est créée en 1994 sous le nom de « Coupe de la Ligue ». Elle rassemble uniquement les clubs professionnels, c'est-à-dire les vingt clubs de Ligue 1, les vingt clubs de Ligue 2 et entre zéro et six clubs de National. La compétition est suspendue en 2020.
Elle est organisée par la LFP.

  • Une fois vainqueur :

    Coupe de la Ligue
    2013



>> Spécial Coupe de la Ligue <<
www.forumpeuplevert.com/f46-special-coupe-de-la-ligue

>> [20/04/18] Dispositif Coupe de la Ligue 2012-2013 <<
A l'occasion des cinq ans de la Coupe de la Ligue remportée par l'ASSE
www.forumpeuplevert.com/t2593-20-04-18-dispositif-coupe-de-la-ligue-2012-2013


La Coupe Charles-Drago

Une coupe est créée en 1953 sous le nom de « Coupe Charles-Drago ». Elle permet aux clubs professionnels, éliminés avant les quarts de finale de la Coupe de France, de se disputer un challenge. Elle disparaît en 1965.
Elle est organisée par la LFP.

  • Deux fois vainqueur :

    Coupe Charles-Drago
    1955
    1958


La Coupe Gambardella

Une coupe est créée en 1954 sous le nom de « Coupe Gambardella ». L'appellation rend hommage à Emmanuel Gambardella, président de la Fédération Française de Football Association (ancien nom de la FFF) de 1949 à 1953, décédé en poste. La compétition rassemble les équipes U18 des clubs français.
Elle est organisée par la FFF.

  • Quatre fois vainqueur :

    Coupe Gambardella
    1963
    1970
    1998
    2019


  • Six fois finaliste :

    1958

    1964

    1971

    1999

    2011

    2012


Le Challenge des Champions

Une coupe est créée en 1955 par la FFF sous le nom de « Challenge des Champions », avant de disparaître en 1973. Deux essais de reprise ont lieu en 1985 et 1986, mais sans succès.

La compétition est relancée en 1995 par la LFP sous le nom de « Trophée des Champions » ou « Challenge UJSF - Gabriel Hanot ». L'appellation rend hommage au footballeur international français, devenu ensuite journaliste et sélectionneur de l'Équipe de France, qui a travaillé au lancement du championnat de France en 1932 et qui est à l'origine du lancement de la Coupe d'Europe des Clubs Champions et du Ballon d'or.
Avant l'ouverture de la saison, ce match officiel oppose le champion de France en titre de Ligue 1 au vainqueur de la Coupe de France. Depuis 2009, le Trophée des Champions se joue à l'étranger, avec des arbitres locaux, pour promouvoir le football français.

  • Cinq fois vainqueur :

    Challenge des Champions
    1957
    1962
    1967
    1968
    1969


La Coupe d'Europe des Clubs Champions

Une coupe est créée en 1955 sous le nom de « Coupe d'Europe des Clubs Champions ». Elle prend ensuite l'appellation de « Ligue des Champions » en 1992. Le vainqueur de la compétition est automatiquement qualifié pour l'édition suivante et participe également à la Supercoupe de l'UEFA et la Coupe du monde des clubs de la FIFA.
Elle est organisée par l'UEFA.



La Coupe UEFA

Une coupe est créée en 1971 sous le nom de « Coupe UEFA ». Elle prend ensuite l'appellation d'« Europa League » en 2009. Le vainqueur de la compétition est automatiquement qualifié pour la Ligue des Champions de l'édition suivante et participe également à la Supercoupe de l'UEFA.
Elle est organisée par l'UEFA.

  • Deux fois quart-de-finaliste :

    1980

    1981


Le Challenge de France féminin

Une coupe est créée en 2001 sous le nom de « Challenge de France féminin ». Elle rassemble les clubs professionnels et amateurs féminins qui sont affiliés à la FFF. La compétition prend ensuite l'appellation de « Coupe de France féminine » en 2011.
Elle est organisée par la FFF.

  • Une fois vainqueur :

    Challenge de France féminin
    2011


  • Une fois finaliste :

    2013


Le Prix Emmanuel-Rodocanachi

Un prix est créé sous le nom de « Prix Emmanuel-Rodocanachi ». L'appellation rend hommage à l'homme de lettres et historien français. Le prix est décerné par l'Académie des Sports pour récompenser la meilleure performance réalisée par une équipe sportive française dans l'année.

  • Une fois récompensé :

    Prix Emmanuel-Rodocanachi
    1975


Le championnat de France des tribunes

Depuis longtemps, les meilleurs supporters sont récompensés à chaque fin de saison.
Avant la Seconde Guerre mondiale, le titre de meilleur public de France, attribué par l'Amicale des Joueurs Professionnels de Football, récompense les supporters de l'Excelsior de Roubaix.
Au début des années 1970, un « Trophée national du meilleur public sportif », attribué par l'Association Internationale contre la Violence dans le Sport et organisé en association avec la FIFA, la FFF et l'UEFA, récompense un club de Division 1 et Division 2.
A la fin des années 1970 et dans les années 1980, un challenge de « Meilleur public de France », initié par Charles Drago, récompense un club de Division 1 et Division 2.

La compétition est relancée en 2006 par la LFP sous le nom de « championnat de France des tribunes ». Honorifique, elle récompense le meilleur public de Ligue 1 et de Ligue 2.
Elle est organisée par la LFP.

  • Trois fois champion :

    Championnat de France des tribunes
    2007
    2008
    2009


Par dates

1938



Vice-champion de France de deuxième division
1946



Vice-champion de France de première division
1955



Vainqueur de la Coupe Charles-Drago




1956



Champion de France de quatrième division
1957



Champion de France de première division
Vainqueur du Challenge des Champions
1958



Vainqueur de la Coupe Charles-Drago
Finaliste de la Coupe Gambardella




1959



Champion de France de quatrième division
1960



Finaliste de la Coupe de France
1962



Vainqueur de la Coupe de France
Vainqueur du Challenge des Champions




1963



Champion de France de deuxième division
Vainqueur de la Coupe Gambardella
1964



Champion de France de première division
Finaliste de la Coupe Gambardella
1967



Champion de France de première division
Vainqueur du Challenge des Champions




1968



Champion de France de première division
Vainqueur de la Coupe de France
Vainqueur du Challenge des Champions
1969



Champion de France de première division
Vainqueur du Challenge des Champions
1970



Champion de France de première division
Vainqueur de la Coupe de France
Vainqueur de la Coupe Gambardella




1971



Vice-champion de France de première division
Finaliste de la Coupe Gambardella
1974



Champion de France de première division
Vainqueur de la Coupe de France
1975



Champion de France de première division
Vainqueur de la Coupe de France
Demi-finaliste de la Coupe d'Europe des Clubs Champions
Prix Emmanuel Rodocanachi




1976



Champion de France de première division
Finaliste de la Coupe d'Europe des Clubs Champions
1977



Champion de France de quatrième division
Vainqueur de la Coupe de France
Quart-de-finaliste de la Coupe d'Europe des Clubs Champions
1980



Champion de France de quatrième division
Quart-de-finaliste de la Coupe UEFA




1981



Champion de France de première division
pour la dizième fois (trophée de gauche)
Récompense des dix titres (trophée de droite)
Finaliste de la Coupe de France
Quart-de-finaliste de la Coupe UEFA
1982



Vice-champion de France de première division
Finaliste de la Coupe de France
1986



Vice-champion de France de deuxième division




1998



Vainqueur de la Coupe Gambardella
1999



Champion de France de deuxième division
Finaliste de la Coupe Gambardella
2004



Champion de France de deuxième division




2007



Champion de France des tribunes
2008



Champion de France des tribunes
2009



Champion de France des tribunes




2011



Finaliste de la Coupe Gambardella
Vainqueur du Challenge de France féminin
2012



Finaliste de la Coupe Gambardella
2013



Vainqueur de la Coupe de Ligue
Finaliste du Challenge de France féminin




2019



Vainqueur de la Coupe Gambardella



L'organigramme et l'effectif

Les présidents depuis 1933

L'ASSE a connu dix-huit présidents différents de 1933 à l'arrivée de Roland Romeyer.


L'historique

26 juin 1933-8 février 1943


Pierre Guichard


8 février 1943-6 septembre 1943


Paul Laval


6 septembre 1943-20 juillet 1950


Gabriel Perroudon


20 juillet 1950-3 septembre 1952


Pierre Guichard


3 septembre 1952-5 juin 1959


Pierre Faurand


5 juin 1959-17 avril 1961


Pierre Guichard


17 avril 1961-17 mai 1982


Roger Rocher


Suite au départ de Pierre Guichard, Roger Rocher prend la présidence du club stéphanois. Il décroche neuf titres de champion (1964, 1967, 1968, 1969, 1970, 1974, 1975, 1976 et 1981), six Coupes de France (1962, 1968, 1970, 1974, 1975 et 1977) mais perd la finale de Coupe d'Europe des Clubs Champions à Glasgow en 1976. L'affaire de la caisse noire viendra stopper cette épopée.

>> [06/02/20] Dispositif Roger Rocher <<
A l'occasion du centenaire de la naissance de Roger Rocher
www.forumpeuplevert.com/t2782-06-02-20-dispositif-roger-rocher

24 mai 1982-9 août 1982


André Buffard


9 août 1982-5 décembre 1982


Henri Fieloux


5 décembre 1982-6 décembre 1982


Pierre Fourneyron


9 décembre 1982-3 mai 1983


Paul Bressy


3 mai 1983-10 juin 1993


André Laurent


10 juin 1993-6 mai 1994


Yves Guichard


6 mai 1994-juillet 1996


Michel Vernassa


Juillet 1996-2 octobre 1997


Philippe Koehl


2 octobre 1997-novembre 1997


Jean-Marie Caillat


12 décembre 1997-10 mai 2003


Alain Bompard


10 mai 2003-17 décembre 2003


Henri Grange


17 décembre 2003-3 juin 2004


Thomas Schmider


Depuis le 4 juin 2004

Prénom
Nom
Date de naissance
Lieu de naissance
Nationalité
Profession
Bernard
Caïazzo
15 janvier 1954
Alger (Algérie)
Française
Homme d'affaires français

Après le départ de Thomas Schmider la veille (suite au départ de Frédéric Antonetti), Bernard Caïazzo, actionnaire du club, est nommé président à l'unanimité et rachète le reste des parts pour en détenir la totalité. Il occupe exactement le poste de président du conseil de surveillance. Le conseil de surveillance a pour rôle de veiller au bon fonctionnement du club et son président nomme le président du directoire (et ses membres).
Bernard Caïazzo a été directeur de (Call Center Alliance International). Créé en 1994, cette société exerce une activité de centres d'appel, elle compte aujourd'hui près de cinq milles salariés en Europe sur quatorze sites, elle est cotée en bourse depuis fin 2000-2001 et le chiffre d'affaires s'élève à cent millions d'euros.

Depuis le 2 décembre 2004

Prénom
Nom
Date de naissance
Lieu de naissance
Nationalité
Profession
Roland
Romeyer
25 août 1945
Pont-Salomon
Française
Homme d'affaires français

Roland Romeyer, membre du conseil d'administration, achète 50% des parts du club et forme ainsi avec Bernard Caïazzo une coprésidence. Il a fait son entrée dans le club un an et demi plus tôt grâce à, Henri Grange, ancien président de l'ASSE, et s'est distingué en sauvant le club d'une rétrogradation faute de sponsor, lorsque sa société SACMA Agencements devient sponsor principal. Il occupe exactement le poste de président du directoire. Le directoire a pour rôle de gérer le club.
Roland Romeyer a été directeur de (SACMA Agencements). Créé en 1982, cette société exerce une activité d'agencements d'entreprises, elle compte aujourd'hui moins de dix salariés et le chiffre d'affaires s'élève à neuf millions d'euros.


Le classement de longévité

Le classement de longévité des présidents en date d'aujourd'hui :

NomJours
1Roger Rocher7 700
2Bernard CaïazzoActiver
javascript
3Roland RomeyerActiver
javascript
4Pierre Guichard4 972
5André Laurent3 691
6Gabriel Perroudon2 509
7Pierre Faurand2 466
8Alain Bompard1 975
9Michel Vernassa786
10Philippe Koehl459


Les entraîneurs depuis 1933

L'ASSE a connu quarante-quatre entraîneurs différents de 1933 à la nomination de Claude Puel.


L'historique

Juin 1933-juin 1934


Albert Locke


Juin 1934-juin 1935


Harold Rivers


Juin 1935-juin 1936


William Duckwoorth


Juin 1936-avril 1938


Zoltan Vago


Avril 1938-juin 1941


William Duckwoorth


Juillet 1941-juin 1943


Émile Cabannes


Juin 1943-juillet 1950


Ignace Tax


Juillet 1950-juin 1959


Jean Snella


Il est nommé entraîneur de l'ASSE, après y avoir évolué en tant que joueur à la fin des années 1930. A son palmarès d'entraîneur, il compte quatre titres de champion de France. Sa carrière d'entraîneur au sein du club est l'une des plus longues, ayant évolué durant treize années à l'ASSE de 1950 à 1959 et de 1963 à 1967.

Juin 1959-novembre 1960


René Vernier


Novembre 1960-juin 1961


François Wicart


Juin 1961-mars 1962


Henri Guérin


Mars 1962-juin 1963


François Wicart


Juin 1963-juin 1967


Jean Snella


Juin 1967-mai 1972


Albert Batteux


Le mythique Albert Batteux est engagé par l'ASSE. La saison suivant son introduction, il réalise le doublé coupe-championnat ce que le club rééditera deux années plus tard.

Juin 1972-janvier 1983


Robert Herbin


Il mène l'ASSE en finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions, devenant ainsi le deuxième entraîneur à disputer une finale européenne avec un club français, après Albert Batteux. L'ASSE est le premier club dans lequel il entraîne, étant embauché juste après la démission d'Albert Batteux en 1972 alors qu'il était joueur. Il remporte également quatre Championnat de France ainsi que trois Coupe de France.

Janvier 1983-juin 1983


Guy Briet


Juin 1983-avril 1984


Jean Djorkaeff


Avril 1984-juin 1984


Robert Philippe


Juillet 1984-juin 1987


Henryk Kasperczak


Juin 1987-mai 1990


Robert Herbin


Juin 1990-juin 1992


Christian Sarramagna


Juin 1992-juin 1994


Jacques Santini


Juin 1994-février 1996


Élie Baup


27 février 1996-27 février 1996


Maxime Bossis


Mars 1996-juin 1996


Dominique Bathenay


Juin 1996-juin 1997


Pierre Mankowski


Juin 1997-juin 1998


Pierre Repellini


Juillet 1998-septembre 2000


Robert Nouzaret


Il est engagé pour faire remonter l'ASSE en division 1. Ainsi dès sa première saison, il réussit à terminer champion de division 2. Après une saison dans la première division française, il parvient à obtenir une place européenne en Coupe Intertoto. Mais après un début de saison difficile, il est renvoyé par la direction.

30 septembre 2000-30 septembre 2000


Gérard Soler


Octobre 2000-janvier 2001


John Toshack


Janvier 2001-juin 2001


Jean-Guy Wallemme


Rudi Garcia


Juin 2001-octobre 2001


Alain Michel


Octobre 2001-juin 2004


Frédéric Antonetti


Il succède à Alain Michel limogé, l'ASSE étant alors relégable. Il sauve le club de la relégation lors de sa première saison.
En 2004, il fait remonter le club en Ligue 1, terminant champion. Suite à différents conflits entre lui et la direction, il décide de quitter le club.

Juin 2004-mai 2006


Élie Baup


Il réussit à maintenir le club en Ligue 1 et le faire participer à la Coupe Intertoto.

Mai 2006-mai 2007


Ivan Hasek


Juillet 2007-novembre 2008


Laurent Roussey


Novembre 2008-décembre 2009


Alain Perrin


Il arrive fraîchement vainqueur du premier doublé coupe-championnat de l'histoire du rival lyonnais, accompagné de son adjoint Christophe Galtier.

Décembre 2009-mai 2017

Prénom
Nom
Date de naissance
Lieu de naissance
Nationalité
Période professionnelle
Poste
Christophe
Galtier
23 août 1966
Marseille
Française
1985-1999
Défenseur puis entraîneur


Christophe Galtier démarre le football avec l'équipe junior de l'Olympique de Marseille. Il signe professionnel en 1985. Il est finaliste de la Coupe de France en 1986 et 1987 avec le club phocéen où il y reste deux ans avant de rejoindre Lille. Trois ans plus tard, il quitte le Nord pour Toulouse où il joue trois ans également. Dès 1993, il ne reste pas plus de deux ans dans un club : un an à Angers où il marque le seul but de sa carrière, un an à Nîmes où il ne joue que vingt matchs, deux ans à Marseille, un an à Monza où il ne joue que vingt-quatre matchs et un an à Liaoning Yuandong (Chine) où il ne joue que vingt-trois matchs.
Il est sélectionné en Équipe de France espoirs six fois en 1988. Il remporte l'Euro espoirs 1988.

Quelques mois après la fin de sa carrière de footballeur, Christophe Galtier devient entraîneur adjoint de l'Olympique de Marseille en décembre 1999. L'année suivante, il prend le poste d'entraîneur par intérim. En décembre 2001, il s'engage comme entraîneur à l'Aris Salonique, club de première division grecque habitué quelques saisons plus tôt des compétitions européennes. En mai 2002, il quitte la Grèce et devient entraîneur adjoint de Bastia. Le 5 avril 2004, Christophe Galtier prend le poste d'entraîneur par intérim jusqu'à la fin de la saison. En juin 2004, Alain Perrin quitte l'Olympique de Marseille et propose à Christophe Galtier de devenir son adjoint pour entraîner l'équipe du Al Ayn Club à Abou Dabi. Ce sera le début d'une fructueuse collaboration entre les deux hommes, et une étape décisive dans la carrière d'entraîneur de Christophe Galtier. De juillet à octobre 2004, le duo entraîne brièvement le club de l'Emirat. D'avril à décembre 2005, ils entraînent le club de première division anglais Porsmouth. A l'été 2006, ils s'engagent à Sochaux. Ils remportent la Coupe de France 2007. A l'été suivant, sollicité par l'Olympique lyonnais, ils s'engagent avec le club rhodanien. Ils remportent la Coupe de la paix et le Trophée des champions en 2007, ainsi que la Coupe de France et le championnat de Ligue 1 en 2008. A l'été 2008, des dissensions avec certains joueurs et avec l'encadrement technique, puis entre les dirigeants du club rhodanien et Alain Perrin vont mettre fin rapidement à l'expérience lyonnaise. Le club se sépare de son entraîneur, suivi par son adjoint Christophe Galtier. En novembre 2008, Laurent Roussey, entraîneur de l'ASSE, est limogé à la suite d'un début de saison catastrophique en championnat. Les dirigeants nomment Alain Perrin au poste d'entraîneur et Christophe Galtier au poste d'adjoint. Lors de la saison 2008-2009, les débuts du duo Perrin-Galtier s'avèrent difficiles. La saison suivante, les Verts évoluent tout l'automne dans la deuxième partie du championnat, puis finissent par s'effondrer début décembre. Le 15 décembre 2009, les dirigeants de l'ASSE décident l'éviction d'Alain Perrin et proposent à Christophe Galtier de lui succéder à la tête de l'équipe. Ce dernier hésite, puis sur les conseils d'Alain Perrin, finit par accepter.


>> [09/05/17] Dispositif retour sur l'ère Galtier <<
A l'occasion du départ de Christophe Galtier
www.forumpeuplevert.com/t2478-09-05-17-dispositif-retour-sur-l-ere-galtier

Juin 2017-novembre 2017

Prénom
Nom
Date de naissance
Lieu de naissance
Nationalité
Période professionnelle
Poste
Óscar
García Junyent
26 avril 1973
Sabadell (Espagne)
Espagnole
1991-2005
Milieu de terrain puis entraîneur


Óscar García démarre le football à l'âge de sept ans avec l'équipe junior de Gimnàstic Mercantil puis rejoint quatre ans plus tard le FC Barcelone. Il signe professionnel en 1991 et joue trois ans au FC Barcelone B, avant de rejoindre l'équipe première où il ne joue que soixante-neuf matchs en cinq ans. Il remporte le championnat espagnol en 1993, 1994, 1998 et 1999, remporte la Supercoupe d'Espagne en 1992 et 1996, remporte la Supercoupe de l'UEFA en 1992 et 1997, remporte la Coupe du Roi en 1997 et 1998, et remporte la Coupe des Coupes en 1997. Un an après son arrivé au FC Barcelone, il est prêté un an à Albacete Balompié. Après avoir joué cinq ans dans l'un des plus grands clubs du monde, il rejoint le Valence CF pour un an où il ne joue que vingt matchs. Il remporte la Supercoupe d'Espagne en 1999. En l'an 2000, il part pour l'Espanyol Barcelone où il ne joue que cinquante-et-un matchs en quatre ans. Il finit sa carrière de footballeur un an à l'UE Lleida qui vient de chuter en Segunda División B (deuxième division).
Il est sélectionné une fois en Équipe d'Espagne des moins de seize ans (où il inscrit un but), quatre fois en Équipe d'Espagne des moins de dix-huit ans (où il inscrit un but), une fois en Équipe d'Espagne des moins de dix-neuf ans, trois fois en Équipe d'Espagne des moins de vingt ans, vingt-quatre fois en Équipe d'Espagne espoirs (où il inscrit douze buts), deux fois en Équipe de Catalogne (où il inscrit deux buts) et quatre fois en Équipe d'Espagne olympique (où il inscrit deux buts et où il est quart de finaliste des Jeux Olympiques d'été en 1996).

Quatre ans après la fin de sa carrière de footballeur, Óscar García est entraîneur adjoint de l'Équipe de Catalogne de 2009 à 2010. Il entraîne ensuite les juniors A du FC Barcelone jusqu'en 2012. En mai de la même année, il devient entraîneur d'une équipe première en rejoignant le club israélien de Maccabi Tel-Aviv (36 matchs : 25 victoires, 5 nuls, 6 défaites) où son ancien coéquipier Jordi Cruyff, fils du célèbre Johan Cruyff, officie comme directeur technique. Le 22 mai 2013, Óscar García quitte le Maccabi Tel-Aviv et rejoint le club anglais de Brighton & Hove (53 matchs : 21 victoires, 16 nuls, 16 défaites) qui évolue en Football League Championship (deuxième division). En mai 2014, il retourne au Maccabi Tel-Aviv (2 matchs : 1 victoire, 1 nul). Le 26 août 2014, il quitte le club pour des raisons « sécuritaires ». La semaine suivante, le 2 septembre, il revient en Angleterre pour entraîner le Watford FC (4 matchs : 1 victoire, 2 nuls, 1 défaite) mais il doit démissionner moins d'un mois plus tard en raison de problèmes de santé. En décembre 2015, Óscar García devient l'entraîneur du club autrichien du Red Bull Salzbourg (63 matchs : 43 victoires, 44 nuls, 9 défaites). Il remporte le championnat autrichien et la Coupe d'Autriche en 2016 et 2017.
Óscar García quitte le Red Bull Salzbourg alors qu'il avait de bons résultats et jouait la Coupe d’Europe. Il y a deux raisons qui explique son envie d'ailleurs : le départ de son ami et manager général Jochen Sauer pour le Bayern Munich et les relations avec l'actionnaire étaient très compliquées à cause de l'émergence en Allemagne d'un autre club franchisé Red Bull (Leipzig), dans un championnat plus médiatisé. Le technicien espagnol avait notamment l'impression de servir de centre de formation à l'autre club de la marque puisqu'il s'était vu chiper trois de ses meilleurs éléments (Dayot Upamecano, Naby Keïta et Bernardo) l'été dernier. De plus en plus isolé, il souhaitait vraiment s'en aller, surtout qu'il était possible qu'étant qualifiés tous deux en Coupe d'Europe, Red Bull Salzbourg (qualifié pour le deuxième tour de qualification de la Ligue des Champions) et Leipzig (qualifié pour la phase de groupes de la Ligue des Champions) se retrouvent épinglés par l'UEFA. En effet, elle interdit une personne d'être impliqué dans plus d'un club participant à une compétition interclubs de l'UEFA (article 3.01 paragraphe b du règlement de l'UEFA Champions League).

Pour remplacer Christophe Galtier, l'ASSE a reçu pas moins de quatre-vingt candidatures. Après avoir présélectionné Patrick Vieira (qui restera entraîneur du New York City), Claude Puel (qui déclinera dès le premier coup de fil et ne viendra pas même s'il était libre), Claudio Ranieri (qui s'avèrera trop cher)..., l'ASSE signe avec Óscar García après plusieurs jours de négociations de la part de l'espagnol. Pourtant, son dossier semblait fortement compromis. En effet, son entretien avec les dirigeants stéphanois s'est mal passé. Daniel Riolo explique au micro de RMC : « vous êtes au courant de ce qui s'est passé avec Óscar García ? Il est accueilli par les dirigeants stéphanois dans un hôtel à Paris, accompagné par un agent français très important. La moitié des dirigeant de l'ASSE présents sur place ne le connaissaient pas et n'avaient même pas étudié son CV ». Le journaliste résume : « cet entretien a été catastrophique, mais ce fameux agent français a plus ou moins réussi à rattraper le coup par la suite ».
A la recherche d'un championnat plus huppé, Óscar García débute une nouvelle aventure dans le pays natal de son épouse. A noter que le nouveau technicien des Verts parle plusieurs langues, dont le français. Son jeu est tourné vers l'attaque. Il explique sa philosophie : « le jeu que je prône, c'est de garder le ballon, d'essayer d'avoir la possession, de passer le ballon autant de fois que possible et de trouver le bon moment pour marquer ». Disciple de Johan Cruyff et adepte du football à la barcelonaise, Óscar García s'est appliqué dans tous ses clubs à tenir sa ligne directrice apprise à la Masia (centre de formation du FC Barcelone) où il a fait ses gammes en tant qu'entraîneur. Au Red Bull Salzbourg, son équipe prônait un football très offensif (81 points pris en 36 journées de championnat, 2,05 buts inscrits par match en moyenne et une différence de buts de +50), organisé en 4-2-4 ou en 4-2-3-1 avec toujours deux ailiers très offensifs et un pressing tout terrain qui avait notamment fait exploser l'OGC Nice en Europa League. Un jeu également très exigeant physiquement.

Après douze journées passées sur le banc stéphanois, les résultats de l'ASSE restent mitigés, les Verts pointant à la sixième marche du classement de la Ligue 1. Mais dernièrement, ils se sont dégradés, avec un seul succès lors des sept dernières apparitions de l'équipe toutes compétitions confondues. Tout s'est rapidement corsé, puisqu'en début de mois, il est évoqué des tensions entre Óscar García et sa direction après une lourde défaite infligée par le rival lyonnais (5-0, au stade Geoffroy-Guichard). L'entraîneur déplore le mode de fonctionnement du club, le recrutement et l'amateurisme constaté sur place, alors que la gestion humaine de l'espagnol aurait du mal à passer au club, tout comme ses critiques aux joueurs souvent faites dans un cadre public.
Óscar García formule plusieurs requêtes parmi lesquelles le retour à l'ASSE de Jérémie Janot (aujourd'hui à l'AJ Auxerre) pour l'épauler dans le staff, demande refusée par sa direction.
La situation en est arrivée au point où Óscar García veut quitter le club. Le 14 novembre, c'est chose faite, Óscar García démissionne, alors sous contrat depuis cinq mois et jusqu'en 2019, lui qui ne supporte plus le mode de gouvernance du club. Ses agents débarquent le 16 novembre à Saint-Étienne pour discuter des modalités de son départ, auquel le club s'oppose.
Partent avec Óscar García, les trois espagnols qui l'avaient suivis : Antonio Puche (entraîneur adjoint), Rubén Martínez Caballero (entraîneur adjoint en charge de l'analyse vidéo), et Enrique Sanz Ramirez (préparateur physique).

Novembre 2017-décembre 2017

Prénom
Nom
Date de naissance
Lieu de naissance
Nationalité
Période professionnelle
Poste
Julien
Sablé
11 septembre 1980
Marseille
Française
1998-2014
Milieu de terrain puis entraîneur


Julien Sablé est un pur produit du centre de formation de l'ASSE. Il prend part à son premier match en équipe première le 8 mai 1998 lors de la dernière journée de Division 2 face à Lille (défaite 2-1). Il commence sa carrière en Division 1 le 6 août 1999 face au FC Nantes (défaite 2-0). Avec les Verts, il participe à deux opérations de remontée en Ligue 1 et devient un des éléments clés du club stéphanois au fil des saisons au point d'être nommé capitaine au début des années 2000. Après dix ans passés chez les Verts, Julien Sablé s'engage en 2007 avec Lens malgré l'intérêt de Marseille. Il remporte la Coupe Intertoto 2007. Relégué en Ligue 2 avec le club lensois, il rejoint Nice en janvier 2009. Un an après son arrivée, Éric Roy le nomme capitaine mais son temps de jeu se réduit petit à petit et il perd le brassard un an plus tard. En mai 2012, son contrat avec le club niçois n'est pas renouvelé, le nouvel entraîneur niçois Claude Puel ne jugeant pas avoir besoin de ses services. Après sept mois sans club, Julien Sablé signe à Bastia jusqu'à la fin de la saison. En juin 2014, il est en fin de contrat avec le club corse et décide de prendre sa retraite sportive.
Il est sélectionné en Équipe de France espoirs dix-neuf fois entre 2000 et 2002.

Directement après la fin de sa carrière de footballeur, Julien Sablé devient entraîneur de l'équipe U15 de Saint-Étienne. Un an plus tard, à la saison 2015-2016, il devient entraîneur de l'équipe réserve. A la saison suivante, il entraîne l'équipe U19. En juin 2017, il est nommé directeur du centre de formation de l'ASSE, en remplacement de Bernard David, parti à Auxerre. Cinq mois plus tard, il devient entraîneur de l'ASSE.

Décembre 2017-juin 2019

Prénom
Nom
Date de naissance
Lieu de naissance
Nationalité
Période professionnelle
Poste
Jean-Louis
Gasset
9 décembre 1953
Montpellier
Française
1975-1985
Milieu de terrain puis entraîneur


Jean-Louis Gasset démarre en professionnel à l'âge de dix-huit ans avec l'équipe de Montpellier. Il reste dix ans au seul club de sa carrière.

Directement après la fin de sa carrière de footballeur, Jean-Louis Gasset devient entraîneur adjoint de Montpellier. Treize ans après, en novembre 1998, il est promu entraîneur, avant de partir un an plus tard. En septembre 2000, après dix mois passés sans club, il devient entraîneur de Caen, avant de devenir l'adjoint de Luis Fernandez au PSG l'année suivante. Il le suit en novembre 2003 à l'Espanyol Barcelone, avant de revenir en France en janvier 2005, à Istres, au poste d'entraîneur. Jean-Louis Gasset devient entraîneur adjoint de Laurent Blanc à Bordeaux deux ans plus tard. En 2010, il suit le « Président » en Équipe de France et ils y restent deux ans jusqu'à la démission de Laurent Blanc. Ils intègrent le PSG en 2013. Après trois ans passés dans le club de la capitale, leur chemin se sépare. En janvier 2017, Jean-Louis Gasset redevient entraîneur de Montpellier après six mois passés sans club. Il part à la fin de la saison, Montpellier étant sauvé de la Ligue 2. En novembre 2017, il devient entraîneur adjoint de Julien Sablé à l'ASSE. Il est promu entraîneur un mois après, à la suite d'une série de six matchs sans victoire.

Juin 2019-octobre 2019

Prénom
Nom
Date de naissance
Lieu de naissance
Nationalité
Période amateur
Poste
Ghislain
Printant
13 mai 1961
Montpellier
Française
1982-1989
Gardien de but puis entraîneur


Ghislain Printant démarre en amateur à l'âge de vingt et un ans avec le club PI Vendargues, dans la banlieue de Montpellier. Deux ans après avoir intégré le club vendarguois, il s'occupe en même temps des gardiens de l'école de football de Montpellier. L'année suivante, il dirige également en même temps l'école de football du PI Vendargues, et ce jusqu'en 1989. Cette même année, à l'âge de vingt-huit ans, il met un terme à sa carrière de footballeur après être resté sept ans au seul club où il a joué. Il ne connaîtra pas le niveau professionnel en tant que gardien de but.

Suite à la fin de sa carrière de gardien, il rejoint l'équipe première de Montpellier comme entraîneur des gardiens. Il occupe ce poste pendant trois ans, avant de rejoindre le Marvejols Sports comme entraîneur. Sous ses ordres, l'équipe lozérienne remporte la promotion d'honneur A et remporte la Coupe de Lozère en fin de saison. Après deux ans dans ce club, il revient en 1994 dans le club montpelliérain pour de nouveau s'occuper des gardiens. Entraîneur des moins de seize ans de 2004 à 2006, il devient ensuite entraîneur de l'équipe réserve en CFA. Il quitte le club en fin de saison 2010 sur une descente de l'équipe réserve en CFA2. En 2010, il devient directeur de la formation de Bastia. Il est nommé, en novembre 2014, entraîneur de l'équipe première, en Ligue 1, à la place de Claude Makélélé. Son équipe, qui lutte pour son maintien dans l'élite, se qualifie pour la finale de la Coupe de la Ligue. Début mars 2015, il est interdit de conférence de presse par la LFP car il lui manque son diplôme d'entraineur. Il reçoit ainsi de nombreux soutiens comme celui de l'entraineur de l'ASSE, Christophe Galtier. Considéré par beaucoup de supporters Corses comme le sauveur depuis qu'il a repris la tête de l'équipe, Ghislain Printant a même été jusqu'à recevoir cinq voix aux élections départementales en mars 2015. Le 28 janvier 2016, Ghislain Printant est limogé par Bastia. Un an plus tard, le 30 janvier 2017, il revient à Montpellier où il est chargé par le président Louis Nicollin de réaliser un état des lieux du club avec Jean-Louis Gasset, à la suite de la mise à l'écart de l'entraîneur Frédéric Hantz. Il devient l'adjoint de Jean-Louis Gasset. Après avoir réussi à maintenir le club en Ligue 1, ils quittent tous les deux le club à la fin de la saison. En décembre 2017, après six mois passés sans club, Ghislain Printant devient entraîneur adjoint de l'ASSE, aux côtés de Jean-Louis Gasset. Le 6 juin 2019, il est promu entraîneur principal suite au départ à la retraite de Jean-Louis Gasset.

Depuis octobre 2019

Prénom
Nom
Date de naissance
Lieu de naissance
Nationalité
Période professionnelle
Poste
Claude
Puel
2 septembre 1961
Castres
Française
1979-1996
Milieu de terrain puis entraîneur


Claude Puel démarre en amateur à l'âge de neuf ans avec Castres. Sept ans plus tard, il rejoint Monaco. Il joue son premier match professionnel deux ans après son arrivée au club de la principauté. Il est connu pour sa forme physique hors norme et sa grande assiduité lors des entraînements physiques. Durant les dix-sept ans passés au seul club de sa carrière professionnelle, Claude Puel dispute exactement six cents matchs et remporte deux championnats, une Coupe de France et un Trophée des Champions. Il est sélectionné vingt-deux fois en Équipe de France Espoirs.

Directement après la fin de sa carrière de footballeur, Claude Puel devient entraîneur de Monaco B. Trois ans plus tard, en 1999, il entraîne l'équipe première et remporte le titre de champion de France avec des joueurs tels que Ludovic Giuly, David Trezeguet, Marco Simone ou Marcelo Gallardo. A la fin de la saison suivante, son contrat n'est pas renouvelé et il quitte Monaco après y avoir passé vingt-quatre ans. Dix mois plus tard, il signe à Lille. En six ans passés dans ce club, il parvient à le qualifier pour la Ligue des Champions à deux reprises, remporte la Coupe Intertoto en 2004 et finit à la deuxième place du championnat en 2005. Claude Puel est élu entraîneur de l'année 2005 par France Football et remporte le Trophée UNFP du meilleur entraîneur 2006. Il quitte Lille en 2008 pour devenir « entraîneur général » à Lyon. Il termine vice-champion de France en 2010 et atteint les demi-finales de la Ligue des Champions la même année. Il perd le centième derby lors de la saison 2010-2011 contre l'ASSE et cette défaite ne lui est pas pardonnée. A cause de cette défaite et d'autres griefs, Claude Puel est licencié pour faute grave en juin 2011. Il attaque son ancien club au conseil des prud'hommes pour obtenir le versement de près de cinq millions d'euros correspondant à une année de salaires et à des dommages et intérêts pour préjudice moral et professionnel. C'est rejeté en premier instance, il fait appel. La décision du conseil des prud'hommes est maintenue, il se pourvoit en cassation. La décision reste la même. Onze mois après son licenciement, il devient l'entraîneur de Nice. La première saison se finit sur une quatrième place en championnat et une qualification en Coupe d'Europe que le club niçois n'avait plus décrochée depuis des décennies. A Nice, Claude Puel fait jouer ces fils, Grégoire et Paulin, ce qui lui vaut des critiques parmi certains supporters qui l'accusent de favoritisme. Il quitte Nice quatre ans après son arrivée, en 2016, d'un commun accord avec ses dirigeants. Il a terminé la saison de nouveau quatrième et qualifie le club pour la phase de groupe de l'Europa League. Il entraîne ensuite Southampton, en Angleterre. Il qualifie le club jusqu'en finale de League Cup mais la perd contre Manchester United. Il finit une première saison prometteuse et est limogé. Parmi les raisons de son éviction, on compte l'élimination dès la phase de groupes de l'Europa League ainsi qu'un total de points moins satisfaisant en championnat que la saison précédente sous Ronald Koeman. Sont également évoqués des reproches des dirigeants sur la qualité de jeu proposé et un management jugé trop rigide, accompagnées d'une défiance de certains cadres du vestiaire. Claude Puel signe à Leicester City. Le soir du 27 octobre 2018, le club anglais est secoué par la mort de son propriétaire Vichai Srivaddhanaprabha dans le crash de son hélicoptère qui venait de décoller du stade, après le match contre West Ham. En février 2019, deux ans après son arrivée, il est licencié. C'est la première fois en près de vingt ans de carrière que Claude Puel est remercié en pleine saison. Huit mois plus tard, le 4 octobre 2019, il est nommé manager général et entraîneur de l'ASSE, lui qui, après le départ de Christophe Galtier, avait décliné le poste dès le premier coup de fil et avait déclaré qu'il ne viendrait pas même s'il était libre. Son arrivée met fin à sa période de huit mois sans club, et s'accompagne de celle de son ancien adjoint à Leicester City, Jacky Bonnevay, ainsi que du directeur général lors de son aventure lilloise, Xavier Thuilot. Son premier match se termine sur une victoire 1-0 à la dernière minute contre Lyon, à domicile. Le 17 octobre, il intègre le directoire du club, en compagnie de Xavier Thuilot.


Le classement de longévité

Le classement de longévité des entraîneurs en date d'aujourd'hui :

NomMatchsVictoiresNulsDéfaites
1Robert Herbin651331154166
2Jean Snella516244111161
3Christophe Galtier361154100107
4Ignace Tax2371075080
5Albert Batteux2301414247
6Élie Baup158435659
7Henryk Kasperczak123573531
8Frédéric Antonetti121562936
9William Duckwoorth97551923
10John Toshack93---


Les présidences et directions actuelles

Présidence du conseil de surveillance

Le conseil de surveillance a pour rôle de veiller au bon fonctionnement du club.
Il est présidé par Bernard Caïazzo depuis le 4 juin 2004.

Présidence du directoire

Le directoire a pour rôle de gérer le club.
Il est présidé par Roland Romeyer depuis le 2 décembre 2004.

Direction générale

La direction générale a pour rôle de représenter le club et d'alléger la tâche du président. Le directeur général possède, au même titre que le président, des pouvoirs qui lui ont été concédés par le conseil d'administration. Il définit les stratégies globales du fonctionnement du club à court et moyen termes.

Prénom
Nom
Date de naissance
Lieu de naissance
Nationalité
Xavier
Thuilot
27 mars 1967
Amiens
Française

Le poste de directeur général est occupé par Xavier Thuilot. Diplômé du Centre de Droit et d'Economie du Sport de l'Université de Limoges, Xavier Thuilot a été directeur administratif et financier de la Fédération Française de Football Américain (FFFA) pendant trois ans, jusqu'en 1999. Il devient ensuite directeur général au LOSC. A Lille, il travaille avec Claude Puel alors entraîneur du club. Neuf ans plus tard, il rejoint le club de rugby parisien Racing Métro 92 pour occuper le même poste. Il y reste sept mois puis crée en 2010 la société GM5 Consulting. Il devient trois plus tard directeur général adjoint au Racing Club de Lens. Il quitte son poste en 2015. En octobre 2019, Xavier Thuilot est nommé « directeur général des services à ASSE Groupe » et devient membre du directoire du club.

Direction sportive

La direction sportive a pour rôle de diriger l'équipe. Il assure le lien entre la direction, l'entraîneur et les joueurs.

Le poste de directeur sportif est actuellement vacant depuis le départ de Dominique Rocheteau le 21 mai 2019. Agé de 65 ans, l'« ange vert » prend sa retraite, deux ans après son arrivée à ce poste. Avant cela, il a occupé différentes fonctions dans le club depuis 2010 : tour à tour, il a été membre du conseil de surveillance, membre du directoire, conseiller du président et coordinateur sportif.

Direction du recrutement

La cellule de recrutement a pour rôle de gérer l'embauche de nouveaux joueurs.

Le poste de directeur du recrutement est occupé par Jean-Luc Buisine. Défenseur, il a joué au FC Rouen puis au LOSC, au RC Strasbourg et enfin à nouveau au LOSC. Il a été capitaine de l'Équipe de France espoirs durant de nombreuses années au début de sa carrière. Il remporte l'Euro espoirs 1988 avec Éric Cantona, Laurent Blanc ou encore Alain Roche. Après sa carrière de footballeur, il devient agent de joueurs et se constitue un important réseau de correspondants dans le monde. Il revient au LOSC en avril 2003, au poste de responsable de la cellule recrutement. Il demande alors à la FFF le gel de sa licence d'agent de joueurs, incompatible avec ses nouvelles fonctions. A Lille, il travaille avec Claude Puel alors entraîneur du club, et Xavier Thuilot, directeur général. Il démissionne en juillet 2011 et rejoint aussitôt l'AS Monaco, qui vient d'être reléguée en Ligue 2. Fin juin 2013, il quitte le club monégasque, avant de rejoindre le Stade rennais, quelques jours plus tard. Libre depuis son départ en 2019, Jean-Luc Buisine est nommé en mai 2020 directeur de la cellule de recrutement de l'ASSE.


Le staff actuel
Claude
PUEL

(entraîneur)
De nationalité française, il est né le 02/09/1961 à Castres
Dans le staff depuis 2019
Jacky
BONNEVAY

(entraîneur adjoint)
De nationalité française, il est né le 01/06/1961 au Coteau
Dans le staff depuis 2019
Laurent
HUARD

(entraîneur adjoint)
De nationalité française, il est né le 26/08/1973 à Fougères
Dans le staff depuis 2017
Julien
SABLÉ

(entraîneur adjoint)
De nationalité française, il est né le 11/09/1980 à Marseille
Dans le staff depuis 2017
Fabrice
GRANGE

(entraîneur des gardiens)
De nationalité française, il est né le 03/12/1971 à Sainte-Foy-Lès-Lyon
Thierry
COTTE

(préparateur physique)
De nationalité française, il est né le 30/07/1973 à Bourg-de-Péage
Sébastien
SANGNIER

(préparateur physique)
De nationalité française, il est né le 28/06/1979 à Amiens
César
ARGHIRUDIS

(analyste tactique)
De nationalité française, il est né le 29/01/1987 à Lens
Tarak
BOUZAABIA

(médecin)
De nationalité française, il est né le 16/10/1962 à Paris
Pierre-Luc
GUICHARD

(kinésithérapeute)
De nationalité française
Hubert
LARGERON

(kinésithérapeute)
De nationalité française, il est né le 16/05/1965 à Saint-Étienne
Matthieu
RACHET

(kinésithérapeute)
De nationalité française, il est né le 12/04/1986 à Saint-Étienne
Laurent
BENSADI

(masseur)
De nationalité française, il est né le 07/10/1974 à Chambéry
Frédéric
ÉMILE

(team manager)
De nationalité française, il est né le 02/09/1968 à Ussel
Franckie
TOURDRE

(player manager)
De nationalité française
Fabrice
DI NATALE

(intendant)
De nationalité française

L'effectif actuel

Présentation de l'effectif après le dernier mercato d'hiver.


Les gardiens
01Théo
VERMOT
De nationalité française, il est né le 27/01/1997 à Fréjus
Dans l'équipe pro depuis 2018
16Stéphane
RUFFIER
De nationalité française, il est né le 27/09/1986 à Bayonne
Dans l'équipe pro depuis 2011
30Jessy
MOULIN
De nationalité française, il est né le 13/01/1986 à Valence
Dans l'équipe pro depuis 2008
40Stefan
BAJIC
De nationalité française, il est né le 23/12/2001 à Saint-Étienne
Dans l'équipe pro depuis 2018

Les défenseurs
03Léo
LACROIX
De nationalité suisse, il est né le 27/02/1992 à Lausanne, en Suisse
Dans l'équipe pro depuis 2019
04William
SALIBA
De nationalité française, il est né le 24/03/2001 à Bondy
Dans l'équipe pro depuis 2016
05Timothée
KOLODZIEJCZAK
De nationalité française, il est né le 01/10/1991 à Avion
Dans l'équipe pro depuis 2018
11Gabriel Moisés Antunes
SILVA
De nationalité brésilienne, il est né le 13/05/1991 à Piracicaba, au Brésil
Dans l'équipe pro depuis 2017
13Miguel
TRAUCO
De nationalité péruvienne, il est né le 25/08/1992 à Tarapoto, au Pérou
Dans l'équipe pro depuis 2019
23Sergi
PALENCIA
De nationalité espagnole, il est né le 23/03/1996 à Badalone, en Espagne
Dans l'équipe pro depuis 2019
24Loïc
PERRIN
De nationalité française, il est né le 07/08/1985 à Saint-Étienne
Dans l'équipe pro depuis 2003
26Mathieu
DEBUCHY
De nationalité française, il est né le 28/07/1985 à Fretin
Dans l'équipe pro depuis 2018
27Yvann
MAÇON
De nationalité française, il est né le 01/10/1998 à Baie-Mahaut, en Guadeloupe
Dans l'équipe pro depuis 2020
32Wesley
FOFANA
De nationalité française, il est né le 17/12/2000 à Marseille
Dans l'équipe pro depuis 2019

Les milieux
06Yann
M'VILA
De nationalité française, il est né le 29/06/1990 à Amiens
Dans l'équipe pro depuis 2018
07Ryad
BOUDEBOUZ
De nationalité algérienne, il est né le 19/02/1990 à Colmar
Dans l'équipe pro depuis 2019
08Mahdi
CAMARA
De nationalité française, il est né le 30/06/1998 à Martigues
Dans l'équipe pro depuis 2019
15Bilal
BENKHEDIM
De nationalité française, il est né le 20/04/2001 à Bagnols-sur-Cèze
Dans l'équipe pro depuis 2019
17Jean-Eudes
AHOLOU
De nationalité ivoirienne, il est né le 20/03/1994 à Yopougon, en Côte d'Ivoire
Dans l'équipe pro depuis 2019
22Kévin
MONNET-PAQUET
De nationalité française, il est né le 19/08/1988 à Bourgoin-Jallieu
Dans l'équipe pro depuis 2019
25Assane
DIOUSSE
De nationalité sénégalaise, il est né le 20/09/1997 à Dakar, au Sénégal
Dans l'équipe pro depuis 2019
28Zaydou
YOUSSOUF
De nationalité française, il est né le 11/07/1999 à Bordeaux
Dans l'équipe pro depuis 2019
29Yohan
CABAYE
De nationalité française, il est né le 14/01/1986 à Tourcoing
Dans l'équipe pro depuis 2019

Les attaquants
09Loïs
DIONY
De nationalité française, il est né le 20/12/1992 à Mont-de-Marsan
Dans l'équipe pro depuis 2017
10Wahbi
KHAZRI
De nationalité tunisienne, il est né le 08/02/1991 à Ajaccio
Dans l'équipe pro depuis 2018
14Franck
HONORAT
De nationalité française, il est né le 11/08/1996 à Toulon
Dans l'équipe pro depuis 2018
18Arnaud
NORDIN
De nationalité française, il est né le 17/06/1998 à Paris
Dans l'équipe pro depuis 2016
20Denis
BOUANGA
De nationalité gabonnaise, il est né le 11/11/1994 à Le Mans
Dans l'équipe pro depuis 2019
21Romain
HAMOUMA
De nationalité française, il est né le 29/03/1987 à Montbéliard
Dans l'équipe pro depuis 2012
31Charles
ABI
De nationalité française, il est né le 12/04/2000 à Clermont-Ferrand
Dans l'équipe pro depuis 2019

Le budget et les partenaires

Le budget

SaisonBudgetClassement
2010-201155 millions d'euros5e
2011-201252 millions d'euros6e
2012-201350 millions d'euros7e
2013-201449 millions d'euros7e
2014-201550 millions d'euros7e
2015-201668 millions d'euros6e
2016-201770 millions d'euros6e
2017-201868 millions d'euros7e
2018-201974 millions d'euros6e
2019-2020100 millions d'euros6e


Les partenaires

Les équipementiers

En 1969, apparaît les premiers équipementiers dans le football.
En plus de cinquante ans, sept équipementiers ont habillé les joueurs stéphanois.


Entre 1969 et 1984

Entre 1984 et 1985

Entre 1985 et 1995




Entre 1995 et 1998

Entre 1998 et 2000

Entre 2000 et 2003




Entre 2003 et 2005

Entre 2005 et 2015

Depuis 2015



Les sponsors

Suite à la crise de mai 68, le Groupement du Football Professionnel (aujourd’hui LFP) autorise la possibilité pour les clubs d’avoir un sponsor unique.
Au fil des ans, l'AS Saint-Étienne a eu de nombreux sponsors principaux. Certains sont éphémères, et d'autres restent sur le maillot vert pendant plusieurs saisons.


Entre 1969 et 1973

Entre 1973 et 1979


Manufrance

(Société de vente par correspondance)
Entre 1979 et 1981


(Hebdomadaire de presse de télévision)



Entre 1981 et 1984


(Produits de jardinage)
Entre 1984 et 1986


(Société de biscuits)
Entre 1986 et 1999


(Magasins de grande distribution)



Entre 1999 et 2000


(Société de développement et d'édition de jeux vidéo, et hypermarchés du groupe Casino)
Entre 2000 et 2001


(Console de jeux vidéo développée par Sega, et hypermarchés du groupe Casino)
Entre 2001 et 2002


(Chaîne de télévision consacrée aux jeux vidéo)



Entre 2002 et 2003


(Radio généraliste, et cabinet de recrutement)
Entre 2003 et 2004


(Société d'agencement)
Entre 2004 et 2009


(Société de photographie et d'image)



Entre 2009 et 2010


(Jus de fruits)
Entre 2010 et 2015


(Site de poker en ligne)
Entre 2015 et 2018


(Mutuelle santé)



Depuis 2018


(Groupe de mutuelles unissant Adréa Mutuelle, Apréva Mutuelle et Eovi MCD Mutuelle)



Au cinéma et en chanson

Au cinéma

1994

Dans le film « Le ballon d'or » réalisé par Cheik Doukouré, le personnage principal, Bandian (Aboubacar Sidiki Soumah), un jeune guinéen passionné de football, se fait recruter par l'ASSE. On notera dans ce film la présence de Salif Keita, ancien joueur emblématique des Verts, en tant que personnage secondaire.


Film « Trois zéros »
2002

Dans le film « Trois zéros » réalisé par Fabien Onteniente et relatant les coulisses du monde du football, un des personnages principaux, Manu (Samuel Le Bihan), porte le maillot Manufrance de 1976.

2008

Dans le film « Affaire de famille » réalisé par Claus Drexel, le personnage de Jean Guignebont (André Dussollier) est un passionné de football et collectionne tout ce qui est en rapport avec la grande époque de l'AS Saint-Étienne.


Film « Radiostars »
Avril 2012

Dans le film « Radiostars » réalisé par Romain Lévy, l'équipe de radio dont le personnage d'Alex (Manu Payet) porte le maillot 2011-2012 de l'ASSE lors d'un déplacement en province.


Film « Les Seigneurs »

Film « Les Seigneurs »
Septembre 2012

Dans le film « Les Seigneurs » réalisé par Olivier Dahan, le personnage de Patrick Orbéra (José Garcia) est une ancienne gloire du football qui se reconvertit entraîneur de l'ASSE. Accumulant les déboires alcooliques, il est licencié du club et sombrera petit à petit.

2014

Dans le film « Qui c'est les plus forts ? » réalisé par Charlotte De Turckheim, deux stéphanoises sans emploi peinent à joindre les deux bouts et doivent se battre pour vivre. Le film se passe à Saint-Étienne dont une scène au stade Geoffroy-Guichard.

Début 2019


Tournage à Geoffroy-Guichard

Tournage à la gare de Châteaucreux
Dans le film « Les Sauvages » réalisé par Rebecca Zlotowski, un ancien professeur à Harvard d'origine maghrébine est blessé par balle le soir de son investiture comme président de la République. Les motivations du tireur sont floues : l'adolescent stéphanois, aussi d'origine maghrébine, est un cousin du gendre du président. La vie du gendre, à qui tout réussissait jusqu'alors, est bouleversée. Il retourne dans sa ville natale, Saint-Étienne, pour chercher des explications auprès de sa famille. La série de six épisodes, une création Canal+, se passe à la région parisienne et à Saint-Étienne, dont un épisode entier au stade Geoffroy-Guichard.
Roschdy Zem joue le rôle d'Idder Chaouch, président de la République fraîchement élu, et Marina Foïs joue le rôle de Marion Ribheiro, responsable de la sécurité du nouveau président. Plusieurs centaines de figurants locaux prennent part dans la série.

« Sur le tournage de cette série, on est à 800 000 euros de dépenses sur le territoire stéphanois » explique Aurélie Malfroy-Camine de la commission du film en Rhône-Alpes.


En chanson

1976

Au milieu des années 1970, l'ASSE est au sommet. Dominateurs en championnat avec neuf titres (plus cinq Coupes de France), les Stéphanois rayonnent aussi en Europe. En 1975, ils parviennent en demi-finale de Coupe d'Europe des Clubs Champions, l'ancêtre de la Ligue des Champions. De grands espoirs reposent donc sur les Verts en 1976, lors de la finale face au Bayern Munich, double tenant du titre et vainqueur de l'ASSE la saison précédente.


Pochette du quarante-cinq tour
Jacques Bulostin, dit Monty, écrit la chanson « Les Supporters - Allez les Verts ! », communément appelée « Allez les Verts ! ». Monty n'est pas originaire de Saint-Étienne, mais de la région Centre.
Elle est en hommage aux exploits de l'ASSE et devient vite l'hymne du club. Parue alors que la vague disco s'apprête à déferler, la chanson porte quelques signes de cette époque. Elle s'ouvre et se termine sur une clameur de supporters, la rendant plus vivante (conditions « live »). Les chœurs, les battements de main, la basse monotone et la guitare « psychédélique », datent la chanson.

Le concept de chanson de supporters est dupliqué, notamment à l'équipe nationale (« Allez les Bleus ! »).
La composition de Monty est reprise quelques mois après sa sortie par le trompettiste Jean-Claude Borelly.
Les enfants de Saint-Étienne et de l'agglomération apprennent très jeunes les paroles, parfois à l'école. Si bien qu'ils sont capables de réciter les couplets sans être forcément intéressés par le jeu, ni même avoir mis les pieds à Geoffroy-Guichard.
La chanson ayant eu un écho national, des interlocuteurs d'autres régions sont tout aussi habiles à entonner spontanément le refrain : « Allez ! Qui c'est les plus forts ? Évidemment, c'est les Verts ! ».
Le 25 septembre 2010, jour du centième derby, les Verts occupent la première place du classement de Ligue 1 et l'Olympique Lyonnais la dix-septième (situation doublement inhabituelle). Le journal L'Équipe titre : « Qui c'est les plus forts ? ». Le lendemain, célébrant la première victoire de Saint-Étienne sur l'OL depuis seize ans, le journal titre : « Évidemment, c'est les Verts ».


Les paroles de la chanson :

Citation :
Allez, allez les Verts !

Dans le vestiaire avant de rentrer
Pour commencer à nous échauffer
Tous en chœur nous chantons
On est les rois du ballon

Quand on arrive sur le terrain
On les entend frapper dans leurs mains
Avec eux nous chantons
Saint-Étienne sera champion

Allez ! Qui c'est les plus forts ?
Évidemment c'est les Verts
On a un bon public et les meilleurs supporters
On va gagner !
Ça c'est juré, allez !

Allez ! Qui c'est les plus forts ?
Évidemment c'est les Verts
Nous on joue au football et on n'a pas de frontières
Main dans la main on va plus loin, plus loin
Allez, allez les Verts !

Les supporters sont venus de loin
Ils sont fidèles nous les aimons bien
Ils font sauter les bouchons
Quand Saint-Étienne est champion

Allez ! Qui c'est les plus forts ?
Évidemment c'est les Verts
On a un bon public et les meilleurs supporters
On va gagner !
Ça c'est juré, allez !

Allez ! Qui c'est les plus forts ?
Évidemment c'est les Verts
Nous on joue au football et on n'a pas de frontières
Main dans la main on va plus loin, plus loin
Allez, allez les Verts !

Allez, allez les Verts !
Allez, allez les Verts !

Allez, allez les Verts !
Allez, allez les Verts !
La chanson par Monty :


1983

Daniel Balavoine enregistre la chanson « Supporter », enjoignant les amateurs de football à ne « pas lâcher Saint-Étienne » dans la tourmente.

2004

Le groupe Mickey 3D enregistre la chanson « Johnny Rep » en l'honneur de l'ancien joueur stéphanois.

2006

Full Faya enregistre la chanson « En vers et contre tous » « à la gloire » de l'ASSE, de la ville de Saint-Étienne et de son histoire. C'est un mélange rap, reggae et chant. Cette chanson est en bonus sur le DVD du film « L'âme verte ».

2017




Calogero devant des posters dans son clip
Calogero met à l'honneur les Verts dans la chanson « Fondamental » avec la phrase : « on a tous, toutes ces choses qui durent et qui tiennent, un vieux poster de Saint-Étienne ». Dans le clip dirigé par Claude Lelouch, il y a deux posters de l'ASSE : Dominique Rocheteau contre le PSV Eindhoven en octobre 1976 et Michel Platini contre Bordeaux en juin 1981.

En septembre 2017, Calogero glisse quelques mots sur Saint-Étienne et les Verts dans le journal Le Progrès : « je me souviens d'une belle statue de Jean-Jaurès qui est l'un de mes personnages historiques préférés. Il y a quelques années, j'ai joué en concert à Saint-Étienne et rencontré une famille d'italiens qui m'a invité à venir manger les pâtes chez eux. Leur appartement ressemblait à celui de mes parents, italiens aussi. C'était super. Saint-Étienne est une ville ouvrière qui me rappelle mes origines, moi fils d'immigrés italiens. Il y a aussi les Verts. C'est plus la génération de mes deux frères mais j'ai en tête la ferveur, cette France qui était accrochée à cette équipe ».


L'association ASSE Cœur-Vert

En s'appuyant sur l'image de marque et les valeurs portées par le peuple vert, l'ASSE crée en 2011 l'association « ASSE Cœur-Vert ». Le but est de promouvoir diverses actions d'intérêt général notamment dans les domaines de la solidarité, du sport, de l'environnement et du développement durable.

L'ASSE mobilise ses joueurs professionnels, toutes ses équipes et l'ensemble de ses outils de communication pour permettre aux associations partenaires d'ASSE Cœur-Vert de réussir leurs actions caritatives. En 2017, ASSE Cœur-Vert a soutenu 110 associations, organisé ou accompagné 85 actions, redistribué 214 509 euros et offert 3 728 places de matchs.

Présidée par Dominique Rocheteau et dirigée par Lionel Potillon, ASSE Cœur-Vert poursuit quatre objectifs :

  • Encourager la solidarité face à la maladie et au handicap ;
  • Développer la citoyenneté ;
  • Préserver l‘environnement ;
  • Promouvoir le sport amateur.



Logo

Premier « Défi Cœur-Vert » en marge de la finale de la Coupe de la Ligue 2013 : 42 participants effectuent un périple à vélo de Geoffroy-Guichard au Stade de France

Deuxième « Défi Cœur-Vert » : 42 participants effectuent le Sainté Trail Urbain (30 kms et 2 500 marches à gravir) et la SaintéLyon (75 kms de nuit)


Le Centre de L'Étrat

Nom

Surnom
Adresse
Ville
Inauguration
Propriétaire
Superficie

Centre administratif, d'entraîne-
ment et de formation de l'ASSE

Centre de L'Étrat
11 rue de Verdun
L'Étrat
Avril 1997
AS Saint-Étienne
15 ha de terrain
5 800 m² de bâtiment


Le Centre administratif, d'entraînement et de formation de l'ASSE réunit toutes les composantes du club : le secteur professionnel, la formation et les services administratifs.
Il est situé à L'Étrat, à six kilomètres au nord de Saint-Étienne, entre la D1498, à la sortie ouest de la ville, et le Furan, la rivière qui alimente Saint-Étienne. Le centre a un panorama sur Saint-Priest-en-Jarez et Villars. Il est limitrophe avec le CHU-Hôpital Nord de Saint-Étienne, de l'autre côté du Furan.

A l'écart du centre-ville, l'exposition médiatique moindre permet le traitement de certains dossiers dans une plus grande discrétion, ou lorsqu'il s'agit d'accueillir des dirigeants de club, des agents de joueurs... Le revers de la médaille est justement un éloignement des supporters, même si la quasi-totalité des entraînements sont ouverts au public.

Depuis plusieurs années, le Centre de L'Étrat ne cesse d'être modernisé à petites doses.



Entrée du centre

Mur d'eau à l'accueil

Terrain d'entraînement


L'historique

Avril 1997

Le Centre de L'Étrat est inauguré. Il est créé dans le but d'être un centre de formation aux différents métiers du sport.

Juin-juillet 1998

Le centre accueille l'équipe d'Argentine pour la Coupe du Monde 1998 jusqu'à son élimination en quart de finale contre le Pays-Bas (2-1).

2005

Le centre est presque exclusivement dédié à la formation des jeunes stéphanois. Il accueille et héberge les équipes de jeunes qui s'y entrainent et y jouent.
Des partenariats sont passés avec certains clubs, dont l'Olympique de Saint-Étienne, et des établissements scolaires, dont le groupe Tézenas du Montcel.

Février 2006

L'ASSE rapatrie son siège administratif, historiquement au stade Geoffroy-Guichard, dans le Centre de L'Étrat.

28 juin 2012

L'ASSE devient propriétaire du Centre de L'Étrat pour 6,2 millions d'euros, jusque-là loué à Saint-Étienne Métropole. Ce rachat permettra au club de moderniser les installations sportives mais également d'améliorer les conditions d'accueil des spectateurs en construisant une tribune ou encore une brasserie pour un investissement de 3,8 millions d'euros.

Avril 2015


Tribune construite
Dans une optique de développement de ses installations, l'ASSE fait construire une tribune pour le terrain Aimé-Jacquet (du nom du sélectionneur de l'équipe de France qui a remporté la Coupe du Monde 1998) où évoluent actuellement la réserve, parfois les équipes de jeunes et bientôt les féminines qui n'ont pas de terrain domicile fixe. Le coût de la construction s'élève à 2,5 millions d'euros.
La tribune pourra accueillir 500 spectateurs. Elle sera équipée de quatre vestiaires, d'un espace média de 230 m², d'une salle de conférence de presse de 100 m², de trois salles d'interview et d'un studio de télévision.

A cette tribune, s'ajoutent 100 000 euros d'éclairage du terrain afin de pouvoir jouer le samedi dès la saison prochaine, comme le prévoit le championnat de CFA.
S'ajoute également un nouveau chemin pour assister aux entraînements. Les supporters n'entrent plus par le portillon situé à côté du portail d'entrée mais par un nouveau chemin situé cent mètres avant, goudronné, passant derrière la tribune.
L'installation d'une brasserie est toujours envisagée.

14 février 2016

La construction étant terminée, la tribune ouvre à l'occasion du match opposant la réserve de l'ASSE à l'ASF Andrézieux-Bouthéon. Le derby se termine sur une victoire des andréziens-bouthéonnais (4-1).


Nom de la tribune


Avant et après les travaux de peinture
Mi 2016

Le Centre de L'Étrat nomme la tribune du stade Aimé-Jacquet « Le Coq Sportif », l'équipementier du club.

Novembre 2016

Des travaux sont entrepris au centre :

  • Les façades des bâtiments sont repeintes. Finie la couleur verte pâle. Le dernier étage arbore une peinture grise foncée, pour un gris clair sur les autres niveaux. Une bande verte foncée sépare les deux couleurs. La tour, quant à elle, est repeinte en vert foncé ;
  • Les chambres ouvertes aux séminaires et celles du centre de formation sont rénovées. Le club tient à exploiter au mieux le centre de formation déterminant dans la progression du club ;
  • Une salle est consacrée à l'histoire du club avec une exposition style Musée des Verts.

29 juin 2017

Le Centre de L'Étrat voit les animations s'enchaîner :


Tifo
  • Les nouveaux maillots pour la saison 2017-2018 sont présentés ;
  • Roland Romeyer coupe un ruban, vert bien sûr, et inaugure officiellement la tribune Le Coq Sportif du terrain Aimé-Jacquet, en présence de Patrick Ouyi, directeur de la communication de l'équipementier, et d'Evence Richard, Préfet de la Loire. Un tifo est déployé dans la tribune où ont pris place les invités du club. Óscar García, Dominique Rocheteau ainsi que tous les joueurs et membres des staffs du groupe professionnel sont présents ;
  • Un tournoi ASSE Cœur-Vert a lieu, organisé au profit de seize associations caritatives.

Roland Romeyer déclare : « nous avons racheté le site de L'Étrat en 2012. Depuis, nous ne cessons de le moderniser. Nous avons déjà réalisé près de quatre millions d'euros d'investissements. Nous avons refait les terrains, les façades, le restaurant et de nombreux espaces intérieurs. Nous avons aménagé une nouvelle salle vidéo pour le groupe professionnel et nous avons construit cette tribune, un outil nécessaire pour accueillir notre public lors des matchs du centre de formation ».

29 juin 2018

L'ASSE dévoile ses nouveaux maillots pour la saison 2018-2019 au Centre de L'Étrat devant près de six cents personnes, en présence de Roland Romeyer, Frédéric Paquet (directeur général), Dominique Rocheteau, Jean-Louis Gasset, de son staff et du groupe professionnel qui ont effectué leur retour à l'entraînement le matin même.

2019

Le Centre de L'Étrat continue sa transformation. A l'occasion d'un entretien accordé à L'Équipe, Roland Romeyer confirme que des travaux considérables ont commencé pour moderniser le centre : « on vient d'attaquer deux ans de travaux. Le club va investir 4,5 millions d'euros dans les terrains et dans toutes les infrastructures du centre de formation. Nous mettons des moyens dans la formation, et cet investissement est en train de payer ».

Juin 2019

Les pelleteuses et autres engins de travaux envahissent les terrains du centre. La pelouse où s'entraîne le groupe professionnel est entièrement refaite avec une pelouse naturelle hybride, comme au stade Geoffroy-Guichard.
D'autres terrains du centre vont également être remis à neuf. La pelouse du stade Aimé-Jacquet, où évolue la réserve, n'est pas concernée par ces réfections.

28 avril 2020

A la suite du décès de Robert Herbin la veille à l'âge de 81 ans, Roland Romeyer annonce que le Centre de L'Étrat va devenir le Centre sportif Robert-Herbin, pour rendre hommage à l'homme qui a marqué l'histoire du club stéphanois.


Les équipements

Le Centre de L'Étrat est équipé d'un outil de travail très performant qui satisfait autant les jeunes que les professionnels.

Pour l'hébergement :

  • Trente-cinq chambres simples ou doubles avec douche, WC et lavabo ;
  • Une laverie équipée.

Pour la restauration :

  • Une cuisine équipée ;
  • Un restaurant collectif pouvant accueillir cent personnes ;
  • Un restaurant club pouvant accueillir cinquante invités.

En installations sportives :

  • Neuf vestiaires avec douches ;
  • Une salle de musculation avec bain, sauna et bureau pour kinésithérapeutes et médecin ;
  • Un terrain synthétique couvert éclairé 75 x 45 mètres ;
  • Un terrain synthétique 105 x 65 mètres ;
  • Un terrain d'honneur gazonné 105 x 68 mètres ;
  • Trois terrains de jeu gazonnés 140 x 70 mètres ;
  • Une plaine de jeu gazonnée 140 x 140 mètres ;
  • Une piste de footing stabilisée de 1,2 kilomètre ;
  • Deux terrains de tennis-ballon.

En installation diverses :

  • Des salles de classe-réunion ;
  • Une salle de conférence ;
  • Une salle de presse : la salle Gérard-Simonian (du nom du journaliste sportif qui a couvert une cinquantaine de rencontres européennes de l'ASSE et plus d'un millier de performances de l'ASSE au cours de ses trente-deux années de carrière au journal Le Progrès) ;
  • Une salle de jeux, lecture et détente ;
  • Une salle de télévision.


Les joueurs formés

Un très grand nombre de joueurs célèbres ont été formés à l'ASSE.

En gardien :

  • Grégory Coupet ;
  • Jérémie Janot ;
  • Alan Mermillod ;
  • Jessy Moulin ;
  • ...
En défense :

  • Gérard Farison ;
  • Pierre Repellini ;
  • Alain Merchadier ;
  • Christian Lopez ;
  • Gérard Janvion ;
  • Willy Sagnol ;
  • Zoumana Camara ;
  • Sylvain Armand ;
  • Loïc Perrin ;
  • ...
Au milieu :

  • Robert Herbin ;
  • Aimé Jacquet ;
  • Georges Bereta ;
  • Jean-Michel Larqué ;
  • Christian Synaeghel ;
  • Jacques Santini ;
  • Dominique Bathenay ;
  • Julien Sablé ;
  • Josuha Guilavogui ;
  • ...
En attaque :

  • Hervé Revelli ;
  • Patrick Revelli ;
  • Christian Sarramagna ;
  • Dominique Rocheteau ;
  • Laurent Roussey ;
  • Laurent Paganelli ;
  • Frédéric Mendy ;
  • Bafétimbi Gomis ;
  • Emmanuel Rivière ;
  • ...


Le centre vu du ciel

Un supporter de l'ASSE a eu la chance en juillet 2016 de pouvoir passer un après-midi au Centre de L'Étrat et en a profité pour filmer les infrastructures avec un drone.

Découvrez le Centre de L'Étrat vu du ciel :



Les supporters

Les supporters stéphanois sont connus pour l'ambiance qu'ils mettent dans tous les stades où ils vont. Ils donnent de la voix, réalisent des tifos et se déplacent en nombre que ce soit aux entraînements ou aux matchs, peu importe la distance.

De nombreuses personnes vantent l'ambiance, dont :

  • Zoumana Camara qui a déclaré : « retourner à Geoffroy-Guichard est toujours un plaisir. C'est un très beau stade, avec une très belle ambiance. C'était un plaisir de jouer ici » ;
  • Zlatan Ibrahimovic qui a déclaré : « il y a une super ambiance à Geoffroy-Guichard comparé aux autres stades. C'est super de jouer avec une telle ambiance dans les stades » ;
  • José Mourinho qui a déclaré après ASSE - Manchester United : « le stade était beau. Le public était fantastique ».

Les supporters stéphanois sont reconnus pour leurs animations. D'après un sondage réalisé par France Football en mars 2016, Geoffroy-Guichard est le stade de Ligue 1 où l'on trouve la meilleure ambiance, avec 31% des 22 356 votes.


Les groupes

Les Associés Supporters

Création : 1970

Encourageant l'ASSE depuis 1933 sous le nom d'« Amicale des Supporters de l'ASSE », elle devient ensuite « Membres Associés de l'AS Saint-Étienne » en 1970, puis devient la « Fédération des Associés Supporters de l'ASSE », qui est le nom actuel complet. Ce groupe de supporters regroupe environ deux-cents sections qui sont des antennes visant à regrouper les supporters de la région ou de la ville où elles se trouvent. Elles organisent des déplacements aussi bien à Geoffroy-Guichard qu'à l'extérieur. Les Associés Supporters sont environ cinq milles à ce jour. Ils n'ont pas de tribune propre et se situent donc dans les quatre tribunes du stade.
Les Associés Supporters participent également à la publication du magazine officiel de l'ASSE « Maillot Vert », présentant les nouvelles de l'équipe ainsi que la vie des différentes sections.


Les Magic Fans

Création : 1991

Slogan : « En vert et contre tous »

Les « MF91 » encouragent les Verts depuis le Kop Nord (tribune Charles Paret). Le groupe naît dans la tête de cinq jeunes étudiants désirant proposer une « meilleure façon de supporter dans le Forez ». Ces jeunes magic fédèrent autour d'eux des jeunes et moins jeunes avec pour but d'imposer le respect aux potentiels rivaux de l'époque et se montrer dignes lors des matchs en ne cessant jamais de chanter, de proposer des animations et de se déplacer partout en France. Les tifos créés par les Magic Fans sont parmi les plus grands et plus beaux de France.
Les Magic Fans sont fortement liés au groupe Ultramarines de Bordeaux ainsi qu'à un groupe d'ultras de Cesena (club italien), de Brescia (club italien) et de Torcida Split (club croate). Certaines personnes du noyau sont en contact avec le groupe Commando Cannstatt 97 du VfB Stuttgart. Ces groupes sont déjà venus assister à des matchs de Saint-Étienne dans le Kop Nord. Certains ont même assisté aux vingt ans du groupe qui ont été fêtés le 29 mai 2011 à l'occasion d'un match contre le Paris Saint-Germain. Ce sont des groupes dont ils sont très proches et avec qui ils ont déjà échangé du matériel.


Les Green Angels

Création : 1992

Slogan : « Partout toujours »

Les « GA92 » étaient installés dans le Kop Nord, avant de rejoindre le Kop Sud (tribune Jean Snella) en 1997. Le noyau du groupe est fortement lié aux ultras de l'Aris Salonique (club grecque). Ce groupe a un attachement très fort à la culture stéphanoise, au parler « gaga » (langue local) et fait preuve de nombreuses initiatives en dehors du stade : réalisation d'une émission de radio « Enfer Vert Magazine », tous les lundis soirs, et publication d'une note d'information sur le groupe tirée à plus de deux milles exemplaires. Le groupe compte aujourd'hui environ 2 500 supporters. Il dispose de sections, en Ardèche, à Clermont-Ferrand, dans le pays de Gex, en Lozère et en région parisienne.
Le groupe s'est auto-dissout en 2013 mais il continue à animer leur tribune.


Les Indépendantistes Stéphanois 98

Création : 1998

Le groupe des « IS98 » est né d'une quarantaine de fans « fou de passion et d'espoir ». Les fondateurs se sont donnés deux objectifs principaux : « former un groupe ouvert à tous les amoureux inconditionnels du maillot vert, quel que soit leur âge ou leur mentalité, et les réunir pour porter le flambeau de la ferveur stéphanoise aux quatre coins de l'hexagone ».


L'Union des Supporters Stéphanois

Création : 2004

Slogan : « Aimer, Servir, Soutenir, Ensemble »

L'« USS » est née de trois présidents de sections des Associés Supporters. C'est une association loi 1901 depuis le 25 mai 2005.
Cette union s'engage à respecter l'éthique et les valeurs du club et à conserver un fonctionnement honnête, transparent et démocratique. Les groupes de l'USS sont dispersés dans la France entière (une trentaine actuellement et plusieurs autres en cours de création), et ont une autonomie juridique, administrative et financière. Cependant, l'USS aide à la création de ses groupes. De nombreux groupes de l'USS organisent les déplacements jusqu'à Geoffroy-Guichard et pour les matchs à l'extérieur.


Les chants

Allez allez allez allez oh

Citation :
Allez allez allez allez allez oh
Allez oh allez oh oh oh
...

Allez allez Saint-Étienne

Citation :
Allez allez Saint-Étienne
Ce soir on va gagner
Allez allez Saint-Étienne
On va tout faire péter
Ohohohohoh
...

Allez les Verts allez

Citation :
Allez les Verts allez
Allez les Verts allez
...

Allez Sainté allez

Citation :
Lalalalalalala
Lalalalalalala
Lalalalalalala
Lalalalalalala
Allez Sainté allez
Allez Sainté allez
Allez Sainté allez Sainté allez Sainté allez
...

Cavese

Citation :
Lalalalalala
Lalalalalala
Lalalalalalala
Lalalalalalala
Oh ohohoh
Oh ohohoh
Oh ohohoh
Oh ohohoh
...

Chalalalalalala oh Saint-Étienne

Citation :
Chalalalalalala oh Saint-Étienne
Chalalalalalala oh Saint-Étienne
(en chuchotant)
Chalalalalalala oh Saint-Étienne
Chalalalalalala oh Saint-Étienne
...
(en criant)

Dans tous les stades résonneront nos chants

Citation :
Dans tous les stades résonneront nos chants
Toutes les tribunes seront en vert et blanc
Rien ne pourra être plus fort que notre foi
Nous n'avons peur de rien car nous sommes les Stéphanois
Stéphanois (clap, clap, clap)
Stéphanois
...

Ecoutez tous les enfants du Forez

Citation :
Écoutez tous les enfants du forez
Qui sont venus chanter Sainté allez
Qui ont voyagé toute la journée
Pour déclarer leur amour de Sainté
Lalalalalala... (sur l'air du chant)
Ohohohoh... (sur l'air du chant)
...

Et s'il ne reste plus que toi

Citation :
Et s'il ne reste
Plus que toi
Et que tu aies
Encore la foi
N'oublie jamais de chanter
Pour tes couleurs
Pour ta fierté
Saint-Étienne allez allez allez
Allez allez allez allez allez allez
Saint-Étienne
...

Héoho lalalala

Citation :
Héoho lalalala
Héoho lalalala
...
(en tapant dans les mains)

J'en ai jamais assez

Citation :
Quand je vois jouer les Verts, j'en perds la raison
J'en ai jamais assez, j'en ai jamais assez
Sur toutes les routes de France et par toutes les saisons
J'en ai jamais assez, j'en ai jamais assez
Où que vous soyez, quoi que vous fassiez
Sachez que je n'en aurais jamais assez
Lalalalalala...
Ohohohoh...
...

L'étendard vert et blanc est levé

Citation :
L'étendard vert et blanc est levé
Allez allez allez les Verts
Allez allez allez les Verts
Allez allez allez les Verts
Allez allez allez les Verts
Allez allez les Verts
Allez allez les Verts
Allez allez allez les Verts
Allez allez les Verts
...

Lalala hé hé hé Saint-Étienne

Citation :
Lalalala lalalala héhéhé Saint-Étienne
Lalalala lalalala héhéhé Saint-Étienne
Ohohohoh ohohohoh ohohoh ohohoh
Ohohohoh ohohohoh ohohoh ohohoh
...

Lalala Stéphanois

Citation :
Lalala Stéphanois
Lalalala Stéphanois
Lalalala Stéphanois
Lalalala Stéphanois
Ohohohoh Stéphanois
Lalalala Stéphanois
Lalalala Stéphanois
Lalalala Stéphanois
Ohohohoh...
...

Lalalaohohoho

Citation :
Lalalalalala...
Ohohohoh...
...

Le chant des Stéphanois

Citation :
Dans tous les stades on chantera
Le chant des Stéphanois
Unis sous les mêmes couleurs
Nous on chante tous en cœur
Ohohohoh...
...
(en tapant dans les mains)

Les Verts

Citation :
Les Verts (clap clap, clap clap, clap clap, clap)
Les Verts (clap clap, clap clap, clap clap, clap)
...

Les Supporters - Allez les Verts !

>> Les Supporters - Allez les Verts ! <<
www.forumpeuplevert.com/t3-club#monty

Magic depuis 91

Citation :
Magic depuis 91
Ultras toujours nous sommes restés
Et pour montrer notre fierté
Partout nous sommes allés
Allez allez allez les Verts
Allez allez allez les Verts
Allez allez allez les Verts
Allez allez allez les Verts
...

Mettez-le vous bien dans la tête

Citation :
Mettez-le vous bien dans la tête
Mettez-le vous bien dans la tête
Mettez-le vous bien dans la tête
Personne n'est comme nous
Personne n'est comme nous
Personne n'est comme nous
...

Notre équipe est magique

Citation :
Notre équipe est magique
L'ambiance est fantastique
Du kop s'élèvera
La chanson des ultras
Lalalala...
...

Nous nous sommes les Stéphanois

Citation :
Nous nous sommes les Stéphanois
Oh Lyonnais bande de ***
Pour voir notre équipe gagner
On va tous vous *** (ou : tous ensemble on va chanter)
Oopopopopopo les Verts
...

Nous serons champions d'Europe

Citation :
Nous serons champions d'Europe
Car nous sommes les premiers
Nous serons champions d'Europe
Car nous sommes les Stéphanois
Lalalalalala...
...

Ohé ohé ohé oha

Citation :
Ohé ohé ohé ohé ohé ohé oha
Allez allez allez allez allez les Stéphanois
...

Ohohoh

Citation :
Ohohohohoho
Ohohohohoho
...
(en tapant lentement dans les mains)

Ohohohohoh

Citation :
Ohohoho
Ohohohohoh
Ohohoh
...
(en tapant dans les mains)

Ohoh Saint-Étienne allez les Verts

Citation :
Ohoh Saint-Étienne allez
Les Verts allez
Les Verts allez
Allez les Verts allez
Ohoh
...

Quand les Magics se mettent à chanter

Citation :
Quand les Magics se mettent à chanter
C'est tout le stade qui va s'enflammer
Allez allez allez allez allez...
...

Ring of fire

Citation :
Popolo polo popo po
Popolo polo popo po
Popolo polo popo po
Popolo polo popo po
Saint-Étienne allez Saint-Étienne
Saint-Étienne allez Sainté
Saint-Étienne allez Saint-Étienne
Saint-Étienne allez Sainté
...

Saint-Étienne Coupe d'Europe

Citation :
Saint-Étienne Coupe d'Europe
Saint-Étienne Coupe d'Europe
...

Saint-Étienne encore et toujours

Citation :
Saint-Étienne encore et toujours
Saint-Étienne rien que par amour
Notre histoire est un long parcours
Fait de bons et de mauvais jours
Les 10 titres des années passées
La caisse noire et les faux papiers
L'ASSE serra à jamais
La légende du football Français
Saint-Étienne encore et toujours
Tes ultras chantent par amour
Et jamais on nous arrêtera
Car nous sommes les Stéphanois
...

Stéphanois Stéphanois ohé hé

Citation :
Stéphanois stéphanois ohé hé
Stéphanois stéphanois ohé hé
...

Torse nu

Citation :
Torse nu sur les grilles de Geoffroy
Nous chantons car nous sommes les Stéphanois
Avec le cœur avec la voix
Pour Sainté on sera toujours là
Lalalalalala...
Pour Sainté on sera toujours là
...

Toute la tribune

Citation :
Toute la tribune va chanter
Geoffroy-Guichard va s'embraser
Allez les Verts allez allez
Allez Sainté
Allez Sainté
Lalalalalala...
Lalalalalala...
Lalalalalala...
Allez Sainté
Allez Sainté
...
(en tapant dans les mains)

Un seul amour éternel

Citation :
Un seul amour éternel
Un seul amour éternel
Un seul amour éternel
Nous sommes de Saint-Étienne
Nous sommes de Saint-Étienne
Nous sommes de Saint-Étienne
...


Les personnalités

Un très grand nombre de personnalités supportent l'ASSE. En voici quelques noms.


Mickey 3D




Bernard Lavilliers

Antoine Clamaran




Luc Alphand

Kad Merad




Yannick Noah

Driss Maazouzi




Louis Laforge
Dans l'art :

  • Pedro Diaz, artiste sculpteur.

Dans la littérature :

  • Benjamin Danet, auteur ;
  • Bernard Pivot, journaliste, critique littéraire et animateur ;
  • Jorge Semprun, écrivain et scénariste.

Dans la musique :

  • Wazoo, groupe de rock ;
  • Mickey 3D, groupe de rock ;
  • Antoine Clamaran, DJ international ;
  • Noir Désir, groupe de rock ;
  • Bernard Lavilliers, chanteur ;
  • Youssou N'Dour, auteur-compositeur, interprète et musicien ;
  • Norma Ray, chanteuse.

Dans la radio :

  • Difool, animateur radio ;
  • Jacques Vendroux, journaliste radio.

Dans la restauration :

  • Pierre Gagnaire, grand chef cuisinier ;
  • Olivier Poussier, sommelier.

Dans la scène, le théâtre et la fiction :

  • Bruno Gaccio, auteur humoriste satirique et metteur en scène ;
  • Didier Gustin, imitateur et acteur ;
  • Kad Merad, acteur, humoriste, réalisateur et scénariste ;
  • Muriel Robin, humoriste et actrice ;
  • Bruno Solo, acteur et animateur.

Dans le sport :

  • Luc Alphand, skieur et pilote automobile ;
  • Philippe Bozon, joueur de hockey sur glace ;
  • Thomas Castaignède, rugbyman ;
  • Jean-Luc Crétier, skieur alpin ;
  • Cédric Desbrosse, rugbyman ;
  • Bruno Girard, boxeur ;
  • Stéphane Glas, rugbyman ;
  • Driss Maazouzi, athlète ;
  • Vincent Moscato, rugbyman, animateur radio et comédien ;
  • Yannick Noah, tennisman et chanteur ;
  • Franck Piccard, skieur alpin ;
  • Alain Prost, pilote automobile.

Dans la télévision :

  • Denis Balbir, journaliste sportif ;
  • David Berger, journaliste sportif ;
  • Kader Boudaoud, journaliste sportif ;
  • Michel Drucker, animateur ;
  • Philippe Genin, journaliste sportif ;
  • Christophe Josse, journaliste sportif ;
  • Louis Laforge, animateur ;
  • Olivier Rey, journaliste sportif ;
  • Henri Sannier, journaliste ;
  • Philippe Vandel, journaliste et chroniqueur.


Pour finir...

Les liens

Matchs (de 1933 à saison précédente)
Revivre tous les matchs de l'ASSE depuis sa création

Spécial Coupe de la Ligue
A l'occasion de la finale de la Coupe de la Ligue 2013

[12/05/16] Dispositif grand match (Bayern Munich - ASSE)
A l'occasion des quarante ans de la finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions

[2016 - 2017] Dispositif Coupe de France
A l'occasion des cent ans de la Coupe de France

[09/05/17] Dispositif retour sur l'ère Galtier
A l'occasion du départ de Christophe Galtier

[20/04/18] Dispositif Coupe de la Ligue 2012-2013
A l'occasion des cinq ans de la Coupe de la Ligue remportée par l'ASSE

[06/02/20] Dispositif Roger Rocher
A l'occasion du centenaire de la naissance de Roger Rocher

Stade Geoffroy-Guichard

Ville

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